Daniel Cohn-Bendit dans le 14e arrdt de Paris, peu avant les Européennes du 7 juin © LCI.fr "Je crois que François Hollande a gagné", a déclaré le député européen sur
Canal +."On sent dans l'évolution de cette campagne, où l'on ne dit pas grand
chose, qu'il y a une volonté d'en finir avec le mandat de Nicolas Sarkozy, qu'une majorité de citoyens et de citoyennes ne veut plus de Nicolas Sarkozy. C'est la leçon de la campagne", a estimé l'écolo.
"Tout le monde va se retrouver le lendemain de la victoire (de François Hollande) non pas avec la gueule de bois, mais avec la réalité. Et cette réalité, elle rendra très difficile la gestion économico-politique des prochaines années", a-t-il souligné."François Hollande est prudent mais il va y avoir des choix à faire pour arriver à une transition énergétique, pour arriver à une transformation écologiste et en même temps assainir les budgets sociaux, assainir le budget", a ajouté le député européen.
"Rien n'est gagné"
"La France va se réveiller et elle aura un choix national, qui ne fonctionnera pas, ou un choix de s'ouvrir à l'Europe, de renforcer l'Europe et d'essayer de trouver des solutions avec et par l'Europe. C'est vrai que l'on n'en a pas tellement parlé pendant cette campagne", a-t-il conclu. Les réactions ont fusé sur le réseau social Twitter notamment. "Cohn-Bendit : #FH a gagné. Que les 12 millions de Français qui n'ont pas fait leur choix se le tiennent pour dit ! Leur avis ne compte pas", a tweeté Salima Saa, Secrétaire Nationale de l'UMP au développement urbain. "Je suis d'accord avec vous. Rien n'est gagné et on n'est pas à l'abri de surprise dès le 1er tour. D'un côté, comme d'un autre!", lui a répondu plusieurs un utilisateur, et plusieurs tweets semblaient aller dans son sens.
Alors que Daniel Cohn-Bendit avait dit vouloir voter utile il y a quelques mois, c'est-à-dire pour François Hollande, dès le premier tour, il est revenu depuis sur cette position. "Même si la campagne d'Europe Ecologie n'a pas été transcendante, c'est le cas de le dire, j'irai voter Eva Joly", a-t-il martelé vendredi au Parisien.














