La polémique autour du "racisme anti-blanc" est l'occasion pour les prétendants à l'UMP de défendre leur vision du parti. Tandis que Copé enfonce le clou, Fillon en profite pour se démarquer et tacler son adversaire. Au lendemain de la sortie du maire de Meaux, l'ancien premier ministre a riposté sur atlantico.fr. "Ca n'est pas en copiant les extrémistes que nous convaincrons nos électeurs ni mêmes ceux qui votent pour le Front National. Pour être fort, il faut être cohérent avec ce que l'on croit et ce que l'on veut pour la France", a-t-il déclaré sans citer les propos de Jean-François Copé. "Nos militants et nos électeurs attendent de nous bien plus qu'une opposition frontale à la gauche. Ils attendent de la crédibilité politique, de la solidité dans nos valeurs, nos actes et nos propositions", a-t-il ajouté.
Mercredi, réagissant à chaud, François Fillon s'était dit "pas choqué" par l'emploi des termes de M. Copé, estimant que "le FN n'est propriétaire de rien"."Mais ces comportements doivent être combattus avec la même détermination que toutes les autres formes de racisme", avait-il déclaré.
"Du Roselyne Bachelot dans le texte"
"Le courage chez François Fillon ne dure que 24 heures", a-t-on commenté dans l'entourage de Jean-François Copé, alors que les deux hommes se sont retrouvés aux journées parlementaires à Marcq-en-Baroeul dans le Nord. "Hier il semblait d'accord. Le lendemain, repris par le politiquement correct, il opère un virage à 180 degrés", ajoute-t-on de même source. "C'est du Roselyne Bachelot dans le texte", dit-on également dans l'entourage du député-maire de Meaux, allusion au livre de l'ex-ministre de la Santé déplorant la droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy sous l'influence de Patrick Buisson.









