Valérie Rosso-Debord © DRA peine une heure après la cérémonie d'hommage aux trois soldats tués à Montauban et Toulouse, la trêve dans la campagne a laissé place à la riposte, sur le terrain de la sécurité. "Qu'a fait (François Hollande) avec son groupe au Parlement pendant les cinq années qui viennent de s'écouler pour assurer ces éléments essentiels de la République?", s'est interrogée Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP dans un communiqué mercredi soir. Selon cette membre de la cellule riposte du candidat Nicolas Sarkozy, "la vérité est que, par angélisme ou par conviction, les socialistes ont voté contre toutes les lois que le gouvernement de Nicolas Sarkozy a fait voter pendant le quinquennat : peines-planchers, création de nouvelles places de prison, lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine".
"La législation Française a été renforcée à plusieurs reprises pour démanteler les réseaux terroristes avant qu'ils n'aient commis un attentat, avec notamment des règles de procédure pénale adaptées. Là encore, les socialistes critiquent souvent cette législation et ces opérations, mais ce n'est certainement pas avec leur politique de proximité que le tueur présumé de Toulouse et Montauban aurait été localisé", ironise Mme Rosso-Debord. "Voilà bien ce que François Hollande va tenter de cacher aux Français... Ces derniers ne seront pas dupes. Dans la vie, il y a les paroles et les actes", ajoute-t-elle. Elle venait d'accuser le candidat socialiste de tenter, avec Marine Le Pen, "d'instrumentaliser à leur petit profit politicien" les tueries de Montauban et de Toulouse.
Des propos "indignes"
Dans un communiqué distinct, Sébastien Huyghe, secrétaire national de l'UMP, a surenchéri. Il a estimé que le député de Corrèze avait "multiplié les interventions médiatiques" et "a, sans avoir l'air de vouloir y toucher, profité de ces occasions pour retomber dans la politique politicienne et l'instrumentalisation des événements en cours, en fustigeant le traitement de la délinquance, la non-exécution des peines ou la récidive".
L'équipe Hollande a saisi la balle au bond. Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve, l'un des porte-paroles du candidat PS, juge "indignes" les propos de la responsable et demande une condamnation ferme de la direction du parti. "Face à la tragédie qui a frappé notre pays, aucune polémique n'est de mise, aucun abaissement ne saurait être toléré", ajoute le responsable. Selon le député PS, "cette éthique de la responsabilité, cette retenue dans les circonstances devrait s'imposer à chacun. Il est regrettable que Valérie Rosso-Debord et certains de ses amis ne se soient pas conformés à cette exigence républicaine. Il appartient à la direction de l'UMP de rappeler ces principes à ses membres". "François Hollande comme l'ensemble des responsables du Parti socialiste ont appelé au rassemblement de tous les Français autour de la République et de ses valeurs, en s'interdisant toute polémique, par respect pour les victimes, leurs familles et les policiers actuellement en action à Toulouse et dont certains sont blessés", conclut Bernard Cazeneuve.














