Nicolas Sarkozy, invitéde France Info le 26 mars 2012. © LCILa France n'accueillera pas de prédicateur extrémiste musulman sur son territoire. C'est ce qu'a assuré Nicolas Sarkozy sur France Info, afin de clore la polémique naissante autour de la venue en France du prêcheur controversé Youssef Al-Qaradhaoui. Ce dernier est considéré comme l'un des plus influents prédicateurs de l'islam sunnite.
D'origine égyptienne mais installé au Qatar, Youssef Al-Qaradhaoui devait se rendre en France début avril à l'invitation de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). "J'ai clairement indiqué que ne seraient pas les bienvenus sur le territoire de la République un certain nombre de gens qui avaient été invités à ce congrès et qui tiennent, ou qui voulaient tenir, des discours qui ne sont pas compatibles avec l'idéal républicain", a déclaré Nicolas Sarkozy. "J'ai indiqué à l'émir du Qatar lui-même que ce monsieur (Youssef Al-Qaradhaoui, ndlr) n'était pas le bienvenu sur le territoire de la République française", a-t-il précisé, avant d'ajouter : "il ne viendra pas."
"Pas de défaillance des services consulaires français" selon Henri Guaino
La polémique a débuté le 24 mars, lorsque Manuel Valls et le Front National ont assuré que les autorités françaises avaient annulé à leur demande les visas de deux supposés prêcheurs de l'islamisme radical invités par l'UOIF, dont celui de Youssef Al-Qaradhaoui. Manière de pointer une défaillance des services consulaires français, alors que la question du terrorisme islamique -et d'une éventuelle faille des services de sécurité français- rejaillit en force suite au drame des tueries de Toulouse et Montauban.
Pour éteindre la polémique, Henri Guaino a déclaré dimanche sur Radio J qu'il "n'y avait pas eu de défaillance des services consulaires français" et qu'aucun visa n'avait été attribué à Youssef Youssef Al-Qaradhaoui dans la mesure où il est détenteur d'un passeport diplomatique et qu'il n'en avait donc pas besoin pour se rendre en France. Il a cependant assuré que si Youssef Al-Qaradhaoui maintenait son projet de venir en France, les autorités françaises prendraient "les mesures nécessaires".
| Sarkozy rejette les critiques sur la gestion de l'affaire Merah |
Nicolas Sarkozy a rejeté sur France Info les critiques émises contre l'action des services de renseignement et de police dans l'affaire Merah. "Je considère comme particulièrement indignes les mises en cause de la police", qui a fait un travail "remarquable", a-t-il dit. Il a affirmé qu'après les tueries de Toulouse et Montauban, tous les services secrets, de renseignements et de police étaient "sur les dents", tout en soulignant la difficulté de respecter "l'équilibre permanent entre la liberté (...) la sécurité et la protection que nous devons à nos concitoyens". "Malheureusement, depuis septembre 2001, on sait que des failles, dans nos démocraties, existent (...) Mohamed Merah avait été entendu par les services de police à la suite d'un contrôle routier en Afghanistan. Mais il n'avait pas participé à un camp d'entraînement, n'avait pas participé à une université religieuse, il n'avait participé à aucune activité terroriste", a-t-il souligné. Mohamed Merah s'est "auto-radicalisé" par "l'intermédiaire d'internet", ce qui l'a conduit "au terrorisme le plus brutal sans aucun avertissement et sans transition", a également affirmé Nicolas Sarkozy. "Ce nouveau monde, cette présence d'internet (...) doit nous amener à réfléchir sur l'ensemble de nos méthodes de prévention de tels risques", a-t-il conclu. |













