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Quels bacheliers étaient nos candidats ?

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le 17 avril 2012 à 11h40 , mis à jour le 17 avril 2012 à 17h53.
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Des candidats passent le bac à l'oral en 1968, au lycée Montaigne à Paris / Crédits : AFP

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Dossier Election présidentielleRattrapage pour certains, mentions pour d'autres, les candidats à la présidentielle ont tous été confrontés à cette étape obligatoire. Alors que les lycéens se préparent pour leur bac, quels résultats ont eu nos candidats?

François Hollande

Le candidat socialiste a réussi de brillantes études. Tout d'abord pensionnaire au lycée Jean-Baptiste-de-la-Salle de Rouen (Seine-Maritime), il étudie ensuite au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) quand ses parents déménagent en région parisienne. Quel bac a-t-il obtenu, et avec quelle mention ? Mystère ! Au lycée Pasteur, on dit ne « plus avoir aucune trace » de son passage. La suite de son parcours scolaire est plus remarquée.  Il suit la « voie royale » : droit, HEC, Sciences Po Paris, ENA, d'où il sort septième de la promotion Voltaire.

Nicolas Sarkozy

Elève plutôt dissipé, le président-candidat obtient un  bac B (économique) au rattrapage en 1973. Il est alors scolarisé au Cours Saint-Louis de Monceau, un établissement catholique parisien,  le président se fait remarquer en séchant le catéchisme. Passé par le lycée Chaptal, situé dans le VIIIe arrondissement de Paris, il avait été renvoyé pour cause d'absentéisme et de désordre.  Après le bac Nicolas Sarkozy commence ses études de droit à l'université Paris X-Nanterre, où il obtient une maîtrise et un DEA de droit privé ainsi que son certificat d'aptitude à la profession d'avocat, de justesse, avec une note de 10/20. Le président passe ensuite deux ans à Sciences Po d'où il sort sans diplôme, pénalisé par une éliminatoire en anglais. Il devient ensuite avocat au barreau de Paris.

Jean-Luc Mélenchon

Né à Tanger (Maroc) en 1951, Jean-Luc Mélenchon arrive en France en 1962, où il poursuit sa scolarité. Elève au lycée Rouget de Lisle de Lons-le-Saunier (Jura), il obtient son bac en 1969. Il poursuit ses études supérieures à la faculté de lettres et sciences humaines de Besançon (Doubs), où il obtient une licence de philosophie, tout en travaillant en parallèle.

Marine Le Pen

La candidate du Front National obtient son bac B (ancien ES) en 1986, au rattrapage.  Elle garde un souvenir ému de ce passage obligé. "Je l'ai passé à Clamart et j'étais terrorisée, morte de trac. Je me souviens avoir eu 4 en philosophie sur un sujet qui m'inspirait pourtant : ‘Le citoyen a-t-il un droit de résistance ?' J'étais outrée de ma note et j'ai donc demandé à voir ma copie", confiait-elle au JDD.fr en juin 2011. Elle choisit d'étudier le droit à l'université Paris II-Assas où elle obtient une maîtrise de droit mention carrières judiciaires en 1990, ainsi que d'un DEA (Diplôme d'études approfondies) de droit pénal. Elle obtient ensuite son diplôme d'avocat en 1992, et s'inscrit au barreau de Paris. En 1998, elle rejoint le service juridique du Front national.

François Bayrou

C'est l'année du soulèvement étudiant que François Bayrou décroche le précieux sésame, en 1968.  Il passe alors un bac B (ancien ES) dans la ville de Nay, en Pyrénées-Atlantiques, dont il est originaire. Le président du Modem intègre ensuite une classe préparatoire littéraire (hypokhâgne et khâgne) , puis part étudier à l'université Bordeaux III, devenant agrégé de lettres classiques à l'âge de 23 ans. L'année où il finit ses études, son père meurt d'un accident de travail. Jeune professeur, François Bayrou travaille donc en parallèle dans l'exploitation familiale.

