Les candidats déclarés fin 2011 à la présidentielle de 2012 (Jean-Pierre Chevènement, Christine Boutin, Hervé Morin et Frédéric Nihous se sont retirés) © Montage TF1 NewsCombien y aura-t-il de candidats sur la ligne de départ ? Le suspense prendra fin ce vendredi. Les candidats ont jusqu'à 18h pour déposer au Conseil constitutionnel les 500 signatures d'élus nécessaires pour pouvoir se présenter à la présidentielle.
Corinne Lepage, présidente de Cap 21 et Dominique de Villepin, leader de République solidaire rencontraient, cette semaine encore, des difficultés à réunir les précieux sésames. Mardi, ce dernier avait indiqué avoir "passé la barre des 460 parrainages" et déplorait et démentait les rumeurs annonçant son ralliement à Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant. Invité du journal de France 2 jeudi soir, l'ancien premier ministre, qui a décroché "lui-même" son téléphone pour convaincre les maires de lui accorder leur paraphe, a dû se rendre à l'évidence : il ne pourra pas déposer sa candidature. "Il reste encore une journée, mais sauf miracle républicain je n'aurai pas les parrainages requis", a déclaré l'ex-Premier ministre. Ironie du sort, le QG du candidat a été victime d'une panne de téléphones jeudi alors que les militants s'activaient pour décrocher les derniers parrainages pour leur champion.
Poutou en sera
Mercredi soir, Corinne Lepage a elle aussi dit avoir dépassé les 460 signatures. "J'ai bon espoir, car toute la journée j'ai été au téléphone", a déclaré la présidente de Cap 21, invitée du Grand Journal de Canal+ mercredi soir. Va-t-elle vraiment y parvenir ? "Oui... (enfin) on va voir hein. Mais j'espère bien", a dit la candidate. Bluff ou non, un inconnu du grand public, François Amanrich, a dit jeudi qu'il lui manquait 7 parrainages pour se présenter. Son programme ? Désigner les élus par tirage au sort, un système qu'il appelle la "clérocratie".
Marine Le Pen, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan, qui disaient rencontrer des difficultés à réunir 500 signatures, ont tous trois annoncé mardi qu'ils étaient arrivés au bout de leurs peines. "J'ai mes 500 signatures", a dit mardi la candidate frontiste sur ses terres électorales d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, "à l'issue d'un dur combat que nous avons gagné". Philippe Poutou a quant à lui déposé vendredi ses parrainages. Le candidat d'extrême-gauche a dit sa "fierté" de pouvoir participer à l'élection présidentielle pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), en déposant ses 572 signatures d'élus au Conseil constitutionnel. De son côté, le candidat de Debout la République, crédité d'1% des voix, a annoncé avoir déposé jeudi 708 parrainages au Conseil constitutionnel.
Jeudi soir, c'est le Front de gauche qui a annoncé que près de 1100 signatures d'élus avaient été recueillies par Jean-Luc Mélenchon, soit plus du double des 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle.
Entre 4500 et 5000 parrainages pour Hollande
Eva Joly a déposé jeudi 639 signatures au Conseil constitutionnel, accompagnée de Cécile Duflot. La candidate d'EELV, entourée de nombreux responsables et élus écologistes pour couper court à toute rumeur de retrait, a déclaré : "Je vous avais promis que je serai présente au rendez-vous de la présidentielle. C'est aujourd'hui le cas. Je tiens mes engagements envers et contre tout comme je les ai tenus tout le long de ma vie. L'écologie sera présente le 22 avril. Les citoyens pourront choisir un bulletin de vote Eva Joly". Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, a été la première à déposer ses signatures le 7 mars. Le fondateur du parti Solidarité et progrès, Jacques Cheminade, déjà candidat en 1995, lui a emboîté le pas le lendemain.
Qu'en est-il des "mastodontes" de la compétition ? François Hollande, François Bayrou et Nicolas Sarkozy devraient déposer leurs signatures dans la journée. En début de journée, le PS a toutefois commencé à donner des indices : Entre 4500 et 5000 parrainages d'élus ont été réunis pour la candidature de François Hollande à l'Elysée, a indiqué vendredi son mandataire Daniel Vaillant (PS), en allant les remettre au Conseil constitutionnel.











