François Hollande a confirmé samedi son intention de proposer une nouvelle loi pénalisant la négation du génocide arménien en s'adressant à des représentants de cette communauté qui redoutaient un revirement après les propos de Laurent Fabius sur la relation franco-turque.
"Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra", a indiqué l'Elysée à l'AFP en confirmant un échange téléphonique dans la journée entre François Hollande et un représentant du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF). Le chef de l'Etat a "toujours la volonté de proposer un projet de loi visant à réprimer le négationnisme du génocide arménien", selon un communiqué du CCAF publié dans l'après-midi rapportant cet échange.
"Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra", a fait valoir l'Elysée, "il n'y a aucune modification même s'il faut trouver une chemin, une route qui permette d'avoir une texte compatible avec la Constitution".
Inquiétude après les propos de Laurent Fabius
Les représentants de la communauté arménienne de France avaient fait part de leurs inquiétudes et parlé même de "trahison" après les déclarations du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius évoquant une "nouvelle étape" des relations entre Paris et Ankara.
Après s'être entretenu jeudi avec son homologue turc, le chef de la diplomatie française avait semblé exclure l'adoption prochaine par la France d'une nouvelle loi punissant la négation des génocides, dont celui des Arméniens, après la censure par le Conseil constitutionnel d'un texte voté en ce sens fin 2011 par l'Assemblée nationale.
Cette instance "a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était contraire à notre Constitution donc il n'est pas possible de reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même", avait constaté Laurent Fabius.









