Ce n'était une surprise pour personne. Juste une confirmation. Les responsables d'Europe-Ecologie Les Verts ont voté leur souhait d'entrer dans le futur gouvernement si des postes leur sont proposés par François Hollande. Une décision prise à une très large majorité lors du Conseil fédéral du parti, qui s'est tenu mardi à Créteil, dans le Val-de-Marne, à huis clos. Le principe d'une participation au gouvernement socialiste a été adopté à 83% des voix, 78 pour, 15 contre et 14 abstentions.
Les écologistes pourraient prétendre à deux ou trois postes de ministres ou de secrétaires d'Etat. Parmi les ministrables potentiels, figurent des cadres ou des élus EELV comme Jean-Vincent Placé, Yannick Jadot ou Eva Joly. Des nominations qui pourraient être la suite logique de l'accord conclu avec le PS pour les législatives sur 63 circonscriptions, avec l'espoir de faire élire de 18 à 24 députés, contre 4 sortants. Le parti pourrait ainsi obtenir pour la première fois un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale.
Mais Cécile Duflot a tenu à rappeler qu'il n'y avait encore "aucune certitude" sur la présence de ministres écologistes dans le futur gouvernement. "C'est une discussion qui n'est pas close", a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil fédéral. Pas de certitude mais "une disponibilité des écologistes".
A-t-elle été contactée par le président élu ou son équipe? "Par principe, je ne fais pas de langue de bois, je dis la vérité, alors je ne vais pas vous le dire", a-t-elle lancé en guise de réponse. Celle qui a annoncé la veille qu'elle quitterait son poste à l'issue de la campagne des législatives, qu'elle mènera à Paris (Lire : Duflot ne sera plus patronne d'EELV après les législatives ), a botté en touche toutes les questions concernant son cas personnel. Et simplement remarqué que "comme tous les candidats, on est très mobilisés pour ces élections".













