La police a procédé vendredi à plusieurs arrestations dans les milieux islamistes dans plusieurs villes de France, huit jours après la mort dans un assaut policier d'un islamiste radical ayant revendiqué les meurtres de sept personnes à Toulouse et dans sa région. © TF1/LCIEn commentant le coup de filet qui a visé, vendredi à l'aube, des islamistes radicaux, et qui a abouti à 17 gardes à vue et à la saisie de diverses armes dont des fusils d'assaut de type Kalachnikov, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il participait "d'une action de long terme", "pas liée" aux événements de Toulouse et Montauban. Même si, a-t-il admis, il existe un "contexte". Mais à trois semaines du premier tour de la présidentielle, ses rivaux dans la course à la présidentielle ont été nombreux à pousser les hauts cris. Le Front national a fustigé "une opération électoraliste" par la voix de son secrétaire général Steeve Briois, qui a accusé dans un communiqué : "C'est dès le 7 mai 2007", lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy, "qu'il fallait agir".
"Ça tombe bien" pour la campagne de Nicolas Sarkozy, a déclaré de son côté Jean-Luc Mélenchon, qui s'attend "à ce que tous les jours, maintenant, on arrête ici et là des poignées d'illuminés qu'on ira mettre en prison pour les relâcher au bout de quatre ou cinq jours parce qu'il n'y aura aucune charge contre eux". "Maintenant, si l'on disloque des embryons de cellules violentes, je m'en réjouis de tout coeur", a ajouté le candidat du Front de gauche, qui s'exprimait devant la presse à l'issue d'une réunion sur les questions de Défense.
Un coup de filet "une fois tous les cinq ans"
Jean-Pierre Chevènement s'est demandé pourquoi le coup de filet avait eu lieu "à la veille de l'élection présidentielle", y voyant "une forme d'instrumentalisation". "J'entends que les juges anti-terroristes n'ont ordonné une information judiciaire qu'au début de ce mois. Et pourquoi pas avant, compte tenu de l'étroite coopération qui les unit aux services de renseignement relevant du ministère de l'Intérieur ?", s'est interrogé l'ancien ministre de l'Intérieur. Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République, a salué l'opération tout en regrettant que ce type de coup de filet n'ait lieu "qu'une fois tous les cinq ans", en "période électorale".
A tous ces arguments, Claude Guéant répond, indirectement, ce samedi dans un entretien que publie Le Parisien, en citant des chiffres : "Il ne faut pas oublier que, ces dernières années, près de 400 interpellations ont été réalisées en lien avec des mouvements fondamentalistes, et qu'un quart de ces personnes ont été écrouées", souligne le ministre. "Cela démontre la continuité de notre action face à la radicalisation de certains et à la menace terroriste". Une action qui doit donc continuer, même en période électorale... Toutefois, selon le ministre, il n'y a pas "à ce stade" d'autres groupes du même type dans le collimateur.













