le 26 mars 2012 à 10h05
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, mis à jour le 26 mars 2012 à 11h56

Sarkozy : les prédicateurs extrémistes "pas les bienvenus" en France

Suite à la polémique autour de la venue d'un précheur de l'islamisme radical en France, Nicolas Sarkozy a assuré lundi sur France Info que les prédicateurs extrémistes musulmans seront interdits de territoire.

Sarkozy s'oppose à la venue en France du prédicateur Al-Qaradaoui
Nicolas Sarkozy, invitéde France Info le 26 mars 2012. / Crédits : LCI
Sarkozy s'oppose à la venue en France du prédicateur Al-QaradaouiNicolas Sarkozy, invitéde France Info le 26 mars 2012. © LCI

La France n'accueillera pas de prédicateur extrémiste musulman sur son territoire. C'est ce qu'a assuré  Nicolas Sarkozy sur France Info, afin de clore la polémique naissante autour de la venue en France du prêcheur controversé Youssef Al-Qaradhaoui. Ce dernier est considéré comme l'un des plus influents prédicateurs de l'islam sunnite.
 

D'origine égyptienne mais installé au Qatar, Youssef Al-Qaradhaoui devait se rendre en France début avril à l'invitation de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). "J'ai clairement indiqué que ne seraient pas les bienvenus sur le territoire de la République un certain nombre de gens qui avaient été invités à ce congrès et qui tiennent, ou qui voulaient tenir, des discours qui ne sont pas compatibles avec l'idéal républicain", a déclaré Nicolas Sarkozy. "J'ai indiqué à l'émir du Qatar lui-même que ce monsieur (Youssef Al-Qaradhaoui, ndlr) n'était pas le bienvenu sur le territoire de la République française", a-t-il précisé, avant d'ajouter : "il ne viendra pas."
 
 
"Pas de défaillance des services consulaires français" selon Henri Guaino


La polémique a débuté le 24 mars, lorsque Manuel Valls et le Front National ont assuré que les autorités françaises avaient annulé à leur demande les visas de deux supposés prêcheurs de l'islamisme radical invités par l'UOIF, dont celui de Youssef Al-Qaradhaoui. Manière de pointer une défaillance des services consulaires français,  alors que la question du terrorisme islamique -et d'une éventuelle faille des services de sécurité français- rejaillit en force suite au drame des tueries de Toulouse et Montauban.


Pour éteindre la polémique, Henri Guaino a déclaré dimanche sur Radio J qu'il "n'y avait pas eu de défaillance des services consulaires français" et qu'aucun visa n'avait été attribué à Youssef  Youssef Al-Qaradhaoui dans la mesure où il est détenteur d'un passeport diplomatique et qu'il n'en avait donc pas besoin pour se rendre en France. Il a cependant assuré que si Youssef Al-Qaradhaoui maintenait son projet de venir en France, les autorités françaises prendraient "les mesures nécessaires".

 

 Sarkozy rejette les critiques sur la gestion de l'affaire Merah

Nicolas Sarkozy a rejeté sur France Info les critiques émises contre l'action des services de renseignement et de police dans l'affaire Merah. "Je considère comme particulièrement indignes les mises en cause de la police", qui a fait un travail "remarquable", a-t-il dit. Il a affirmé qu'après les tueries de Toulouse et Montauban, tous les services secrets, de renseignements et de police étaient "sur les dents", tout en soulignant la difficulté de respecter "l'équilibre permanent entre la liberté (...) la sécurité et la protection que nous devons à nos concitoyens".  

"Malheureusement, depuis septembre 2001, on sait que des failles, dans nos démocraties, existent (...) Mohamed Merah avait été entendu par les services de police à la suite d'un contrôle routier en Afghanistan. Mais il n'avait pas participé à un camp d'entraînement, n'avait pas participé à une université religieuse, il n'avait participé à aucune activité terroriste", a-t-il souligné.  Mohamed Merah s'est "auto-radicalisé" par "l'intermédiaire d'internet", ce qui l'a conduit "au terrorisme le plus brutal sans aucun avertissement et sans transition", a également affirmé Nicolas Sarkozy.  "Ce nouveau monde, cette présence d'internet (...) doit nous amener à réfléchir sur l'ensemble de nos méthodes de prévention de tels risques", a-t-il conclu.

sep_haut

  • jelouvreLe 16/04/2012 à 16h18

    Bonne décision sauf qu'il faut une tuerie pour réagir, mr Sarkozy a laissé porte ouverte avant, et c'est quoi le discours de Lagarde prônant une finance islamiste, ump réveillez vous aussi vous êtes juste un peu manipulé

  • axellumeLe 09/04/2012 à 10h35

    HOLLANDE AURAIS FAIT EXATEMENT LA MEME CHOSE

  • riviera13Le 27/03/2012 à 11h54

    Vous en connaissez donc? Êtes vous pour ou contre leur entrée en France et leurs prêches très orientés violences comme ceux de celui ci?

  • angelle6369Le 27/03/2012 à 10h55

    HEU !!! Pour combien de temps ?

  • 121047Le 27/03/2012 à 08h38

    Enfin un commentaire réaliste bravo.

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