Gérald Dahan, le 3 septembre 2009, à Paris © Abacapress.com
- Dahan piège Dupont-Aignan : l'extrait - 02 min 38 s
Entre Rire et Chanson et Gérald Dahan, la rupture est consommée. "Rire et Chansons a décidé de mettre fin, à effet immédiat, à sa collaboration avec la société de production de Gérald Dahan et lui a notifié cette résiliation le 21 février au soir", a précisé la radio. En conséquence, l'humoriste n'a pu rentrer dans les locaux de la radio. "Cette collaboration ayant pris fin, M. Dahan n'avait pas de raison d'accéder ce matin aux locaux de la radio, raison pour laquelle l'accès lui en a simplement été refusé", a justifié Rire et Canson. Une sanction que l'imitateur n'a pas digéré : "D'être viré, cela ne fait jamais plaisir, mais être interdit d'accès par un vigile; ne même pas pouvoir récupérer ses affaires ni même rencontrer la DRH ou la direction, c'est tout simplement scandaleux", s'offusquait-il ce matin. L'imitateur, qui avait rendu public mardi un enregistrement piégeant Nicolas Dupont-Aignan que la radio Rire et Chansons avait refusé de diffuser, a tout simplement trouvé porte close au siège de la station.
Dans l'enregistrement qui lui a valu cette sanction, Gérald Dahan se faisait passer pour Eric Cantona et demandait à Nicolas Dupont-Aignan de soutenir ses idées. "Je n'ai absolument pas confiance en Sarkozy qui est une catastrophe ambulante. C'est dramatique, dramatique, dramatique... Je ne serai jamais un rabatteur de Sarkozy. Je préfère mourir que ça", déclarait notamment dans cet enregistrement Nicolas Dupont-Aignan. "Si Sarkozy est réélu, ça finira dans le sang après, ça finira dans la rue. Tu vois le pays supporter encore Sarkozy cinq ans ?", ajoutait-il, passant en revue les autres prétendants à la présidentielle : "François Hollande, c'est un mec bien au fond. Le pansement Hollande est bien mieux que le pansement Sarkozy".
"On m'a dit que j'avais carte blanche..."
"Ce contenu n'était pas conforme aux attentes de la station. Après écoute, il nous est apparu que ce canular, outre qu'il n'était pas drôle, ne respectait pas la ligne éditoriale de la station, et ce quels que soient les personnages politiques visés", avait indique mardi la direction de la radio dans un communiqué.
"On m'a dit que j'avais carte blanche et je me rends compte que ce n'est pas le cas. On m'a censuré ce canular et le directeur des programmes m'a annoncé qu'il ne serait pas diffusé sous prétexte que je mettais en péril la République", avait répliqué l'imitateur.















Belle conception de la liberté d'expression, bravo...
Bien fait pour lui !
Oui, un talent d'imitateur. Sur ce coup là il a imité la jugeote de Cantona. Bravo ! c'est réussi.
La censure existe encore!!!!! sont tombés bien bas chez rire et chanson ....
En quoi est-ce dangereux pour la république de connaitre la vérité sur ceux qui aspirent à la diriger ? Pour une fois que nous n'avons pas droit à la langue de bois, au cirage de pompes, aux poignées de main tout sourire alors que ceux qui se saluent ainsi se détestent et voudraient voir l'autre sous 2 mètres de terre ! Si pour être considéré, il faut être hypocrite, continuons à avancer dans ce sens, tout ira pour le mieux !