le 24 février 2012 à 09h54
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, mis à jour le 24 février 2012 à 10h01

Sarkozy : les agriculteurs "ne sont pas les ennemis de l'environnement"

Dans un entretien à la presse agricole, le candidat UMP estime que le principal chantier du secteur est de "résoudre le problème extrêmement agaçant des normes, des contrôles" imposés aux agriculteurs.

Nicolas Sarkozy visitant une exploitation agricole, le 15 mars 2011.Nicolas Sarkozy visitant une exploitation agricole, le 15 mars 2011. © TF1 News

A la veille du Salon de l'Agriculture, Nicolas Sarkozy soigne sa cote auprès des travailleurs de la terre. Dans un entretien à Agra-Presse et l'hebdomadaire La France agricole, le candidat UMP à la présidentielle juge qu'il y a "trop de suspicions à l'endroit des agriculteurs". "Ils ne sont pas  les ennemis de l'environnement, de la nature. Bien au contraire ! Tout  agriculteur tire ses ressources de cet environnement et de la nature. Son intérêt est de les préserver", estime le président candidat.

Nicolas Sarkozy souhaite "résoudre le problème extrêmement agaçant des normes, des contrôles". "Cela ne veut pas dire qu'il faut les supprimer, mais la  simplification des règles est un chantier en soi", a-t-il dit. "Ce qui pose problème, ce sont les contrôles tatillons sur des textes  parfois difficiles voire impossibles à appliquer, et pouvant donner lieu à interprétation. Il faut absolument que les administrations de l'Agriculture et de l'Environnement dialoguent pour appliquer les normes", plaide le président, en citant la politique de l'eau. "Je continue à penser qu'il faut des règles environnementales, c'est l'intérêt des agriculteurs mais en même temps il faut comprendre que les agriculteurs doivent pouvoir se battre sur les marchés mondiaux et ne pas leur imposer des contrôles qui prennent la forme de tracasseries administratives auxquelles personne ne comprend rien", poursuit-il.
 
Règles environnementales trop "tatillonnes"
 
Le candidat Sarkozy a également tenu à rassurer les agriculteurs qui ont  été troublés par le choix de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet pour occuper les fonctions de porte-parole de sa campagne. "Ils auront certainement noté que j'ai demandé à François Fillon de prendre  en charge son ministère, ce qui est un signe", plaide-t-il, "Nathalie  Kosciusko-Morizet est quelqu'un de très intelligent, ouvert, ayant parfaitement  géré son ministère et qui est tout le contraire d'une personne sectaire".

Avant d'entrer dans la course à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises dénoncé les règles environnementales trop "tatillonnes" imposées aux  agriculteurs, l'une des catégories professionnelles réputées proches de l'UMP. En clôturant le salon de l'agriculture 2010, il avait jugé que les  questions de l'environnement "ça commence à bien faire", provoquant la colère des écologistes. En janvier, il avait déploré que "n'importe quelle association qui veut empêcher un maire, un élu, une initiative peut le faire".

sep_haut

  • clementine1218Le 25/02/2012 à 02h04

    En attendant Sarkozy a 65 % des intentions de vote des agriculteurs , Hollande 4 %.

  • kosotto1Le 24/02/2012 à 23h32

    Vous savez il n'est plus à une incohérence près ! c'est même sa marque de fabrique !

  • gabin250Le 24/02/2012 à 18h15

    J'aime bien Sarkozy, il dit qu'il faut alléger les contrôles... mais c'est bien la droite qui est au pouvoir depuis 10 ans qui les a instaurés ces contrôles...non????

  • lerocpondy56Le 24/02/2012 à 16h01

    Lerocpondy56 Les principaux axes de ce qu'écrit Nicolas Sarkozy actuellement sont pertinents car ils consistent en une orientation qui serait un juste rééquilibrage : Tous ceux qui connaissent au moins un minimum les réalités des professions agricoles ( ce qui exclue forcément les bobos-écolos- théoriciens purs de la rive gauche médiatico-caviar parisienne qui monopolisent voire confisquent quasiment l'expression publique )savent qu'à l'heure actuelle les "productivistes -intégristes" sont devenus très minoritaires et que la plus grande partie des agriculteurs français font , au mieux, entre les contraintes financières et techniques ( cf traçabilités , normes environnementales de plus en plus strictes - en France surtout !!! - , aptitude à dégager un revenu même pas décent mais minimum pour eux et leurs familles - Sauf pour quelques types de productions,- on est parfois loin en dessous du SMIC pour 80 h et non 35 h hebdo!!! ) , enserrement entre la grande distribution qui veut des prix toujours plus bas et les consommateurs qui veulent toujours de la bonne qualité alimentaire -ce qui entraîne forcément des coûts de productions plus élevés - .... Alors , c'est vrai : Il y a encore des choses à adapter , à améliorer ( cf l'effet désastreux des algues vertes sur certaines plages bretonnes ) et tout ne peut pas être fait en 2 ans ( même avec la gauche au pouvoir !) sauf à faire exploser donc à faire disparaître la plupart des agriculteurs français (ce qui se produirait avec les écologistes éventuellement en charge un jour de ce secteur!) . Donc améliorons encore ce qui peut l'être et , par exemple, du côté des producteurs , un allègement de 50% des paperasseries administratives ( la France s'informatise, non ?) et d'autant des "préjugés de paysans-pollueurs inconscients" systématiques , ce serait déjà deux points de départ intéressants : Conclusion , Ce que dit Nicolas Sarkozy ici n'est certes pas suffisant mais c'est déjà 2 bonnes approches pour un avenir plus supportable pour ces professions tout en facilitant à la France et aux Français une poursuite de progrès entre agriculture , environnement et un bon niveau global de sécurité alimentaire qualitative .

  • al4az13Le 24/02/2012 à 15h42

    Un petit peu beaucoup.....

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