Festival de Cannes
le 02 mai 2012 à 11h59
02
mai.
, mis à jour le 02 mai 2012 à 13h15

Pluie de conseils pour Hollande et Sarkozy à l'approche du débat

Pour Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy, qui "aborde ce débat un peu comme un challenger", va "prendre sans doute un certain nombre de risques". Ségolène Royal suggère pour sa part à François Hollande de "surtout de rester lui-même, de rester habité par cette campagne".

François Hollande et Nicolas Sarkozy sur les panneaux électoraux d'entre-deux-tours à Paris fin avril 2012
François Hollande et Nicolas Sarkozy sur les panneaux électoraux d'entre-deux-tours à Paris fin avril 2012 / Crédits : TF1 News/Diane Heurtaut
François Hollande et Nicolas Sarkozy sur les panneaux électoraux d'entre-deux-tours à Paris fin avril 2012François Hollande et Nicolas Sarkozy sur les panneaux électoraux d'entre-deux-tours à Paris fin avril 2012 © TF1 News/Diane Heurtaut

Pour François Hollande comme pour Nicolas Sarkozy, le débat télévisé de ce soir s'annonce comme un moment clé de la campagne. Même si tous deux abordent la rencontre dans des situations et des états d'esprit très différents. Le candidat socialiste fait la course en tête dans les sondages et doit surtout ne pas laisser s'éroder cet avantage dont le créditent les enquêtes d'opinion, tandis que le président-candidat compte au contraire sur ce rituel de toute campagne présidentielle pour rattraper un peu de son retard. Tout en exposant leur vision de la société française pour les cinq ans qui viennent, les deux hommes se préparent donc à un choc des personnalités. 
 

Rendez-vous 
Mercredi soir sur TF1 News : débat en direct, temps forts, commentaires des internautes, commentaires des politiques
2 mai 2012 - 21 heures 
Dans un camp comme dans l'autre, chacun prodigue ses conseils. "Nicolas Sarkozy aborde ce débat un peu comme un challenger, donc il va prendre sans doute un certain nombre de risques", a déclaré l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, conseiller écouté du président-candidat, sur France Info. "Cela va être quelque chose de très intense", a-t-il prédit. "Comme François Hollande a refusé d'avoir trois débats, ce débat est théâtralisé. L'enjeu y est très fort. Ce sont deux personnalités de bon niveau". Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, se dit persuadée que ce débat pourrait changer la donne au profit du président sortant.Martine Aubry dit pour sa part ne "pas du tout" craindre le duel entre les deux finalistes.
 
La mise en garde de Ségolène Royal
 
"On aura de la force, de la crédibilité d'un côté et malheureusement, je le crains, toujours de la provocation et des contre-vérités de l'autre", a déclaré la première secrétaire du Parti socialiste sur Canal+. "Il y a toujours un petit risque dans un débat mais je ne crois pas que les Français changeront (d'avis)", a-t-elle ajouté. "Les conditions semblent réunies pour la victoire". Quant à Ségolène Royal, elle suggère à François Hollande de "surtout de rester lui-même, de rester habité par cette campagne". Et elle met une nouvelle fois en garde sur "la suite du débat" entre finalistes de la présidentielle, affirmant qu'en 2007, quand elle avait débattu contre Nicolas Sarkozy, les enquêtes la donnaient gagnante, mais qu'il y avait eu un retournement "dans la nuit".
 
Longtemps réputé spécialiste de la synthèse lors de ses onze ans à la tête du PS, François Hollande se dit prêt à un débat "rugueux" face à Nicolas Sarkozy, dont l'énergie et la combativité sont des traits de caractère reconnus par tous. Le chef de l'Etat sortant a d'ailleurs prévu de consacrer toute cette journée de mercredi à sa préparation, à la façon d'un athlète avant une rencontre sportive. Il a confié à des journalistes qu'il considérait le débat comme un exercice de sincérité et non comme un pugilat. "Ce n'est pas un match de boxe, ce n'est pas une plaisanterie, ce n'est pas un concours de formules ou de bons mots, c'est simplement un moment de vérité", a-t-il dit. "Donc j'irai à ce débat avec sérénité en disant ce que je pense et ce que je propose pour la France, et les Français choisiront". Une fois pendant la campagne, il s'est déjà livré à l'exercice de la confrontation directe, face à Laurent Fabius le 6 mars, ce qui avait donné lieu à un échange tendu, sans concessions. Ayant besoin des électeurs de Marine Le Pen pour gagner, le président-candidat a égrené des thèmes de campagne qui devraient refaire surface : fermeté sur l'immigration, remise des "frontières" au coeur du discours politique, défense du travail contre les "permanents syndicaux"... Mais lors de précédents débats, François Hollande a montré qu'il pouvait renvoyer sèchement à leurs arguments tour à tour Alain Juppé fin janvier et plus récemment Jean-François Copé. Et dans le cas socialiste, on affiche surtout la sérénité à l'approche du débat.
 
