Nicolas Sarkozy et François Hollande © Montage TF1 NewsLes bisbilles sur les débats d'entre-deux-tours ont rebondi dimanche soir. A la tribune de la Mutualité après l'annonce des résultats provisoires, Nicolas Sarkozy a proposé à François Hollande non plus deux, mais trois débats. Des échanges "portant sur les questions économiques et sociales, sur les questions de société et sur les questions internationales", a appelé de ses voeux le chef de l'Etat sortant. Selon lui, "ces deux semaines qui viennent doivent permettre à chacun d'entre vous de faire un choix dans la clarté". "Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive, sans faux-fuyant", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Les Français ont le droit à la vérité et à la clarté", a jugé le chef de l'Etat sortant.
Mais François Hollande, comme par le passé, a immédiatement rejeté cette proposition, estimant qu'il convenait de s'en tenir à un seul débat, "qui durera le temps qu'il faudra". "Ce n'est pas parce qu'il a un mauvais résultat qu'on va changer l'organisation. Il fait partie des mauvais élèves qui disent ‘on doit changer l'organisation de l'épreuve'", a dit le candidat PS. "Il y aura un débat, qui durera le temps qu'il faudra", a ajouté François Hollande.
Alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Paris à l'aéroport de Brive, le candidat socialiste a de nouveau fait un commentaire sur la proposition de son rival UMP. "Et pourquoi pas 4, 5, 6 ou 7?", a-t-il répondu quand des journalistes lui ont demandé d'expliciter son refus. "C'est une tradition. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait en 2007? Comme il est en mauvaise posture, il veut changer la règle. Quand on est mauvais élève et qu'on a une mauvaise note, on ne demande pas à changer de professeur", a-t-il déclaré. Même avis du côté d'une des porte-paroles du candidat PS, Najat Vallaud-Belkacem : elle a fait valoir que la "tradition républicaine" n'en prévoyait qu'une seule.














