François Hollande en meeting à Lorient (23 avril 2012) © AFP / F. DufourLes Français risquent de retourner aux urnes durant le deuxième semestre de 2012. François Hollande a confirmé jeudi matin qu'il recourrait à ce moyen pour faire adopter la loi sur la moralisation de la vie politique s'il n'y avait pas de majorité pour l'adopter au Parlement. Il répond ainsi à une des demandes exprimées par François Bayrou dans sa lettre adressée aux deux candidats mercredi.
"S'il y a une majorité, nous ferons voter ce texte. S'il n'y a pas de majorité parce qu'il y aurait un blocage (...) alors nous prendrons ce chemin de consultation des Français", a déclaré le candidat socialiste sur France Info, précisant qu'il faudrait "une majorité des 3/5e pour adopter ce texte puisqu'il s'agit de réviser la Constitution".
"Un président entrant en fonction doit être responsable"
Le député de Corrèze a précisé le contenu de cette loi : "la limitation du cumul des mandats, l'indépendance de la justice, le comportement de l'Etat, l'exemplarité de l'Etat et la parité que je montrerai dès mon entrée en fonction à travers un gouvernement qui sera ainsi composé".
François Hollande a également détaillé sa volonté de modifier le statut pénal du chef de l'Etat : "je considère qu'un président entrant en fonction doit être responsable des faits qui ont pu être commis avant le choix des Français pour l'élire, il doit être un citoyen comme les autres."
Pour rappel, Nicolas Sarkozy souhaite soumettre au référendum ses projets de loi sur le chômage et la formation et sur la "règle d'or" de l'équilibre des finances publiques avant la fin 2012.













