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Groupe centriste : Borloo pour "une opposition-vérité" au gouvernement


le 26 juin 2012 à 14h27 , mis à jour le 26 juin 2012 à 16h23.
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3min
Jean-Louis Borloo

Image d'archives / Crédits : ABACA

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PolitiqueLe nouveau groupe centriste de l'Assemblée, l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, qui compte 28 membres, entend se situer dans "une opposition vérité" vis-à-vis du gouvernement Ayrault.

Le nouveau groupe centriste de l'Assemblée, l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, qui compte 28 membres, entend se situer dans "une opposition vérité" vis-à-vis du gouvernement Ayrault, a dit mardi son porte-parole. "Nous sommes au moins 28 députés démocrates humanistes et indpendants", a annoncé à la presse le porte-parole de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, avant de tendre la main aux centristes de l'UMP comme aux députés du MoDem. "Ils sont les bienvenus", a-t-il lancé. Parmi les premiers à rejoindre ce groupe figurent 12 députés Nouveau centre (dont sept proches d'Hervé Morin et cinq opposants), 5 radicaux (sur douze élus), 2 Alliance Centriste, et 9 divers-droite dont trois députés polynésiens et deux calédoniens.  "Un ou deux nouveaux députés réfléchissent encore et pourraient nous rejoindre d'ici 18H00 (heure limite pour la déclaration des groupes parlementaires), d'autres sont en réflexion pour l'automne", a-t-il ajouté.
 
"Nous voterons la semaine prochaine contre la déclaration de politique générale du Premier ministre mais, aujourd'hui, pour le vote de la présidence, nous avons décidé de voter blanc parce qu'il est logique que le président soit socialiste. Nous n'avons pas à nous y opposer ni à l'approuver", a annoncé M. Lagarde à l'issue de la première réunion des membres de son groupe. "Notre ligne politique sera celle d'une opposition vérité", a-t-il souligné. "Quand le gouvernement fera des choses bien, nous le dirons et le cas échéant, si c'est nécessaire, nous pourrons le soutenir", a-t-il expliqué en prenant en exemple le projet de hausse du Smic. "C'est pas un drame national d'autant qu'il ne s'agit pas d'un coup de pouce mais d'un petit coup d'onglet", a jugé le député de Seine-Saint-Denis. Quant aux difficultés à venir, M. Lagarde a mis en avant la question de "la dislocation de l'axe franco-allemand" et de la "compétitivité" française.  "Pour qu'il y ait compétitivité, il faut du sérieux et de la réduction de la dépense publique, de la cohésion territoriale et sociale et de la réussite éducative et non pas plus d'impôts", a-t-il fait valoir.
 
Evoquant ensuite la question des valeurs, M. Lagarde a assuré que le groupe centriste était au "clair" avec lui-même, "notamment quand il s'agit de l'extrême droite". "Pour nous, il ne s'agit pas du ni-ni. Il y a un cordon sanitaire, il faut le maintenir parce que nous n'avons pas de valeurs communes avec l'extrême droite", a-t-il lancé en référence au débat qui a agité l'UMP au lendemain de la défaite des législatives. Enfin, le porte-parole de l'UDI a souhaité que le nouveau groupe puisse déboucher sur un mouvement politique. "Nous allons construire des regroupements pour que le Centre soit enfin entendu", a-t-il assuré.
 

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