Lionnel Luca en 2010. © AFPNicolas Sarkozy a condamné jeudi soir sur France 2 les propos du député UMP Lionnel Luca surnommant "rottweiler" la compagne de son rival François Hollande, Valérie Trierweiler, ajoutant qu'il "détesterait qu'on fasse ça avec (son épouse) Carla". "Je condamne, je ne m'associe en rien à ça, je suis même prêt à dire à Valérie Trierweiler, que je connais voyez-vous parce qu'elle est journaliste, que je suis désolé si elle a été blessée", a-t-il déclaré.
François Hollande a jugé jeudi "indignes" ces propos. A la question : Nicolas Sarkozy devrait-il condamner ces propos ?, le candidat PS a répondu, sur TV5Monde : "Je pense que ça devrait être immédiat, sans que j'aie à le demander". "C'est indigne ce qu'il a fait", a-t-il ajouté, en parlant de ses déclarations. "On peut m'attaquer autant qu'il est nécessaire de le faire dans le débat politique, parce que moi je suis candidat. Il est normal, si je puis dire, de prendre des coups des adversaires. Mais ma compagne qu'a t-elle à voir?", s'est indigné le député de Corrèze."Elle a été comparée à un animal de compagnie, pas le plus sympathique, un rottweiler je crois, par une espèce d'assimilation de son nom de famille...", a-t-il poursuivi.
"Je n'aurais pas aimé être élève dans sa classe"
A droite, certains ont réagi à ces propos. Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président-candidat Nicolas Sarkozy, a "condamné" sur Twitter les attaques du député UMP. "Misogynie et insultes ne peuvent tenir lieu d'argumentaire politique. Je condamne les propos à votre encontre", a-t-elle écrit sur son compte Twitter à l'adresse de Valérie Trierweiler. Je condamne fermement les propos inadmissibles de Lionnel Luca à l'égard de Valérie Trierweiler. Scandaleux", a écrit Roselyne Bachelot en fin de journée sur son compte Twitter. La direction de l'UMP n'a pas souhaité réagir à ces propos.
C'est lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy mardi soir dans les Alpes-Maritimes, que Lionnel Lucca, membre de la Droite populaire, aile droite de l'UMP, s'en est pris à la compagne de François Hollande. "Hollande qui a retrouvé une femme, Valérie Rottweiler. Et c'est pas sympa pour le chien, ça !", a dit l'élu niçois d'après des propos rapportés par le quotidien Nice-Matin. François Hollande est un pour sa part un "candidat édredon" sur lequel on "peut toujours taper : il répondra toujours noir ou blanc", estime Lionnel Luca. Le député s'en est aussi pris à l'ancien secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, Fadela Amara, qui soutient désormais François Hollande. "Fadela Amara, ben moi, j'ai toujours préféré Rachida Dati, d'abord parce qu'elle est moins moche et parce qu'elle a fait campagne pour le président", a-t-il dit en meeting.
L'ancien Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, également soutien du candidat PS, a lui aussi eu droit à ses attaques : "j'ai été le premier à le dénoncer. Martin Hirsch et sa tête de bon apôtre, finalement c'est Judas qui appelle à voter Hollande", a-t-il dit. Toujours pendant le meeting, Lionnel Luca est revenu sur l'affaire DSK : "on a loupé le lupanar rose". Il n'a pas épargné d'autres candidats à la présidentielle, notamment les deux "d'extrême gauche". "Le premier, la haine sympa",a-t-il dit à propos de Philippe Poutou (NPA). "La deuxième, la bave aux lèvres. Je n'aurais pas aimé être élève dans sa classe", a-t-il lancé à propos de la professeur d'économie Nathalie Arthaud (LO).