Eva Joly 

La magistrate effectue la première partie de sa scolarité en Novège, à Oslo, où elle a grandi. Elle y obtient le Vitnemal, le certificat d'étude délivré après les dix années de scolarité obligatoire. La candidate d'Europe Ecologie Les Verts arrive ensuite en France, à 18 ans, et enchaîne divers jobs comme jeune fille au pair, dactylo ou encore couturière à domicile. Elle reprend ensuite ses études. Après une licence de droit et un DEA (Diplôme d'études approfondies) de sciences politiques, elle devient conseillère juridique à l'hôpital d'Etampes (Essonne), avant d'être diplômé de l'Ecole nationale de la Magistrature, en 1981.

Philippe Poutou

Après avoir raté son bac mécanique, Philippe Poutou sort du système scolaire sans diplôme. Il rate ensuite le diplôme de La Poste. Le candidat du NPA enchaîne ensuite les petits boulots : intérimaire, surveillant de collège... Philippe Poutou décroche par la suite  un CDI dans l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) où il exerce toujours.

Jacques Cheminade

Le candidat de Solidarité et Progrès passe toute sa jeunesse en Argentine, où il est né, et obtient son bac en 1958 au collège français de Buenos Aires. Puis il part faire ses études supérieures en France, où il suit le parcours "classique" des hommes politiques : HEC (1963), licence de droit (1965) puis l'ENA (1969) où il fait partie de la promotion Jean Jaurès.

Nathalie Arthaud

Originaire de la Drôme,Nathalie Arthaud, est d'abord pensionnaire au lycée Lumière de Lyon. Elle y suit la section sport-études en aviron. La candidate de Lutte ouvrière entame ensuite des études d'économie, matière dont elle est agrégée à l'âge de 30 ans. La benjamine des candidats n'a pas quitté le lycée puisqu'elle enseigne l'économie et la gestion au lycée Le Corbusier à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Nicolas Dupont-Aignan

Le candidat de Debout la République est titulaire d'un bac C (ancien bac S) obtenu en 1980. Il suit lui aussi une voie plutôt prestigieuse. Diplômé de Sciences Po Paris en 1982, le candidat de Debout la République obtient ensuite une licence en droit en 1984.. En 1985, il obtient un DESS (Diplôme d'études supérieures spécialisées) de gestion financière. Enfin, il est diplômé de l'ENA promotion Liberté, égalité, fraternité.

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  • shooby02470 : Pour en revenir à Einstein, s'il n'était pas un cancre, mais lors d'une exposition temporaire dédiée à son égard à Bern il y a quelques années, il a été dit qu'il avait des difficulté scolaires (en orthographe) car s'il était un génie, une étude approfondie de la structure du cerveau a révélée que la scissure de Sylvius présente une inclinaison particulière, augmentant la taille de la zone du raisonnement abstrait au détriment de la zone du langage, cette "malformation" du cerveau ayant pour conséquence qu'il avait des difficultés à communiquer. Or dans un système éducatif quand tu n'est pas "normal" tu va facilement en échec scolaire et tu est écarté.

    Le 18/04/2012 à 14h24
  • midi52 : Le rêve, c'est la nuit, ou effectivement dans le brouillard du programme de Le Pen. En aucun cas en philosophie. C'est la réflexion et l'abstraction des concepts. Par exemple, une action juste peut-elle être universelle? Si l'on tue quelqu'un, c'est bien ou c'est mal? Ca dépend. A l'armée, c'est bien et on peut même recevoir des médailles. Dans la société civile, c'est mal, et avec Marine Le Pen, on vous tue. On rend le mal par le mal. ETC. Passionnant, non? Mais Marine n'avait pas besoin d'une bonne note en philo, le portefeuille de son papa a fait le reste pour la suite de ses études. La pauvre.

    Le 18/04/2012 à 11h16
  • geraldineand : Marine LEPEN à eu 4 en Philosophie ? TANT MIEUX ! On à besoin de quelqu'un de réaliste et non pas de rêveur au pouvoir !

    Le 18/04/2012 à 03h30
  • norm8739 : Marrant de voir les socialos s'autoproclamer vainqueurs, plus intelligents que tous et j'en passe... à croire que l'humilité n'existe pas dans leur bulle...

    Le 18/04/2012 à 01h28
  • norm8739 : Ne vous en faîtes pas l'électorat de droite se porte bien et gagne bien sa vie, pas la peine d'être jaloux...

    Le 18/04/2012 à 01h26
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