Marine Le Pen/Image d'archives © AFP/ P. SAGETElle entrouvre une porte à ses adversaires pour les législatives. "Nous regarderons au cas par cas, notamment la sincérité du candidat UMP qui nous proposerait une (...) ‘entente'. Je ne suis pas fermée, a priori, à ce type de discussions", déclare Marine Le Pen dans un entretien à Valeurs actuelles de jeudi.
La présidente du Front nationale a par ailleurs contesté mercredi l'existence d'une "liste noire" de candidats UMP "à faire battre à tout prix", disant "réprouver" cette expression confirmée la veille par le député européen FN, Bruno Gollnisch. "Je déteste cette expression. Nous n'avons pas effectué de liste et encore moins de liste noire de candidats UMP à faire battre à tout prix", a déclaré Marine Le Pen à l'AFP, ajoutant que Bruno Gollnisch lui-même, qu'elle avait "eu au téléphone", "(contestait) cette formulation".
Mardi, lors d'une conférence de presse à Hyères, dans le Var, où il est candidat aux législatives, Bruno Gollnisch avait confirmé l'existence d'une "liste noire de personnalités qui ont déclaré explicitement qu'elles préféraient un candidat socialo-communiste au Front National", en cas de duels FN/gauche dans les seconds tours. Bruno Gollnisch avait cité en premier "Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être servie", mais aussi Chantal Jouanno - qui ne sera pourtant pas candidate -, Claude Guéant et Jean-François Copé.
Pas de discussion ni d'alliance avec le FN, précise Copé
Dans un entretien au Figaro Magazine à paraître vendredi, le patron de l'UMP oppose une fin de non recevoir à tout accord UMP-FN. La ligne de l'UMP "est très claire, il n'y aura pas d'alliance électorale ni de discussion avec les dirigeants du Front national" et si localement, certains engagent de telles démarches, "on en tirera toutes les conséquences au niveau national car ce sera contraire à la ligne de l'UMP", déclare le secrétaire général de l'UMP. Quelle position l'UMP adoptera-t-elle en cas de duel FN/PS au second tour des législatives de juin ? "Il n'y a pas de raison de penser que cette hypothèse arrivera" car "nous allons à une élection dans la seule perspective de la victoire", répond le député de Seine-et-Marne. "Il ne peut y avoir d'accord qu'avec les partis issus de la majorité présidentielle sortante", ajoute-t-il.
Mercredi matin, lors de la réunion à huis clos du groupe UMP à l'Assemblée nationale - la première depuis la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle -, Jean-François Copé avait pourtant indiqué, selon des participants, à propos de ces éventuels duels FN/PS: "on verra au soir du premier tour si ça se produit". "Sur le FN, on est harcelés et on le sera jusqu'au bout. On se calera jeudi" lors de la première réunion du Comité stratégique de campagne pour les législatives sur le fait qu'il "n'y aura jamais d'alliance" avec le FN et que l'UMP "maintiendra tous ses candidats" au second tour, y compris en cas de triangulaires.














