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Dette et emploi au menu du seul débat télévisé du premier tour


le 17 avril 2012 à 07h05 , mis à jour le 17 avril 2012 à 07h11.
Temps de lecture
4min
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Dossier Election présidentielleSi la campagne présidentielle s'avère riche en tensions et en éclats de voix, le seul débat télévisé organisé avant le vote de dimanche prochain a été, lundi soir, plutôt technique et policé.

Sans éclats de voix majeurs - tout au plus avec quelques escarmouches - cinq "petits" candidats à l'Elysée et les représentants des cinq autres ont débattu lundi soir sur France 2 de la dette, de l'emploi, de l'immigration et du nucléaire, lors du seul débat d'avant le premier tour réunissant toutes les forces en présence. Sans surprise, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a défendu les mesures du quinquennat en matière de désendettement, à commencer par la réforme des retraites et la baisse des dépenses de fonctionnement de l'Etat. Jean-Marc Ayrault, qui représentait François Hollande, a détaillé les "engagements" de son candidat : "maîtrise de la dépense publique" avec une augmentation inférieure à l'inflation, sauf pour les "dépenses prioritaires comme l'éducation, santé, police-justice-gendarmerie, pôle emploi".

Au fil de ce débat, les téléspectateurs-électeurs ont pu apprécier les contrastes saisissants entre les idées des candidats - Nicolas Dupont-Aignan et le protectionnisme, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou défendant l'interdiction des licenciements et la régularisation des sans-papiers, les réflexions tortueuses de Jacques Cheminade sur "la colonisation intérieure et extérieure", et Eva Joly plaidant pour la sortie du nucléaire. Tous bénéficiaient exactement du même temps de parole, sous l'oeil d'un journaliste-arbitre, et ont préféré en général développer leurs idées que répliquer aux adversaires.

"Nous n'avons pas fini de comprendre Fukushima"

Quelques légères attaques ont émaillé la soirée, comme lors d'un bref échange sur l'emploi entre Nathalie Kosciusko-Morizet et Philippe Poutou, qui s'en est pris au "candidat du peuple" Nicolas Sarkozy. Le débat sur l'immigration a donné lieu à une réplique frontale de Nathalie Arthaud au représentant de Marine Le Pen, Florian Philippot, sur l'immigration. Pour elle, le FN développe un "tissu de mensonges, de stupidité et d'insultes" sur ce sujet. Eva Joly, d'origine norvégienne, a aussi invoqué l'ouverture du procès à Oslo d'Anders Behring Breivik, tueur présumé de 77 personnes en juillet dernier, qui a selon elle "fait partie d'un parti comme le Front national pendant dix ans". Florian Philippot l'a accusée de faire de la récupération et de ne pas "aimer beaucoup" la France.

L'eurodéputée Marielle de Sarnez, le bras droit de François Bayrou, et François Delapierre, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont déroulé leurs arguments avec sérieux, sans entrer dans la mêlée à six jours du premier tour. Même une pique du représentant du Front de gauche à celui du Front national n'a pas mis le feu aux poudres.

"Je suis allée à Fukushima, contrairement à Nicolas Sarkozy (...) nous n'avons pas fini de comprendre Fukushima", a lancé la candidate écologiste Eva Joly sur le dernier dossier de la soirée, le nucléaire, en défendant une sortie en 20 ans, "un devoir absolu pour moi". L'ex-ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a pointé les différences entre PS et EELV sur ce sujet ("il y a un accord sur le désaccord", selon elle), défendu "un atout" permettant "des économies", et mis en avant le bilan du Grenelle de l'Environnement sur les "énergies renouvelables". Pour Marielle de Sarnez, le nucléaire est une "énergie de transition" qui devra pouvoir être remplacée à terme par des énergies propres. Elle a aussi suggéré de "renforcer l'indépendance de l'Autorité de sûreté nucléaire" en y adjoignant des experts européens. En conclusion de l'émission, Philippe Poutou a lancé un appel à Nathalie Arthaud et au représentant du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour bâtir une "riposte unitaire" après l'élection, quel qu'en soit le vainqueur.

Commenter cet article

  • jon260 : Quel débat!!On avait l'impression que les petits candidats,même si leur programme semble illusoire,s'en sont mieux sortis que les représentants des autres!!Aucun n'a répondu clairement à la première question sur les manières de s'attaquer à la dette,on est passé par la sortie de l'euro "concertée" alors qu'il n'y a qu'eux qui le veulent,l'économie de quelques millions pour une autre,une annulation de la dette pour un autre,un espoir de croissance pour un autre comme seule réponse,... Bref,à la place d'un vote blanc,on demande aux Français de voter à partir d'une feuille blanche!!!

    Le 17/04/2012 à 14h30
  • gillou955 : C'était : "sus au Sarkozy" et quel démagogie c'était demain travailler moins pour gagner plus. Seule inconnue, les finances...

    Le 17/04/2012 à 13h18
  • papous42 : Parce que c'est peut être bonnet blanc et blanc bonnet,

    Le 17/04/2012 à 12h32
  • piteurre : Grâce à quoi nous irons dans le mur. Il n'y a que ceux qui sont bien abrités dans des statuts archi verrouillés qui s'en sortiront. Globalement le médiatique l'ayant emporté sur le politique, il ne faut pas attendre de prises de positions écairantes. Quant à aborder le fond des sujets,il faudrait être suicidaire, et ces Messieurs n'attendent qu'un blanc-seing pour empocher les postes et la mise.

    Le 17/04/2012 à 11h53
  • guilmor : Décevant ce débat à part l'anti-sarkozysme aucune vision ni programme pour redresser la France que du populisme irréalisable.

    Le 17/04/2012 à 11h37
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