Marine Le Pen le 18 janvier 2012 à Montbéliard © A.F.P./S.BozonAvec 18,01% des suffrages au premier tour, sa prise de position sera déterminante pour le second tour. Mais Marine Le Pen ne devrait pas donner de consigne de vote pour le 6 mai, a laissé entendre Louis Aliot, vice-président du Front national, lundi matin sur France Info. Les consignes ne pourraient pas être autre chose que "ni Sarkozy, ni Hollande. En l'état actuel des choses, Il n'y aura pas de consigne. Sur les idées majeures de notre programme, ni les uns ni les autres ne les développent ou ne les défendent donc ça paraît très improbable". Marine Le Pen fera "l'analyse du scrutin" le 1er mai au cours d'une intervention prévue place de l'Opéra à Paris, a-t-il ajouté.
De son côté, le directeur de campagne de Marine Le Pen Florian Philippot, a exclu lundi de "discuter" avec l'UMP d'ici le second tour, estimant que son mouvement n'était "pas dans la compromission et les petites combines politiciennes". "Nous on n'est pas le MoDem, on n'est pas les Verts, on n'est pas le Front de gauche qui se rallie piteusement à Hollande", a-t-il dit sur Canal+. "Les gens sont libres, ils font ce qu'ils veulent, mais est-ce qu'on peut choisir entre un Sarkozy et un Hollande quand on voit dans quel état ils ont laissé le pays ?", a insisté Florian Philippot.
L'UMP va "très certainement imploser"
Louis Aliot, qui est aussi porte-parole et compagnon de la candidate du FN, a estimé que le score obtenu par la fille de Jean-Marie Le Pen plaçait son parti en bonne position pour les élections législatives de juin, mais n'a pas communiqué d'objectifs. "Le prochain président de la République n'aura que très peu de pouvoir pour gouverner et il lui faudra une majorité, ce seront les élections législatives qui la donneront", a déclaré Louis Aliot. "Il est évident qu'une recomposition du paysage politique se fera sur des idées. Nous ne cherchons pas à faire des accords bilatéraux avec l'UMP, cela ne servirait à rien, nous voulons que lors des élections législatives, il y ait une majorité sur des idées qui se fasse sur notre programme", a-t-il dit.
Selon lui, "20% du corps électoral mériterait d'avoir une représentation à l'Assemblée nationale" lors des législatives de juin, après ce score historique sous la Ve République pour un candidat d'extrème droite. Il a estimé que le vote FN n'était pas "un vote de protestation". "C'est un vote petit à petit d'adhésion, parce que les sujets que nous abordons ne sont pas traités par les autres", a-t-il affirmé, en appelant les électeurs à préparer "l'inévitable recomposition des forces politiques, de gauche comme de droite". L'UMP va "très certainement imploser" après les élections, a-t-il prédit. "Il y a là une force hétérogène, qui à l'intérieur d'elle-même a les idées les plus contradictoires. Une recomposition à ce moment-là se fera sur des idées, pas sur des appareils", a-t-il déclaré.














