le 19 février 2012 à 15h47
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, mis à jour le 19 février 2012 à 18h56

Peuple, immigration, proportionnelle : ce qu'a dit Sarkozy à Marseille

Le candidat de la droite a tenu à Marseille son premier grand meeting de campagne, accusant François Hollande de ne pas "aimer la France" et fustigeant "une petite élite contre le peuple".

Lors de son premier grand meeting de campagne, dimanche à Marseille, le candidat de l'UMP a lancé un plaidoyer pour la France, défendu son bilan, ses réformes.Lors de son premier grand meeting de campagne, dimanche à Marseille, le candidat de l'UMP a lancé un plaidoyer pour la France, défendu son bilan, ses réformes. © AFP

Sur l'air de "quand on aime la France...", Nicolas Sarkozy a durci le ton dimanche à Marseille et accusé, sans jamais le nommer, François Hollande, de ne pas "aimer la France" ou de mentir aux Français, lui se présentant en candidat du "peuple contre les élites". Devant plus de 10.000 partisans survoltés, le Premier ministre, François Fillon, le patron de l'UMP, Jean-François Copé, et son épouse, Carla, le  président candidat a repris le ton très offensif inauguré jeudi lors de sa première sortie à Annecy pour dénoncer pendant près d'une heure la "faiblesse", les "mensonges" et le manque de "courage" de son rival. Même s'il a assuré souhaité "un débat d'une certaine tenue", Nicolas Sarkozy a longuement opposé sa politique, expression de son "amour de la France", aux propositions de son rival socialiste, reflet d'un candidat qui ne l'aime pas.
 

 "Aimer la France, c'est refuser d'accepter les 35 heures (...) c'est refuser de promettre la retraite à 60 ans (...) c'est refuser d'augmenter les dépenses et d'augmenter les impôts en pleine crise de la dette (...) c'est refuser d'aborder l'immigration par la seule posture idéologique", a-t-il lancé. "Quand on aime la France, on n'est pas du côté de ceux qui, pour défendre leurs intérêts, bloquent le pays et prennent les Français en otage (...) on a l'obsession de ne pas l'affaiblir (...) on dit la vérité aux Français sur ce que l'on veut faire, sinon on jette le discrédit sur la parole publique", a poursuivi le chef de l'Etat sous les applaudissements.

Contre "les corps intermédiaires"
 
Comme il l'avait fait à Annecy, Nicolas Sarkozy, qui s'est refusé à le nommer, a accusé François Hollande de double discours sur la finance, d'avoir "fait semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris". "Où est la vérité quand on dit tout et son contraire ?", a-t-il demandé.
 
Comme en Haute-Savoie encore, le candidat de l'UMP a fustigé l'accord électoral PS/EELV sur la réduction de la part du nucléaire en estimant qu'il équivalait à "voler le travail des ouvriers" de la centrale de Fessenheim "pour glaner quelques voix sur le tapis vert des négociations partisanes". A l'inverse, le président a insisté sur son bilan "courageux" face aux crises qui ont marqué son mandat. "La France a résisté, la France a tenu et les Français ont fait face (...) nous avons réussi à éviter la catastrophe", a-t-il répété à plusieurs reprises en renvoyant ceux qui en doutent aux situations de l'"ouvrier grec" ou du "chômeur espagnol".µ

"Une dose de proportionnelle"
 
S'il a reconnu que leurs effets avaient été "masqués par les dégâts de la crise", le président a également assuré que ses nombreuses réformes avaient permis à la France de "renouer avec ses valeurs", énumérant "travail", "effort", "courage", "intelligence", "responsabilité et autorité". Nicolas Sarkozy est également revenu sur sa volonté d'imposer, en cas de victoire, un référendum sur l'indemnisation et la formation des chômeurs et la lutte contre l'immigration illégale. "Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d'une petite élite contre le peuple", a-t-il assuré en fustigeant "ceux qui pensent que se tourner vers le peuple c'est du populisme". Parmi ces élites, il a critiqué les banquiers et patrons qui ont "trahi" les valeurs qu'ils devaient défendre en s'accordant des rémunérations qui "défient le sens commun".
 
 Dans la foulée, le chef de l'Etat a porté le fer contre les corps intermédiaires. "Ce ne sont pas les Français qui sont rétifs aux réformes mais les corps intermédiaires qui n'aiment rien tant que l'immobilisme", a-t-il lancé.  "Quand on aime la France, on n'est prisonnier d'aucun groupe de pression, d'aucun syndicat, d'aucune clientèle, d'aucune communauté", a-t-il ajouté.   Au nom du même respect du "peuple", Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour l'instauration "à la marge" d'une dose de proportionnelle pour les législatives, jugeant que le mode de scrutin actuel, majoritaire à deux tours, tenait "à l'écart" de l'Assemblée nationale de "grands courants de notre vie politique", allusion au Front national.
  

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  • shooby02470Le 09/03/2012 à 13h17

    En effet robert, la droite bosse .. et on l'a vu bosser. Plus jamais ça

  • a1n2n2e3Le 20/02/2012 à 16h56

    @drimup : comme le vôtre ! Signé : une Normande .

  • robert51Le 20/02/2012 à 14h39

    Disons que la droite bosse ....tandis que la gauche (fonctionnaires et enseignants)a bien + de temps disponible pour consulter internet à toute heure !!!!! CQFD

  • robert51Le 20/02/2012 à 14h37

    Certainemant pas vous ....trop étroit d'esprit , ça c'est sûr !!!!!

  • kosotto1Le 20/02/2012 à 14h17

    Drimup : vous vous fichez des sondages quand ils ne vont pas dans votre sens ! Quant à Loava, elle s'est un jour vantée que les gens de droite faisaient de grandes études et passaient leur temps à bosser pendant que ceux de gauche attendaient leurs allocations. C'est pourquoi je me permets de la reprendre car avec tant d'années d'études, on ne fait pas de fautes du niveau primaire non ?

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