Le siège de l'agence de notation Moody's à New York © ABACAPress"Pas de changement imminent de la notation". L'agence Moody's, qui a placé la note française en perspective négative le 13 février dernier, ne s'apprête donc pas à dégrader la France au lendemain de l'élection présidentielle comme François Hollande l'a laissé entendre, lundi matin, sur France Info. L'agence estime ne pas avoir "de raison particulière" d'agir ou de communiquer sur la note française le 12 mai - date envisagée par le candidat socialiste -, a déclaré lundi une porte-parole à Reuters.
Mi-octobre, Moody's avait envisagé d'abaisser la note de la France dans les trois mois qui suivait. Mi-janvier, elle avait finalement précisé qu'elle ne toucherait pas à son Aaa, mais envisageait un changement de la perspective de la note. Changement effectué le 13 février, ce qui "ne signale pas un changement imminent de la notation mais constitue une indication de l'évolution probable dans les 12 à 18 mois", a précisé l'agence lundi. C'est là la principale différence entre les notions de perspective et de surveillance, que semble avoir confondu M. Hollande.
Les trois grandes agences de notation ont placé la note de la France sous perspective négative, Standard and Poor's l'ayant au préalable abaissée de AAA à AA+ mi-janvier, ce qui signifie que d'autres dégradations sont possibles à brève échéance.
Interrogé sur son annonce, François Hollande a déclaré lundi sur France Info : "Je ne sais pas ce que fera cette agence." "Ce que je sais, c'est que quelle que soit la note qui sera mise, maintenue ou dégradée, ça ne sera pas sur l'événement qui se sera produit quelques jours avant, l'élection présidentielle, mais sur la gestion du candidat sortant."














