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François who ?

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le 06 mai 2012 à 19h12 , mis à jour le 06 mai 2012 à 21h09.
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François Hollande et Ed Miliband à Londres, mercredi 29 février 2012.

François Hollande et Ed Miliband à Londres, mercredi 29 février 2012. / Crédits : AFP/L.PITARAKIS

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Dossier Election présidentielleUn des principaux objectifs du nouveau président de la République sera d'acquérir une stature internationale en adéquation avec sa fonction de dirigeant de la cinquième puissance mondiale. Un défi déjà engagé par l'équipe socialiste qui n'effraie pas celui qui deviendra chef de l'Etat le 16 mai.

L'élection remportée, il s'agit désormais pour François Hollande de s'emparer de la fonction présidentielle. Jamais dans l'histoire de la Vème République un candidat n'a été élu sans avoir occupé un poste de ministre. Ses adversaires lui en ont fait le reproche durant la campagne : comment parviendra-t-il à s'imposer lors des sommets internationaux, lui, l'inconnu de Tulle ?


A cette interrogation, le socialiste a déjà trouvé la parade : avant qu'ils ne deviennent président ou Premier ministre, qui connaissait Bill Clinton, sénateur du rural Arkansas, Barack Obama ou Tony Blair ?  Responsable de l'organisation de la campagne de François Hollande, Stéphane Le Foll critique ce besoin de verser ses litres de sueur pour mériter la fonction suprême : "Il n'y a qu'en France où on est dans des schémas complètement obsolètes. Où on dit qu'il faut être ministre, puis Premier ministre avant d'être élu président."


Le sixième président de la Vème République met en avant sa fonction de Premier secrétaire du Parti Socialiste de 1997 à 2008 qui lui a permis "d'être au contact des principaux chefs d'Etat ou de gouvernement, ou leaders politiques". Dans une interview donnée au quotidien algérien Le Matin, François Hollande rappelait avoir "voyagé partout dans le monde. Je suis sans doute celui qui connaît le mieux l'Europe, l'Afrique par les relations que le PS avait avec beaucoup de partis ou de pays." Suffisant pour taper du poing sur la table du G20 ?


"François Hollande est un mystère"


Se sachant attendu au tournant de la stature internationale, François Hollande a enchaîné les déplacements à l'étranger dès le lendemain de sa victoire aux primaires socialistes, se rendant notamment en Espagne, en Italie, en Pologne et en Allemagne. Des voyages aux résultats parfois décevants, Angela Merkel refusant de le recevoir à Berlin, après qu'elle se soit prononcée en faveur d'une réélection de Nicolas Sarkozy. A Varsovie, il n'avait pu rencontrer que le président de la République dans un pays où ce dernier occupe une fonction représentative. Le Premier ministre, appartenant au centre-droit, n'avait pas accédé à sa requête de rencontre.


Mais vérité de l'automne n'est pas celle du printemps. A la suite des résultats du premier tour, de nombreuses chancelleries européennes, à commencer par celle d'outre-Rhin, ont contacté des interlocuteurs proches de François Hollande pour nouer des contacts. En parallèle durant la campagne, Laurent Fabius, a effectué de nombreux déplacements à l'étranger, essentiellement au Moyen-Orient.
Le chemin de la reconnaissance reste néanmoins encore long pour le nouveau président de la République. Journaliste à l'hebdomadaire anglais The Economist, Sophie Pedder expliquait dans l'émission télévisée C dans l'air sur France 5 que "François Hollande est un mystère. Les impôts à 75% sont la seule politique connue en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis." Le nouveau locataire de l'Elysée à cinq ans devant lui pour se faire (re)connaître au-delà de l'Hexagone.

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