Guéant applaudi par les députés
Mais pour les députés UMP, c'est la ligne Guéant qui donne le la. "Les annonces de Claude Guéant nous donnent entière satisfaction. Ces mesures de bon sens correspondent tout à fait à ce que nous demandions", s'est félicité M. Meunier, qui faisait partie des députés UMP les plus remontés contre les nouvelles mesures du gouvernement sur la sécurité routière (dépose de tous les panneaux prévenant des radars, interdiction des avertisseurs...). La différence de tonalité entre Claude Guéant et François Fillon a obligé à un communiqué auprès de l'AFP. Il n'y a "aucune divergence" entre les deux hommes sur la suppression à terme des panneaux, a aussitôt tenu à déclarer l'entourage du ministre de l'Intérieur. Le retrait des panneaux se fera dans la concertation", mais ils "seront retirés in fine", a-t-on prévenu de même source. Près de 80 députés UMP avaient écrit lundi au Premier ministre François Fillon pour lui faire part de "la profonde exaspération" exprimée par des "milliers" d'électeurs contre ces mesures.
"On va de revirement en revirement"
Du côté du PS, on a critiqué ce revirement. Delphine Batho, secrétaire nationale chargée de la sécurité au PS a déclaré à TF1 News : « L'UMP ne sait plus quoi inventer pour faire oublier son péché originel, l'assouplissement du permis à points (adopté en janvier NDLR), « un message de laxisme adressé aux automobilistes ». Elle critique également la baisse des effectifs des policiers qui patrouillent sur les routes. « La politique de sécurité routière était jusqu'à présent consensuelle. Elle était globalement efficace : on est passés de 16 000 (dans les années 70 NDLR) à 4000 morts sur les routes par an (en 2010 NDLR). Il ne fallait pas briser ce consensus ». « On va de revirement en revirement ». « On voit bien que le gouvernement est empêtré » dans sa politique sur la sécurité routière, déplorant « le spectacle » et le « festival » que donne à voir le gouvernement.
Sur le fond , elle considère que les panneaux annonçant les radars automatiques avait « une vertu pédagogique », elle juge leur suppression potentiellement « accidentogène ». Mais elle refuse de s'exprimer, sur le fond, sur la décision de Guéant de suspendre le démontage des panneaux








