Festival de Cannes
le 07 mars 2012 à 00h38
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, mis à jour le 07 mars 2012 à 17h34

Sarkozy prend la main dans son duel avec Fabius

Le président-candidat et l'ancien premier ministre socialiste, soutien de François Hollande, ont débattu mardi soir dans Des Paroles et des Actes sur France 2. Crispé, Laurent Fabius n'est pas parvenu à prendre l'avantage sur un Nicolas Sarkozy lâchant ses coups.

Laurent Fabius et Nicolas Sarkozy dans des Paroles et des actes mardi 6 février 2012 sur France 2. Laurent Fabius et Nicolas Sarkozy dans des Paroles et des actes mardi 6 février 2012 sur France 2.
Contrat rempli pour Nicolas Sarkozy dans son premier duel télévisé avec un opposant depuis 2007. Le président-candidat a en effet pris la main lors du débat avec Laurent Fabius sur France 2, ce dernier pêchant par excès de confiance. Accusé par l'ancien premier ministre de se livrer à "des accusations sans fondement" et "violentes" contre François Hollande, Nicolas Sarkozy, bien décidé à en découdre, a vertement renvoyé son interlocuteur à des propos pas si lointains contre le candidat PS à l'Elysée. "En 2011, vous avez dit "Franchement vous imaginez François Hollande président de la République', vous trouvez que c'est plus aimable ?", a lancé le président-candidat, en rappelant aussi "des jugements cruels et brutaux" du député de Seine-Maritime comparant le député de Corrèze à "une fraise des bois". "Je n'ai pas eu toujours de bons rapports avec François Hollande, ce n'était pas mon candidat au départ", fut obligé de concéder Laurent Fabius, qui s'est rallié à la candidature de l'ancien Premier secrétaire du PS après avoir ardemment soutenu celle de DSK.

"J'ai du respect pour vous mais je n'ai pas beaucoup de leçons de style à recevoir de quelqu'un qui militait pour que Dominique Strauss-Kahn soit le prochain président de la République française",
a même osé Nicolas Sarkozy sur la fin, visiblement exaspéré par certaines attaques de Laurent Fabius. "Bravo pour votre élégance", a répliqué l'intéressé. "Evidemment, quand on parle de vous et de vos amis, on est inélégant, quand c'est de moi, c'est de la démocratie", lui a rétorqué Nicolas Sarkozy. "Je n'ai jamais été un homme de clans", "je n'ai jamais menti dans l'exercice de mon mandat", et je vous demande de comprendre que "cette période était la plus difficile", a affirmé le président-candidat, gonflé à bloc.


Contre "les donneurs de leçons de vertu", il s'est targué notamment d'avoir fait adopter les "questions prioritaires de constitutionnalité" et d'avoir fait entrer "la Cour des comptes à l'Elysée" pour en contrôler les comptes alors que les socialistes se sont, selon lui, "accommodés d'une présidence opaque". "Une partie des élites n'était pas prête à voir l'élection d'un président comme moi. Je n'ai pas fait l'ENA, je n'appartiens pas à ces clubs", a asséné à son contradicteur énarque celui qui tente d'être le candidat de "la majorité silencieuse, du peuple".
"Vous êtes drogués à la dépense publique"


Les deux hommes se sont également livrés à une bataille de chiffres, principalement sur le chômage et le pouvoir d'achat, partie du débat où Laurent Fabius fut plus incisif. Dans ces deux domaines, "je dirai d'une manière résumée : votre politique, votre bilan, c'est votre boulet", a-t-il proclamé, avec une bonne formule mais qui faisait un peu trop préparée face à un Nicolas Sarkozy bondissant sur chaque balle. "Tout le monde sait que la situation de l'emploi en France est dramatique" et qu'"il n'y a pas eu de progression du pouvoir d'achat". Le président a alors défendu son bilan. "Ce qui m'étonne dans tout cela c'est que l'on puisse, en 2012, avec la crise que nous connaissons, faire un projet sans dire aux Français qu'on fera une seule économie, qu'on peut faire comme si tout allait bien. Vous êtes drogué à la dépense publique !", s'est exclamé Nicolas Sarkozy, en critiquant le projet Hollande. Au terme d'un débat tendu, Laurent Fabius, souvent débordé, n'est pas parvenu à mettre vraiment en difficultés le candidat de la droite. Le téléspecteur retiendra ainsi peut-être cet instant curieux où David Pujadas proposa au dirigeant socialiste d'aborder un nouveau thème, et Laurent Fabius de perdre un peu le fil du débat : "je ne sais pas, qu'est-ce qui vous intéresse ?"

sep_haut

  • draneil76Le 10/03/2012 à 17h05

    Je n'est aucune confiance en Sarkozy,c'était avant qu'il fallait y pensé!!

  • redsilverLe 08/03/2012 à 15h50

    Fabius a largement gagné. Sarkozy a multiplié les mensonges mais cela ne semble pas déranger certains.

  • mirma88Le 08/03/2012 à 09h24

    Bravo M SARKOZY continuer! vous avez raison courage!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • kosotto1Le 08/03/2012 à 08h19

    Drimup : c'est sans doute parce que je m'impatiente de cette fameuse remontée dans les sondages que vous nous annoncez depuis des mois et qui commence à ressembler à l'arlésienne ! Gillou : détrompez vous, c'est très important l'étincelle dans le regard !

  • stephany23Le 08/03/2012 à 08h10

    Excellent M. Sarkozy, continuez.... Bravo !!! et bon courage...!

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