le 17 février 2012 à 12h30
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, mis à jour le 17 février 2012 à 21h35

Travail du dimanche : Sarkozy veut assouplir, Hollande veut équilibrer

Le président veut, s'il est réélu, "élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche", selon une déclaration lue par le secrétaire d'Etat au commerce Frédéric Lefebvre. De son côté, François Hollande voudrait parvenir à "un équilibre". Jean-Luc Mélenchon s'est dit "absolument et formellement" opposé au travail dominical.

Nicolas Sarkozy veut, s'il est réélu, "élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche", selon une déclaration lue vendredi en son nom par le secrétaire d'Etat au commerce Frédéric Lefebvre.  C'est "vous donner plus de liberté, c'est de la croissance pour vos commerces, c'est de l'emploi pour les Français", a-t-il notamment ajouté, dans cette déclaration lue aux Etats généraux du commerce à Bercy. Cette mesure, qui vise à s'"adapter à l'évolution des modes de vie", représente aussi "du pouvoir d'achat" pour les salariés et permettra "le renforcement de l'attractivité touristique pour que la France soit forte", est-il ajouté dans la déclaration, sans préciser quelle forme prendraient ces "assouplissements" en matière d'ouverture dominicale. Le Conseil du commerce de France (CdCF) demande la possibilité pour les commerçants d'ouvrir librement 10 à 12 dimanches par an, même lorsqu'ils sont situés hors zone touristique.

De son côté François Hollande s'est engagé à ouvrir des négociations pour parvenir à un "équilibre" entre les droits des salariés et les besoins des commerçants. "Nous engagerons des négociations sur la questions "controversée" du travail du dimanche", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée lors des états généraux. 
 
"A bas le travail du dimanche", clame Mélenchon

Mais "quand on a une zone de chalandise internationale, il est tout à fait normal d'ouvrir le dimanche", a-t-il estimé, faisant référence aux zones fréquentées par les touristes étrangers. "Ce que nous voulons, c'est un assouplissement, un peu d'air. Le commerçant doit être là quand il y a du chiffre d'affaires à faire, quand il n'y en a pas, il ferme". Dans un communiqué intitulé "à bas le travail du dimanche!", Jean-Luc Mélenchon a estimé vendredi qu'"en proposant de généraliser le travail du dimanche, Nicolas Sarkozy s'en prend une fois de plus aux conditions de vie de ceux qui n'ont pas la possibilité de refuser le pire". "Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé. Je dénonce cette escalade de trouvailles contre les petits bonheurs simples de la vie des gens simples", affirme-t-il.

Premier syndicat à réagir dans la matinée, la "CFTC est très étonnée (...) parce qu'on nous avait dit que la loi sur le dimanche dite loi Maillé fixait les choses dans le marbre et qu'on y reviendrait plus", a déclaré à l'AFP Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC.
 
Et "on a là un véritable choix de société" car, "en favorisant l'ouverture des grandes surfaces le dimanche, on veut nous emmener dans l'hyper-consumérisme" alors qu'"on a besoin d'un temps (...) pour la vie familiale, associative, personnelle et spirituelle", a encore estimé le syndicat des travailleurs chrétiens. "Cette première décision" sur le commerce "que prendrait le président réelu nous interroge", a dit de son côté Bertrand Morvan, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH, indépendants). "On ne veut pas que soit pas banalisée l'ouverture du dimanche et étendue à l'ensemble du commerce en France, a-t-il ajouté. Christian Pimont, président de l'Alliance pour le commerce (trois fédérations du commerce actives dans l'équipement de la personne), s'est dit favorable à l'ouverture dominicale "pour des endroits très fréquentés par les touristes étrangers, comme le quartiers des grands magasins Haussmann à Paris. Mais dans une ville du fin fond de la France, ce n'est dans l'intérêt de personne d'ouvrir beaucoup plus largement", a-t-il ajouté.
 

Que dit la loi du 10 août 2009 ?

Le loi sur le travail du dimanche du 10 août 2009 permet des ouvertures de magasins le dimanche qui varient en fonction du type de commerce et du lieu (communes touristiques ou périmètre spécifique). En dehors des cas prévus par cette loi, tous les magasins peuvent ouvrir cinq dimanches par an sur autorisation préfectorale.Selon les données de l'Insee, en 2010, "plus du quart" des personnes ayant un emploi ont travaillé le dimanche, soit environ 6,4 millions de salariés, dont 2,9 de manière habituelle. "Le monde du commerce n'est pas favorable à ouvrir tous les commerces, tous les dimanches, dans toute la France", a expliqué Gérard Atlan, président du CdCF, qui fédère 120 fédérations du commerce et organise les Etats généraux du commerce.

sep_haut

  • rose-marie54Le 18/02/2012 à 14h26

    C'est au commerçant à faire son choix,d'après la marchandise qu'il vend.

  • michalowiceLe 18/02/2012 à 13h44

    J'ai bossé le dimanche, pendant 15 ans, ce n'était pas une tragédie, je n'en fais pas tout un fromage !!

  • claudcouledouceLe 18/02/2012 à 10h49

    Qui vous oblige à aller faire les magasins ouverts si vous préférez rester avec vos enfants ?

  • claudcouledouceLe 18/02/2012 à 10h48

    Les commerces qui ne peuvent pas espérer vendre plus, n'ouvriront pas plus !

  • svetlana11Le 18/02/2012 à 09h22

    Les fleuristes et les boulangers je ne suis pas sûre que vous ayez choisi les meilleurs exemples , si vous aviez dit les marchands de chaussures et les pompes funèbres pourquoi pas....

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