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"Il n'est pas mort, il n'a jamais été mort"

Edité par
le 15 avril 2012 à 22h21 , mis à jour le 15 avril 2012 à 23h40.
Temps de lecture
5min
Nicolas Sarkozy face à l'un de ses sympathisants lors de son meeting à la Concorde, le 15 avril 2012.

Nicolas Sarkozy face à l'un de ses sympathisants lors de son meeting à la Concorde, le 15 avril 2012. / Crédits : ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

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Dossier Election présidentielleREPORTAGE - Dimanche, place de Concorde, de nombreux militants rencontrés par TF1 News, gardaient espoir pour leur candidat, à une semaine du premier tour. Toutefois certains n'ont pas caché leur inquiétude. D'autres parlent déjà de 2017.

Bernadette était en pleurs au pied du podium. Quelques minutes auparavant Nicolas Sarkozy venait d'y prononcer un discours de près de trente minutes.  Pas de transe, ni de joie, elle confie son anxiété une fois les militants partis. "Je suis inquiète. Tous ces sondages, ça me rend malade. Ils n'ont jamais été aussi défavorables. Et j'ai peur qu'ils influent sur le choix des gens" lâche cette aide-soignante de 51 ans à l'hôpital Vaugirard dans le 15e arrondissement. Comme d'autres, elle était là le 6 mai 2007, sur cette place de la Concorde où tout avait commencé. Ici même où le candidat devenu président avait lancé "je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai pas". Une maxime qu'il a toujours appliquée selon elle. "Je ne comprends ce rejet. Qui a travaillé comme lui ? Qui nous a protégés comme lui ? " s'interroge-t-elle.

Tous n'étaient pas dans le même état, loin de là. Drapeaux levés, Florent reprend les "on va gagner" scandés par la foule. Une habitude pour ce supporter qui était lui aussi présent lors de la victoire du candidat UMP il y a cinq ans et qui s'est aussi rendu à Villepinte et à Marseille entre autres. "Les sondages ça ne veut rien dire, affirme t-il citant ceux qui avaient donné Lionel Jospin gagnant en 2002 et Ségolène Royal en position favorable.

"Une minorité de gens me dit que tout est joué"

"Tout autour de moi je sens que la vague monte. Il n'est pas mort, il n'a jamais été mort" argue t-il devant les quinze autres membres de sa famille qui sont venus d'Evry soutenir Nicolas Sarkozy. Sur la place, tout est bien cadré. Les jeunes sont au premier rang pour donner de la voix. Derrière eux, se trouvent les séniors qui composent, en majorité, la foule réunie entre l'obélisque et le Jardins des Tuileries. Dans cette masse quasi-figée, Jean-Claude, 62 ans, est venu de Marseille et compare la victoire de l'OM samedi en coupe de Ligue à celle de Nicolas Sarkozy, qu'il attend avec impatience.

"Il y a des hauts et des bas, du flottement même, mais on va gagner", assure-t-il. "Le voyant c'est lui (Nicolas Sarkozy) et pas les sondages. Tant qu'il continue à se battre, à faire face aux critiques et neuf autres candidats qui sont tous contre lui, nous seront à ses côtés." Avec son ami Reda, ils ont fait la tournée des meetings du sud, Montpellier, Nîmes, Marseille et aussi à Nice le 20 avril, pour l'ultime rendez-vous que le président-candidat a donné à ses fidèles. "On est à un point de non-retour, il faut prendre tous les risques même si autour de moi une minorité de gens me dit que tout est joué".
 
