Festival de Cannes
le 25 avril 2012 à 07h49
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, mis à jour le 25 avril 2012 à 07h52

Hollande : "Je ne dois rien céder à l'extrême droite"

Dans une interview au Midi Libre, François Hollande évoque les électeurs "qui ont exprimé une colère sociale". Il dit vouloir les convaincre, "quel que soit leur vote de premier tour, de se retrouver dans un projet qui les élève".

François Hollande sur le plateau de France 2 le 12 avril 2012
François Hollande sur le plateau de France 2 le 12 avril 2012 / Crédits : AFP
François Hollande sur le plateau de France 2 le 12 avril 2012François Hollande sur le plateau de France 2 le 12 avril 2012 © AFP

Faire la distinction entre le Front National et les électeurs qui ont voté pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle : tel est l'exercice délicat auquel se livre François Hollande ce mercredi dans les colonnes du Midi Libre, au lendemain d'une interview sur TF1 au cours de laquelle il a déjà assuré qu'il ne changerait pas les orientations de son programme pour séduire l'électorat d'extrême droite, au coeur de son duel avec Nicolas Sarkozy. Pour lui, le score du FN reflète avant tout une profonde inquiétude sociale. Cette inquiétude, assure le candidat socialiste, "je veux y répondre. Non pas en flattant ou en faisant de la surenchère, je laisse ça à Nicolas Sarkozy, mais en convainquant les Français, tous les Français, quel que soit leur vote de premier tour, de se retrouver dans un projet qui les élève".
 
Et citant l'exemple de l'Aude, François Hollande dit y avoir vu quelques-uns de ces "Français en très grande inquiétude, en très grande révolte. Ils ont pu voter différemment d'ailleurs, tantôt pour moi, tantôt pour Jean-Luc Mélenchon et aussi pour l'extrême droite sans vouloir pour autant faire un vote d'extrême droite, mais pour envoyer un message", poursuit-il. "Donc, je ne dois rien céder à l'extrême droite." Le candidat PS précise sur ce point qu'il "ne parle pas du parti", le Front national, "qui se situe où il veut et qui ne répond pas à ce qu'(il) considère être de l'intérêt de la France". "En revanche, une partie de ses électeurs doit être appelée à se rassembler derrière un projet susceptible de leur redonner confiance".
 
Le vote FN, signe de "l'échec" du président sortant
 
Interrogé sur les propos du porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui a estimé qu'une "grande partie" des électeurs du FN était "xénophobe", François Hollande dit ne pas partager cette analyse: "Depuis des années que l'extrême droite existe, elle a structuré un électorat qui fait de l'étranger, de l'islam essentiellement, l'objet de son ressentiment. Mais c'est une partie seulement. Pas une grande partie". Parle-t-il à celle-là aussi ? "Cette partie-là, j'entends ce qu'elle me dit. Je pense qu'elle fait fausse route mais je ne veux pas l'écarter de la République. Ils sont là, ces électeurs. Ils doivent être recherchés pour les amener à un autre choix, à une autre attitude", répond-il, en ajoutant toutefois : "Mais je parle, moi, à ceux qui ont exprimé une colère sociale, qui l'ont exprimée de multiples façons, pas seulement avec le vote Le Pen".
 
Pour lui, les "causes" de la montée du vote en faveur du FN (dans le Gard, Marine Le Pen est arrivée en tête) "c'est d'abord la déception par rapport aux promesses du candidat sortant qui, en 2007, a pu absorber une part de l'électorat du Front au point de l'avoir réduit à 10%. Aujourd'hui il est à 18 au plan national et à plus de 25% dans le Gard. Cela traduit son échec".
 
Questionné sur Jean-Luc Mélenchon, il reconnaît que celui-ci a fait une campagne combative contre le FN et qu'il "a sans doute permis d'en limiter l'impact". Concernant les personnalités de l'UMP dont Chantal Jouanno, qui ont affirmé qu'en cas de duel PS/FN aux législatives, elles voteraient PS, François Hollande a rappelé qu'en 2002 "quand il s'est agi, entre Jacques Chirac et Le Pen, de faire un choix, toute la gauche n'a pas hésité, le Parti socialiste le premier. Nous avons appelé à voter Jacques Chirac. Elles se placent dans la même logique que celle qui était la nôtre en 2002."

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  • juigne11Le 25/04/2012 à 19h28

    Vous n'aurez pas ma voix

  • kosotto1Le 25/04/2012 à 19h19

    Francisk1 : j'ai mal interprété votre propos, je m'en excuse.

  • pascalcaenLe 25/04/2012 à 17h36

    Sur quoi éclaire-nous?

  • steph55555Le 25/04/2012 à 16h30

    En attendant il a cédé aux verts et aux communistes!! ce type c'est l'hôpital qui se fout de la charité !

  • libertecherie65Le 25/04/2012 à 16h11

    Chez moi dans ma petite ville encore 2 voitures brûlées.....devinez par qui??????

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