Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, dimanche 22 avril peu après 20h. © TF1/ Montage TF1 NewsIndirectement pour Jean-Luc Mélenchon, plus franchement pour Eva Joly. Sans surprise, les deux candidats de la gauche ont appelé, peu après 20h dimanche, leur électorat à se rassembler autour de la candidature de François Hollande (28.6% selon des estimations), au second tour de la présidentielle. Dans un discours place Stalingrad à Paris, le candidat du Front de gauche a appelé à "battre" Nicolas Sarkozy le 6 mai "sans rien demander en échange". Crédité d'un peu plus de 10% selon les résultats provisoires et décevants, le tribun de la gauche radicale a estimé détenir "la clé du résultat final dans ses mains". "Il faut briser l'axe Sarkozy-Merkel en France", a ajouté le candidat.
"Il faut absolument que tous les hommes et les femmes de gauche se mobilisent et se rassemblent autour de François Hollande parce que le danger de la droite et de l'extrême droite n'est pas écarté", a déclaré de son côté Marie-George Buffet, alors que Marine Le Pen est créditée de 18%. "Il faut une très forte mobilisation à gauche pour que la gauche remporte cette élection", a-t-elle ajouté. Pierre Laurent, le patron du PCF, parti du Front de gauche, a indiqué appeler "sans ambiguïté" à voter pour le candidat PS.
"Serrer les rangs" pour Duflot
"J'appelle tous ceux qui ont voté pour moi à tout faire pour que notre pays sorte du sarkozysme en se rassemblant derrière François Hollande", a quant à elle dit la candidate EELV depuis le Bataclan, à Paris. Elle a aussi appelé "à faire des 15 jours qui viennent un moment de mobilisation pour une reconquête républicaine". Devant les militants qui l'ont chaudement acclamée, elle a souligné vouloir "construire une nouvelle majorité rassemblant socialistes et écologistes" qui devra "être une majorité de combat". Même son de cloche chez Cécile Duflot. "Il faut serrer les rangs autour de François Hollande et se dire que chaque voix compte, et chaque voix des écologistes comptera pour le 6 mai et pour faire vivre un autre projet politique", a-t-elle déclaré sur le plateau de TF1.
Interrogé pour savoir s'il appelait à voter François Hollande, Philippe Poutou a martelé qu'il fallait "dégager Sarkozy". "Ca ferait un bien fou", a ajouté le candidat du NPA, en précisant que son clan n'apportait "aucun soutien à la politique de François Hollande". De son côté, Nathalie Arthaud (LO) a botté en touche en estimant que les ouvriers ne "pourront compter sur personne pour (les) défendre".














