Nicolas Sarkozy et sa femme Carla quittent l'Elysée, le 15/5/12 © AFP
Le conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a critiqué mercredi le discours de François Hollande lors de sa prise de fonctions, estimant que l'usage veut que l'on "rende hommage à tous ses prédécesseurs". Il "aurait pu saluer au moins son comportement (de Nicolas Sarkozy) dans les crises, qui était un facteur objectif. On voit que l'anti-sarkozysme n'est pas complètement mort", a commenté dans le même esprit Alain Juppé sur RTL.*
"L'homme d'un clan"
Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, a vu mercredi en François Hollande "l'homme d'un clan" par "son comportement" lors de la cérémonie de passation des pouvoirs à l'Elysée la veille, jour où "toute la République doit être rassemblée". "Je pense que François Hollande est d'abord l'homme d'un clan, contrairement à toutes les leçons de morale qu'il a pu administrer tout au long
de ces derniers mois, l'homme d'un parti politique, contrairement à tout ce qu'il raconte", a dit le député-maire de Meaux sur Canal +.
Invité de Julien Arnaud, sur LCI mercredi, Claude Guéant s'est dit "choqué que François Hollande tourne les talons avant que Nicolas Sarkozy quitte l'Elysée". L'ex-ministre de l'Intérieur a souligné par ailleurs le discours du président qui s'est adressé "à la France de gauche" et non pas à "l'ensemble des Français". Une critique faite aussi par Sébastien Huyghe, le secrétaire national de l'UMP, qui souligne le manqué d'"élégance" et d'"esprit de rassemblement" pendant la cérémonie du président.
François Hollande doit "trouver un autre moteur que l'anti-sarkozysme", a pour sa part estimé l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand sur Europe 1 mercredi matin. "On se grandit toujours en prenant de la hauteur, en sachant rendre hommage à ses prédécesseurs. Une démocratie apaisée, ce n'est pas forcément ce que j'ai vu hier", a-t-il poursuivi.














