Par L.G.,  le 14 mars 2012 à 15h22
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mars.
, mis à jour le 14 mars 2012 à 20h23

Pourquoi de tels écarts entre les sondages ?

Un sondage Ifop a donné lundi soir Nicolas Sarkozy devant Hollande au premier tour de l'élection, tandis qu'un autre, de la Sofres, plaçait toujours le candidat socialiste en tête. Pourquoi ces écarts ? Eléments de réponse.

Une urne.
Une urne. / Crédits : Montage TF1 News
Une urne. Une urne. © Montage TF1 News

C'est à y perdre son latin. Un sondage Ifop réalisé après le meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte créditait ce dernier de 28,5% d'intentions de vote au premier tour, contre 27% à son rival socialiste, plaçant pour la première fois le président devant le député de Corrèze. Le lendemain, un second sondage TNS-Sofres donnait comme depuis des mois François Hollande en tête, avec 30% des intentions de vote, tandis que Nicolas Sarkozy enregistrait 26% des voix.  Pourquoi de tels écarts ? Première explication possible : l'un a été réalisé à partir de dimanche soir (Ifop), l'autre lundi (Sofres). Mais l'interprétation est sans doute à chercher dans la nature même du sondage. A chaque enquête d'opinion sa marge d'erreur. Selon le secrétaire général de la Commission des sondages, elle s'élève en moyenne à plus ou moins deux points

 


Ces marges d'erreur ne sont pas souvent communiquées. Ce que déplore Jean-Pierre Sueur, président PS de la commission des Lois du Sénat et coauteur d'une proposition de loi sur les sondages. "Si on avait publié les marges d'erreur en 2002, on aurait montré que les zones de Jospin et de Le Pen se recouvraient et qu'il y avait donc un risque pour que le Front national soit présent au second tour", assure le socialiste.
 
 
Sur internet ou par téléphone
 
Autre biais potentiel : les redressements, pas non plus communiqués, réalisés sur les résultats bruts des sondages. Il s'agit des modifications des données recueillies en tenant compte des électeurs qui refusent de répondre ou n'osent pas dire pour qui ils ont l'intention de voter. Généralement, ces redressements concernent surtout les électeurs du Front national. Mais pas forcément. "Est-ce que les sondeurs corrigent également les résultats des autres candidats? On ne le sait pas", déplore Jean-Pierre Sueur.
 

Les méthodes utilisées, très différentes entre l'Ifop et la Sofres, peuvent aussi expliquer ce méli-mélo. Le sondage de l'Ifop a ainsi été réalisé sur internet, par questionnaire auto-administré auprès de 874 personnes. Un "rolling", une méthode qui consiste à actualiser par tiers l'échantillon tous les jours a également été appliqué. Le sondage Sofres, en revanche, a été réalisé par téléphone sur un échantillon de 1.000 personnes. Pour la profession, cette méthode est plus efficace : interrogés, les sondés ont moins le temps de réfléchir avant de donner leur réponse. Des éléments à garder à l'esprit à la lecture du prochain sondage...

sep_haut

  • franky37Le 15/03/2012 à 08h17

    Les instituts de sondage étant des entreprises commerciale, il est logique qu'ils fassent plaisir à leurs clients qui sont rois.

  • spounge_bobLe 15/03/2012 à 08h13

    C'est le principe d'un sondage. il est sensé représenter la population sur une toute petite proportion de gens. s'il est bien fait (!), il offre un résultat crédible.

  • lepatineur91Le 15/03/2012 à 07h38

    Les sondages ifop ou sofres sont des botes qui gagne de l'argent pour rien faire car toutes les personne soit disant sondes peuvent changer dans l'isoloir

  • 34caribouLe 14/03/2012 à 23h39

    Belle déduction d'une personne qui a les pieds sur terre

  • kokkor_hekkusLe 14/03/2012 à 21h17

    Les sondages de 2002 donnaient Lionel Jospin gagant...

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