Nicolas Sarkozy sur le plateau du 20 heures de France 2 (22 février 2012) © France 2Toujours à la traîne dans les sondages derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy est véritablement entré, mercredi soir sur France 2, dans le vif du sujet en ouvrant une séquence de sa campagne axée sur la question du travail. Avec un thème clair : faire en sorte que le travail "soit davantage rémunéré que l'assistanat", en prenant l'exemple du RSA. Il a par ailleurs renoué avec un des thèmes qu'il avait évoqués en pleine crise financière de 2008-2009 et promis de corriger le sentiment d'injustice des Français vis-à-vis des très hautes rémunérations. Mais outre ces thèmes de campagne, plus ou moins attendus, il s'est risqué sur un terrain plus personnel. Et notamment sur un épisode qui lui a valu beaucoup de reproches : celui de la "nuit du Fouquet's". Cette soirée passée dans ce restaurant chic des Champs-Elysée en compagnie de proches parmi lesquels figuraient des stars et des grands patrons, est depuis lors restée comme un des symboles d'une période "bling bling" que le président-candidat s'efforce de faire oublier.
"Si c'est la grave erreur qu'il faut que je confesse..."
Sur le plateau de France 2, la réticence à revenir sur cette fameuse soirée était perceptible. Au moment d'aborder le sujet, le ton de Nicolas Sarkozy s'est fait plus hésitant, haché, avant qu'il ne lâche, comme s'il s'arrachait cette première amorce de regret : "Bien sûr, si c'était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant, puisque ça a été vraiment le feuilleton". Mais il s'est aussitôt efforcé de relativiser cet épisode par rapport aux "scandales retentissants" qui ont secoué la Ve République. "J'aurai l'occasion d'en parler aux Français. Mais franchement, si après trois années de crise, cinq années de mandat, c'est la grave erreur qu'il faut que je confesse (...) quand je revois l'histoire de la Ve République, ce qui s'est passé avec un certain nombre de scandales retentissants, du Rainbow Warrior, de visites de chefs d'Etat français à des dictateurs, de réception de M. Jaruzelski ou de choses comme ça."
François Hollande a affirmé jeudi matin que les regrets exprimés par Nicolas Sarkozy l'avaient "touché", car il y avait "un côté petit garçon", "quelque chose d'émouvant". "Oui, ca m'a touché. Il y a un côté petit garçon qui vient de dire qu'il ne retournerait plus au Fouquet's la fois prochaine", a déclaré sur France Inter le député de Corrèze, interrogé sur cet erreur concédée mercredi soir par Nicolas Sarkozy. "Il a même balbutié, bafouillé. Il y avait quelque chose d'émouvant de celui qui était allé au Fouquet's il y a cinq ans et qui promettait de ne plus y revenir", a-t-il assuré. "Eh bien, il n'aura pas besoin d'y revenir, puisque j'espère qu'il ne sera plus président", a conclu François Hollande sur ce point.















ça ne poserait pas de problème s'il payait effectivement ces soirées. Mais quand on sait que l'argent vient également de l'état et non de l'argent de poche de M. Sarkozy, c'est normal que ça fasse réagir...
Sarkozy touche son salaire de l'état; au même titre que les emplois de la fonction publique, je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit d'aller au Fouquet's plus qu'un prof ? il n'a pas à s'excuser, par contre hollande oui, pour ses commentaires dignes d'un bac à sable mal fréquenté, et qu'il devrait prioritairement appliquer à lui même.
C'est le déclage entre le discoure du candidat se prétendant déjà "du peuple" et cette soirée qui est jugé par la soirée en elle même
Une chose est sûre c'est que les commentaires umpiste ne sont pas très aimés....ça reflète bien le degré d' impopularité de leur poulain...
Et vous allez le croire ???