Politologues et spécialistes des médias soulignent toutefois que le débat télévisé d'entre-deux-tours n'est pas pour autant décisif et a pour principal effet de confirmer des tendances préexistantes, soulignent-ils. "Ce débat sert à mobiliser ses troupes jusqu'au dernier moment, c'est d'abord un grand moment de confirmation où chaque camp, en regardant la télé, se mobilise derrière son candidat", estime ainsi Christian Delporte, spécialiste de l'histoire des médias.

sep_haut

  • remyaaronbLe 02/05/2012 à 17h38

    Aciery c'est toi qui sait pas lire ou qui a la mémoire courte en quoi ségolène a remporté le débat ? et quelle dynamique de victoire a été cassée ?? alors que tout le monde reconnait (meme kosotto) que sarko était donné gagnant en 2007 mais même si on prend ton hypothèse cela veut dire qu'un débat peut modifier la donne ? intéressant royal n'a pas tenu la distance face à sarko et ce soir si ce dernier parvient à démontrer l'incohérence de hollande et de son projet (va falloir qu'il soit fort face à ce fantôme anguille qu'est hollande) il se peut que dimanche on soit sauvé de la cata ps merci de publier svp

  • 34lnatLe 02/05/2012 à 16h32

    Belles d'illusions !! faites un grand stock de mouchoirs pour les mois à venir si c'est le cas, d'une cela coûtera plus cher et secundo le désenchantement sera cruel !!

  • mireye11Le 02/05/2012 à 16h03

    Elle fait bien de le conseiller....nous avons vu les résultats quand elle a affronté M.Sarkozy !!!!!!

  • mireye11Le 02/05/2012 à 16h02

    Vous plaisantez.....il bégaie, il bafouille et, dites-nous à quoi lui sert l'oreillette dont il est équipé : est-il sourd ?????? , d'autre part dès qu'il est contrarié il devient tout rouge, je sais bien que c'est la couleur de son parti, mais quand-même !!!!!!!

  • samsara1971Le 02/05/2012 à 16h00

    L'amour est aveugle effectivement remyaaronb . Hollande c'est fait démonté mais ca les socialistes ne sont pas assez humbles pour l'avouer ;)

      Présidentielle 2012 : les dernières infos

      • Présidentielle 2017 : accord Copé et Fillon pour des primaires à l'UMPFrançois Fillon et Jean-François Copé, le 24 avril 2013

        Le principe avait été prévu dans l'accord de sortie de crise, co-signé par Jean-François Copé et François Fillon le 17 décembre, après un mois de guerre des chefs pour la présidence de l'UMP. Il a été acté mercredi.

      • Présidentielle : et les plus dépensiers sont....François Hollande et Nicolas Sarkozy le 2 mai 2012.

        François Hollande a le plus dépensé pour sa campagne électorale, suivi de très peu par Nicolas Sarkozy, selon les chiffres déposés auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

      • Morano appelle les électeurs FN à se "retrouver" sur sa candidatureNadine Morano

        Nadine Morano, ex-ministre UMP de l'Apprentissage et députée sortante est en ballottage dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Elle a invité "les électeurs du Front national qui partagent [ses] valeurs" à voter pour elle au second tour.

      • Morano en ballotage en Meurthe-et-MoselleNadine Morano

        Nadine Morano, ex-ministre UMP de l'Apprentissage et députée sortante est en ballottage dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle.

       

      logAudience