"De toute façon, il y a 2017"

Les plus jeunes aussi tiennent le même discours. Venue de Troyes, Anne-Charlotte a écourté ses vacances pour soutenir, pour la première fois, le président sortant. "Il y a forcément une petite anxiété, mais cette position d'outsider nous galvanise. On est à fond et c'est loin d'être la der des ders", confie cette étudiante de 20 ans. Mais quand on évoque la possible défaite du président  une réponse étonnante nous parvient : " de toute façonil y a 2017 et là on a Jean-François Copé. Après cinq années de gauche ça va être difficile et là c'est sûr que l'on va gagner", lance Antoine, 18 ans, qui habite à Meaux. "Mais non il y a Fillon", affirme derrière lui l'un de ses amis. Une projection dans l'avenir qui apparaît presque comme un aveu de défaite et qui laisse entrevoir la bataille qui se jouera lors de la prochaine présidentielle. "Nous on est tous derrière Sarkozy, mais j'ai le sentiment que dans son équipe tous ne jouent pas la même partition ", souligne Jean-Claude quelques minutes après le passage sous ses yeux du secrétaire général de l'UMP.
 
Mais dimanche, ce fut la seule critique, entendue, lancée par un militant. Malgré le faible pourcentage d'opinions favorables pour Nicolas Sarkozy (autour de 35% selon les sondages), tous les militants affichaient une fidélité sans faille et une défense de leur candidat basée sur les mêmes arguments. "Les médias s'en prennent tout le temps à lui, le critiquent et disent des choses fausses", s'insurge une dame alors qu'un journaliste interroge plusieurs militants. "Et François Hollande quand est-ce que vous allez parler de lui, de son bilan ? ", nous demande-t-elle visiblement agacée.
 
Dans la foule, aucun n'a mentionné les mauvais moments du quinquennat passé, à commencer par la réunion du Fouquet's, quelques minutes avant son passage place de la Concorde. "Arrêtons avec ça", supplie Reda qui rappelle que "Nicolas Sarkozy a reconnu ses erreurs". Il y a cinq ans sur cette même place, Nicolas Sarkozy se présentait pour la première fois en tant que Président de la République. A moins d'un autre rassemblement dans l'entre-deux tours, il se pourrait bien que la Concorde l'ait vu, dans ce rôle, pour la dernière fois.

 

Ils nous ont dit 

Guillaume Peltier, membre de l'équipe de campagne UMP : "On a assisté à un discours de vision et de hauteur devant des dizaines de milliers de personnes. On sait que rien n'est joué il reste encore une semaine, puis quinze jours. Tout va recommencer le 23 avril car il n'y aura plus qu'un candidat contre Nicolas Sarkozy. La gauche qui s'y voit déjà (au pouvoir) ça va nous aider, c'est sûr. "

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy : "J'ai regardé ce qu'il se passait à Vincennes, bien sûr. Mais je n'ai pas encore analysé ce qu'a dit François Hollande. Rien n'est joué tout se jouera dans la dernière ligne droite, dans la dernière seconde. "

Commenter cet article

  • marionfriz : Tu devrais t'inscrire au RSA, tu verras qu'avec 450 euros par mois on profite enormement!

    Le 17/04/2012 à 21h35
  • shooby02470 : Tient j'ai regardé C Dans l'Air hier : à un moment un des invités a démontrés que la situation va se dégrader dés le lendemain du second tour QUELQUE SOIT QUI VA GAGNER vu que les spéculateurs ont tout fait pour. Donc pourquoi prétendre que la situation ne va se dégrader SEULEMENT SI c'est Hollande qui l'emporte ?

    Le 17/04/2012 à 09h55
  • shooby02470 : Un bon vieux classique du vieux gillou, le "en fait les français voteront Hollande par pour lui mais pour contrer Sarkozy" ... mais ce même gillou peut-il rappeler ce qu'un sondage à dit au sujet de ceux qui vont voter pour Sarkozy ? Bein non. Et pourtant, à aussi,, on votera plus Sarkozy plus pour contrer Hollande que pour Sarkozy lui-même !

    Le 17/04/2012 à 09h52
  • michalowice : Marsmouss J'aime votre commentaire, très juste. jghttc1 Ce titre porte à confusion !!

    Le 17/04/2012 à 00h36
  • michalowice : Alain-paris C'est la question que je me pose, tous les jours, il est cuit ce bonhomme !

    Le 17/04/2012 à 00h31
      Nous suivre :
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