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Les candidats face aux policiers en colère


le 26 avril 2012 à 12h53 , mis à jour le 26 avril 2012 à 18h47.
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4min
police champs-elysées

Manifestation de policiers sur les Champs-Elysées le 25 avril 2012 après la mise en examen d'un des leurs. / Crédits : AFP

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Dossier Election présidentielleLe président-candidat a proposé, lors d'un meeting en Seine-Saint-Denis jeudi, que le droit de la légitime défense intervienne dans un sens plus protecteur pour les fonctionnaires de police. François Hollande, qui leur a également exprimé sa solidarité, reçoit une délégation de policiers à son QG.

Campagne présidentielle oblige, les deux candidats qui s'affronteront au second tour n'ont pas tardé à s'emparer de la polémique née après la mise en examen d'un policier pour homicide involontaire en Seine-Saint Denis. Plusieurs syndicats de police étaient reçus jeudi vers 18h par François Hollande à son QG parisien. Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance, a indiqué à son arrivée qu'il souhaitait la même prise de position de la part du candidat socialiste que celle adoptée par Nicolas Sarkozy.

Le président-candidat a ainsi demandé, en meeting au Raincy, une "évolution" juridique dans un sens "plus protecteur" et une "présomption de légitime défense" pour gendarmes et policiers. Cette présomption de légitime défense avait été demandée un peu plus tôt par Alliance et par Marine Le Pen. C'est d'ailleurs une vieille proposition du FN. Le candidat socialiste a préconisé pour sa part que les policiers bénéficient dans de telles circonstances d'une "protection administrative" et ne perdent pas leur salaire. "Je sais qu'ils font un travail très difficile, notamment dans un certain nombre de quartiers dans nos villes, notamment en Seine-Saint-Denis, travail qui peut les conduire à se mettre eux-mêmes en danger lorsqu'ils poursuivent des malfaiteurs qui sont prêts à tout", avait indiqué le candidat PS depuis les locaux du quotidien L'Equipe.

Au Raincy, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy avait avait exprimé sa "confiance", son "soutien" et sa "compréhension" aux collègues du policier mis en examen après la mort d'un malfaiteur, un épisode qui avait conduit la veille des dizaines de véhicules de police à exprimer leur ras-le-bol sur les champs Elysées. "Je ne juge pas la justice (...) mais en tant que chef de l'Etat j'ai à défendre l'honneur de fonctionnaires lorsqu'ils sont mis en cause", avait déclaré Nicolas Sarkozy. "Après, que la justice dise le droit et nous nous inclinerons." Le président-candidat avait aussi reçu à la mairie du Raincy une délégation de policiers. La rencontre, qui n'était pas publique, s'était achevée peu après 14 heures.
 
 
"Urgent" de "renforcer" le service public de sécurité
 
Une nuance de taille toutefois dans le soutien apporté aux policiers : quand le président-candidat pointait, indirectement, le rôle de la justice, le policier en cause étant accusé "d'homicide volontaire", le candidat socialiste, lui, a plutôt souligné les difficultés de la police dues au manque de moyens. "Je veux leur dire ma compréhension par rapport à leur colère, de voir leurs moyens réduits", a ainsi déclaré le député de Corrèze. "En même temps, il y a l'indépendance de la justice, elle est là, personne ne peut la mettre en cause et encore moins celui qui se présente au suffrage des Français pour être leur prochain président de la République". Et de rappeler que lors d'une mise en examen, c'est la "présomption d'innocence qui demeure". Claude Bartolone, président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a déclaré pour sa part qu'il "comprend la colère, la frustation" des policiers, jugeant "urgent" de "renforcer" le service public de sécurité.
 
Le Front National, pour sa part, n'a pas fait dans la nuance, en s'en prenant frontalement aux juges. "Clairement, les magistrats dévoyés du tribunal de Bobigny ont appliqué l'adage de toujours du Syndicat de la magistrature : soyez pour le criminel, contre la victime et contre le policier", a écrit l'un des vice-président du FN, Wallerand de Saint-Just, en assurant que "Marine Le Pen et le Front National sont solidaires des policiers qui manifestent contre les mesures qui frappent leur collègue de Seine-Saint-Denis".
 
La qualification d'homicide volontaire avait en fait été contestée dès la veille par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. "Nous ne pouvons pas accepter qu'un policier soit d'abord blessé avant d'être en mesure juridiquement de riposter", avait-il déclaré. "Le fonctionnaire en cause a été mis en examen pour homicide volontaire. J'espère que le parquet fera appel de cette qualification et l'administration apportera tout son soutien juridique au policier mis en examen".

Commenter cet article

  • jpsmumu : Allons Marine-2012,réagissez ! venez avec nous,pas avec ces socialos !!!

    Le 27/04/2012 à 08h23
  • benefique33 : En FRANCE il y a une justice pour tous, en aucun cas elle ne doit etre ceder à la pression, une légitime defense avec une balle dans le dos, ça demande quand meme un minimum d'investigations...

    Le 27/04/2012 à 06h30
  • chelly808 : J'aime cet engagement! Les Francais auront ce qu'ils meritent n'est-ce pas?

    Le 27/04/2012 à 03h02
  • tabatha66 : En clair, hollande surfe encore sur une vague en ne disant rien et en ne décidant rien non plus!...

    Le 26/04/2012 à 23h30
  • erleg71 : Il va être président. Vous en doutez encore ? rendez-vous le 6 mai au soir.

    Le 26/04/2012 à 23h16
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