François Hollande en meeting à Périgueux (Dordogne), le 4 mai 2012. © LCIAprès un premier meeting vendredi en Moselle, où le Front national a fait des scores plus élevés que le PS au 1er tour, François Hollande a conclu sa dernière journée de campagne en soirée dans le sud-ouest à Périgueux (Dordogne). L'occasion de lancer un dernier appel à la mobilisation pour le député de Corrèze qui a demandé aux électeurs de ne pas "commettre l'erreur de croire que les jeux seraient déjà faits", affirmant qu'il n'était "sûr de rien". Tout en invitant à "tourner plusieurs pages", dont celle du quiquennat.
De fait, l'écart semblait se resserrer vendredi entre Nicolas Sarkozy et son opposant de gauche. A deux jours du second tour de la présidentielle, l'écart en intentions de vote se réduit entre François Hollande (52%) et Nicolas Sarkozy (48%), les deux hommes n'étant plus séparés que par 4 points contre 10 points à la fin de la semaine dernière, selon l'enquête en continu Ifop-Fiducial pour Paris-Match.
De quoi battre le rappel des troupes. "C'est vrai que vous êtes confiants, je le sens bien, que vous voulez gagner", a-t-il lancé de son estrade, devant environ entre 5 à 6000 personnes (selon les organisateurs) réunies en plein air place Robert Badinter à Périgueux. "Je ne veux pas être le rabat-joie, mais ne commettez pas cette erreur qui pourrait être fatale de penser que les jeux seraient déjà faits, (... ) qu'en définitive, nous pourrions nous passer de nous déplacer" dimanche, a affirmé le candidat PS à l'Elysée.
"Tourner la page du 21 avril"
Le député de Corrèze, qui entend "tourner plusieurs pages", dont "la page du quinquennat, de 10 ans de droite, et du 21 avril 2002", a assuré qu'après dimanche, s'il était élu, "il n'y aurait pas deux France qui devraient s'opposer l'une à l'autre". "Bien sûr qu'il y aura une majorité dimanche et une minorité, mais pas des Français qui seraient moins patriotes que d'autres", a-t-il assuré.
Auparavant, de passage à Hombourg-Haut en Moselle, l'ancien Premier secrétaire du PS a commencé à se situer au-dessus des partis: "Je représente ici la gauche, sans doute, mais déjà plus que la gauche. Je représente tous les républicains, qui sont attachés à des valeurs et des principes, à une conception de l'humanisme". "Et je veux aussi dire à ceux qui ne voteront pas pour moi qu'ils sont les bienvenus pour le redressement de notre pays", a poursuivi M. Hollande, reprenant le thème de l'unité nationale cher à François Bayrou. Le candidat centriste a annoncé jeudi qu'il voterait pour le candidat PS, rompant avec les traditions de sa famille politique. "Nous n'aurons pas besoin de rejeter ceux qui n'auront pas fait le même choix que nous. Nous aurons besoin de cette réconciliation, de ce redressement, de ce rassemblement", a insisté François Hollande devant plusieurs centaines de personnes dont de nombreux jeunes d'origine maghrébine. "Vous n'êtes pas des citoyens de n'importe quel pays parce que vous êtes des citoyens de la République française. Et même si elle n'a pas fait suffisamment pour vous, vous devez donner tout ce que vous avez pour la République", leur a-t-il lancé, sous quelques applaudissements.
Le vote FN, "vote d'adhésion à des thèses"














