Par le 19 février 2012 à 19h22
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, mis à jour le 19 février 2012 à 19h28

Sarkozy promet une dose de proportionnelle, Bayrou parle de "leurre"

Le chef de l'Etat s'est prononcé dimanche à Marseille pour l'instauration d'une dose de proportionnelle pour les législatives, réclamée avec insistance par le MoDem et le FN, mais les candidats des deux partis ont aussitôt dénoncé une manoeuvre.

Assemblée nationale le 12 juillet 2011.
Assemblée nationale le 12 juillet 2011. / Crédits :
Assemblée nationale le 12 juillet 2011.Assemblée nationale le 12 juillet 2011.

Nicolas Sarkozy s'est prononcé dimanche à Marseille pour l'instauration d'une dose de proportionnelle pour les législatives, réclamée avec insistance par le MoDem et le FN, mais les responsables des deux partis ont aussitôt dénoncé une manoeuvre. Lors de son premier grand meeting de campagne, le président-candidat a évoqué la question alors que la majorité des responsables UMP, à l'instar du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, et le secrétaire général du parti présidentiel Jean-François Copé, défendent bec et ongles le scrutin actuel majoritaire uninominal à deux tours.
 
Mais alors que tous les sondages le donnent perdant face à son rival socialiste François Hollande, Nicolas Sarkozy a besoin, pour le second tour de la présidentielle, de pouvoir compter sur le candidat centriste François Bayrou et sur celle du Front national, Marine Le Pen. Or la proportionnelle est une des demandes récurrentes du MoDem et du FN, mais également des écologistes, et François Hollande a inscrit la mesure dans son projet. En 2007, Nicolas Sarkozy l'avait déjà évoquée, mais de manière plus floue, s'engageant simplement à en étudier la possibilité.

Est-ce possible dès juin ?
 
Là, à Marseille, le candidat UMP s'est prononcé pour une instauration "à la marge" de la proportionnelle "pour que tous les grands courants politiques puissent avoir des parlementaires"."J'ajoute qu'il faudra engager sans tarder avec toutes les formations politiques un dialogue pour arriver à réduire le nombre de nos parlementaires de façon consensuelle et républicaine", a-t-il dit. Interrogé par l'AFP, François Bayrou a jugé immédiatement qu'il s'agissait d'un "nouveau leurre", ajoutant à propos de la proportionnelle "à la marge": "la charité à quelques sièges, merci beaucoup". "Je le remercie, je viens de perdre cinq ans, il avait fait la même proposition en 2006 ! Les Français ne seront pas dupes de cette énième promesse non-tenue", a réagi Marine Le Pen.
 
Le Nouveau centre, le Parti radical et Christine Boutin, tous alliés à M. Sarkozy, ont applaudi. A l'UMP, certains ont expliqué dimanche à l'AFP que le président-candidat avait l'intention, en cas de victoire en mai, d'appliquer cette mesure pour les législatives de juin, en affirmant que c'était possible techniquement. François Bayrou, lui, n'y croit pas. "Il est évidemment impossible de réaliser cette réforme pour le mois de juin", a-t-il dit, en mettant en avant "les usages républicains" qui "n'autorisent pas jusqu'à maintenant de changer le mode de scrutin quelques semaines avant une élection". Mais dans le parti majoritaire, on lui objecte qu'il s'agit là d'une "règle" et non pas d'une loi.

Des spécialistes du Parlement, interrogés par l'AFP, ont relevé que cette règle n'avait "jamais été transgressée". "Inimaginable", ont-il ajouté, estimant que réunir le Parlement et redécouper les circonscriptions électorales alors que le nombre de parlementaires est désormais inscrit dans la Constitution, et cela avant juin, était "impossible". Une analyse partagée par François Hollande, qui a observé que durant son quinquennat Nicolas Sarkozy n'avait fait aucun geste en faveur de la proportionnelle. Les législatives sont prévues les 10 et 17 juin prochain. A l'UMP, on a fait valoir que l'application d'une dose de proportionnelle dès juin avait été étudiée mais n'avait pas été retenue par le chef de l'Etat "pour l'instant".
 

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  • modigliani11Le 20/02/2012 à 11h45

    De toute façon maintenant ils seront contre la proportionnelle puisque Sarkosy est pour, c'est comme Hollande chaque fois que Sarkosy propose quelque chose il est contre, même s'il pense que c'est bien.

  • kosotto1Le 20/02/2012 à 11h33

    Rectification : "j'ai fourni "!

  • avecsarko30Le 20/02/2012 à 10h24

    Mme Soleil a (re-)parlé.

  • avecsarko30Le 20/02/2012 à 10h23

    Mais vous n'avez pas fait d'erreur en 2007 si vous avez voté Sarkozy. Regardez où en est l'Espagne.

  • kosotto1Le 20/02/2012 à 10h21

    Oui Rose-Marie et pas seulement en ce domaine. Il veut faire croire à ses électeurs de droite qu'il va traiter du problème de l'immigration parce que ses électeurs de droite souhaitent cela. Mais pendant ce temps en 2010 l'immigration a augmenté de 10,6% (j'ai fournie des chiffres précis sur une autre page et ils sont vérifiables) ou alors il dit avoir l'homophobie en horreur mais il est contre le mariage homosexuel et bien d'autres choses encore ! Il n'a aucune conviction, ce n'est qu'un opportuniste qui prend des décisions en fonction des desiderata de l'opinion publique.

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