François Hollande sur le terrain. Le chef de l'Etat est arrivé vendredi peu après 10H00 au centre de recherche de l'équipementier Valéo, à La Verrière, dans les Yvelines, pour défendre le plan gouvernemental de soutien à la filière automobile "dans une entreprise qui réussit". A son arrivée, le président de la République a été accueilli par le pdg de Valéo, Jacques Aschenbroich, qui lui a présenté le bilan flateur de son entreprise. Il s'agit "de montrer notre attachement à une entreprise qui réussit. Nous avons aussi à parler des entreprises qui dégagent des résultats, innovent, exportent et entreprennent", a déclaré le chef de l'Etat. Dans le plan gouvernemental de soutien à la filière automobile, a poursuivi François Hollande, "nous avons fait le choix de développer l'innovation", en relevant que Valéo "développait des technologies pour les véhicules de demain". Comme le Pdg de Valéo lui offrait un phare futuriste, le chef de l'Etat lui a lancé en plaisantant: "vous avez sans doute voulu signifier que le président de la République était un phare pour éclairer l'avenir !" "Ce que demandent les Français dans les moments difficiles, c'est que le président de la République fixe la direction", a-t-il ajouté plus sérieusement.
"L'automobile, c'est aussi des réussites"
Le ministre de l'Economie sociale, Benoît Hamon, a lui fait valoir que le président François Hollande, "avec son gouvernement", était "sur le terrain, à la fois pour apporter des réponses aux plans sociaux et des solutions à court et moyen terme pour construire une stratégie de réindustrialisation de la France". S'exprimant devant la presse, peu avant l'arrivée du chef de l'Etat au centre de recherche de l'équipementier automobile Valéo. Benoît Hamon a expliqué que, deux jours après la présentation du plan gouvernemental de soutien de la filière automobile, il s'agissait de "montrer les deux visages de cette industrie". "L'automobile, a poursuivi le ministre élu député de ce département en juin, c'est aussi des réussites, des capacités de développement et pas simplement, comme on le constate chez PSA, des menaces de plans sociaux et de suppressions d'emploi".
Comme on lui demandait si le président Hollande n'avait pas été retrait sur ce dossier, il a répondu: "Je ne crois pas qu'il ait été jamais en retrait, c'est lui qui a souhaité que le gouvernement s'implique." "Arnaud Montebourg mène le combat en tête mais le président de la République est, avec ses ministres, son gouvernement, sur le terrain, à la fois pour apporter des réponses à l'urgence des plans sociaux, des solutions à court et moyen terme et pour construire une stratégie de réindustrialisation de la France", a expliqué le ministre.










