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Immigration, fiscalité, proportionnelle : ce qu'a proposé Sarkozy

Edité par
le 06 mars 2012 à 22h34 , mis à jour le 06 mars 2012 à 23h28.
Temps de lecture
4min
Nicolas Sarkozy dans Des paroles et des actes mardi 6 février 2012 sur France 2.

Nicolas Sarkozy dans Des paroles et des actes mardi 6 février 2012 sur France 2. / Crédits : France 2

A lire aussi
Dossier Election présidentielleNicolas Sarkozy a musclé son discours sur l'immigration mardi soir en proposant de réduire par 2 le nombre d'immigrés accueillis chaque année s'il est élu. Le chef de l'Etat a également proposé la création d'un impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes.
Diviser le nombre d'immigrés par 2

Toujours nettement distancé dans les sondages par François Hollande, Nicolas Sarkozy a prévenu qu'il n'abandonnerait pas, malgré les critiques, le terrain de l'immigration à Marine Le Pen. Comme il l'avait promis, il est revenu sur ce sujet mardi soir dans "Des paroles et des Actes" sur France 2. Musclant son discours,  il a proposé que le nombre d'immigrés accueillis par an soit divisé par deux, passant de 180.000 à environ 100.000. Nicolas Sarkozy a également annoncé qu'il entendait également conditionner l'attribution du RSA et du minimum vieillesse pour les étrangers à une certaine durée de présence sur le territoire français et de durée d'activité. Pourront en bénéficier les immigrés qui auront résidé 10 ans en France et travaillé 5 ans, a déclaré le président-candidat sur France 2.

 

Déficits : faire payer les grands groupes du CAC 40

La semaine dernière, François Hollande a monopolisé l'espace médiatique avec sa proposition de taxer à 75% les revenus de plus d'un million d'euros. Qu'à cela ne tienne. Sur le plateau "Des paroles et des Actes," Nicolas Sarkozy a lui aussi lancé une proposition fiscale en direction des plus avantagés. "Nous allons créer un impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes en France", a dit le président-candidat, largement devancé dans les sondages par son concurrent socialiste. Le chef de l'Etat a estimé "pas normal" qu'ils "maximisent les avantages fiscaux" et "qu'"une partie d'entre eux ne paient pas du tout d'impôts".

 

Vérifier les efforts d'insertion
Nicolas Sarkozy a indiqué que s'il était réélu, "les efforts d'insertion" des bénéficiaires du RSA seraient évalués tous les dix-huit mois. Il a confirmé la généralisation des contrats de sept heures d'intérêt général pour ceux qui n'ont aucune activité et a indiqué que ces heures seraient payées au Smic.

 

Législatives : 10% à 15% de proportionnelle

Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il était favorable à l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives à hauteur de 10% à 15%. Le chef de l'Etat souhaite également que le nombre de députés soit réduit.

 

Initiative française au Proche-Orient

Nicolas Sarkozy a promis de se rendre en Israël et chez les Palestiniens quelques jours après sa victoire, s'il est réélu, et de prendre une "initiative" de la France et de "toute l'Europe" pour faire de 2012 "l'année de la paix" au Proche-orient. Il a dit qu'il irait le soir même de sa réélection en Allemagne et a dit souhaiter la réelection de Barack Obama.  

 

Fouquet's, yacht de Bolloré, "Casse-toi pauv'con" : le président regrette des erreurs

En début d'émission, le président a adopté un ton plus personnel et s'est expliqué sur plusieurs écarts qui ont suscité la polémique tout au long de son mandat. Sur sa soirée controversée de victoire en 2007 au Fouquet's, il a confirmé qu'on ne l'y prendrait plus. "Cette fois-ci, j'ai une famille, une famille solide, et je sais où je pourrai la fêter cette victoire : avec ceux que j'aime, avec ma femme et mes enfants et peut-être avec quelques amis", a dit le président-candidat. Le chef de l'Etat a concédé qu'il n'aurait "pas dû" répondre par la "fameuse phrase" "Casse-toi pauv'con" à un participant qui l'avait apostrophé au salon de l'agriculture en 2008. "J'ai fait une erreur", a-t-il convenu. S'agissant de l'épisode du Guilvinec, fin 2007, lorsqu'il avait dit à un pêcheur "de descendre" pour répéter l'insulte qu'il venait de proférer, le candidat de l'UMP s'est refusé à tout mea-culpa : "Je n'aurais pas dû lui répondre, mais ce sont des gens que je respecte". Interrogé sur ses liens avec certains PDG, Nicolas Sarkozy a renvoyé les socialistes à leurs propres amitiés patronales, comme Pierre Bergé, rappelé les fortunes personnelles de Laurent Fabius, qu'il devait affronter en débat plus tard dans l'émission, ou Dominique Strauss-Kahn. Souvent moqué par la gauche comme le "président des riches", le candidat de l'UMP a réfuté tout cadeau aux plus privilégiés. "C'est un mensonge éhonté", une "imposture", s'est-il emporté. "Je suis le seul président en Europe qui a maintenu un impôt sur les grandes fortunes".

 

Commenter cet article

  • kosotto1 : En attendant, le seul qui perd son temps à écrire de longs commentaires qu'aucun internaute ne prendra la peine de lire c'est ....vous !

    Le 07/03/2012 à 22h03
  • kosotto1 : Pour l'instant le seul qui a perdu son temps à écrire un aussi long commentaire que peu d'internautes prendront la peine de lire c'est....vous !

    Le 07/03/2012 à 21h29
  • bobotte71 : Drimup un excellent blablateur ne fait pas forcément un bon président.

    Le 07/03/2012 à 18h20
  • titizom : Vous regardez Chirac et vous comprendrez...

    Le 07/03/2012 à 18h04
  • borebeu93 : C est les gens aigris qui vont encore voter pour lui

    Le 07/03/2012 à 18h03
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