Nicolas Hulot/Image d'archives © ABACA"Je suis désolé si effectivement on lit mes mots à travers la rancoeur ou avec une idée de régler mes comptes, ce n'est pas du tout l'état d'esprit dans lequel je suis." Ce vendredi sur France Info, Nicolas Hulot s'est voulu ferme : non, il n'a pas de comptes à règler avec Europe-Ecologie Les Verts, suite à la primaire du parti, qui a sacré Eva Joly. Cette explication en forme de démenti du candidat déchu intervient alors que paraît ce vendredi une interview de lui dans le magazine Bretons.
Qu'est devenu Nicolas Hulot ?
Celui qui fut battu à la primaire d'EELV par Eva Joly en avril dernier a repris mardi la présidence de la Fondation pour la Nature et l'Homme qu'il a fondée en 1990.
Publié le 22/11/2011
Le spleen de Nicolas Hulot
Dans un courrier de 6 pages, le candidat malheureux à la primaire écolo confirme à ses soutiens qu'il reporte la rencontre prévue avec eux à la fin du mois. "Rebondir, me dit-on comme un ultime espoir! Pour mieux me cogner encore au plafond? ", dit l'ancien animateur.
Publié le 12/09/2011
Journées d'été EELV : objectif 2012, acte 1
Les Journées d'été d'Europe-Ecologie les Verts débutent jeudi à Clermont-Ferrand et seront notamment marquées par le premier meeting de campagne d'Eva Joly. Nicolas Hulot, désormais "à distance bienveillante" du parti, brillera par son absence sur la photo de famille. De là à nuire à l'image d'unité du parti ?
Publié le 17/08/2011
Hulot n'ira pas aux Journées d'été des Verts
L'ex-animateur assure ne pas renoncer à son "engagement politique" mais estime que sa présence aux Journées d'été d'Europe Ecologie les Verts constituerait plus "un facteur de division et de dispersion médiatique que de rassemblement".
Publié le 16/08/2011
Nicolas Hulot envisagerait de quitter le parti écologiste
Défait par Eva Joly lors de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Nicolas Hulot pourrait quitter le parti écologiste avant la fin août, indique son conseiller Jean-Paul Besset.
Publié le 30/07/2011
La mise au point de Nicolas Hulot
Qu'il soit vainqueur ou battu à la primaire écologiste, Nicolas Hulot, devancé au premier tour par Eva Joly, ne compte pas soutenir un autre candidat. Mais il lance une mise en garde aux Verts.
Publié le 03/07/2011
Pas de rancoeur, ni d'amertume
Nicolas Hulot reconnaît qu'il a parfois employé "des mots un peu durs" à l'égard du parti, mais réfute toute animosité larvée. "La rancoeur et l'amertume ne font pas partie de mes sentiments", a-t-il assuré sur France Info. Nicolas Hulot insiste également sur le fait que l'interview au mensuel a été faite à "un moment très particulier, juste avant les résultats du 2nd tour." Pour l'avenir, après la victoire très nette d'Eva Joly avec 58,16% des voix, son concurrent malheureux juge qu'EELV n'a "pas véritablement besoin" de lui.
Dans l'entretien que l'ancien animateur a accordé à la publication Bretons, il affirme : "On a tout fait pour me compliquer la tâche: le calendrier, le périmètre de vote. Moins d'un quart des gens inscrits sur mon site ont pu voter tellement la procédure était compliquée (...) Ensuite, on a commencé à voter immédiatement après la fin du premier tour, alors que dans n'importe quelle élection à deux tours, il y a toujours un délai. C'est de la folie", dit-il. Nicolas Hulot s'en prend également à son ancienne adversaire : "Eva (Joly) a été incapable de s'affranchir des attaques", ajoute-t-il, reprochant à l'ancienne magistrate de n'avoir "pas eu un mot" lorsqu'il avait reçu d'un militant un seau d'épluchures sur la tête, lors d'un déplacement le 9 juillet. "Tout ça n'est pas très noble. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cela ne donne pas très envie d'y rester", confie l'ex-animateur d'"Ushuaïa".
"Immense gâchis"
Mais dans ses critiques, Nicolas Hulot dépasse le strict cadre de la primaire écologiste. Evoquant un "immense gâchis", Nicolas Hulot estime que "cela ne sert à rien d'insister", "si je ne leur apporte pas grand-chose (à EELV)" et que dans ce cas, "il vaut mieux que je reprenne une autre forme d'engagement". "La personnalisation de la politique, on peut la regretter. Mais dans ce cas-là, à quoi bon me faire la danse du ventre pendant des années pour que je vienne les rejoindre ? C'est tout le paradoxe de leur attitude", poursuit Nicolas Hulot. "De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n'ont eu de cesse de me demander de les rejoindre. Mamère m'a dit que j'étais le seul candidat possible. Et pourtant, il fut le premier à m'envoyer des banderilles à partir du moment où je me suis présenté. À un moment, je ne sais pas quel diplôme de psychologie il faut avoir pour comprendre leur fonctionnement", insiste-t-il.
Enfin, plus largement, le candidat malheureux s'essaie à une analyse désabusée de la politique au sein des écologistes. "Les médias sont conditionnés par la façon traditionnelle de faire de la politique. Les électeurs aussi. Et plus que les électeurs, les militants. Ils aiment les formules, ils aiment les ennemis désignés. Prononcez cinq fois le mot Sarkozy dans un discours: vous provoquez des orgasmes...", estime-t-il. Et d'ajouter: "ce qui est très étonnant chez les écologistes, c'est que certains ne s'appliquent pas à eux-mêmes les valeurs qu'ils prônent pour les autres. La sensibilité écologiste dans la société ouvrait une voie royale à Europe Écologie. Mais, à mon avis, là, tel que c'est parti, c'est raté".
Retour MYTF1
Qu'est devenu Nicolas Hulot ?
Chargement en cours...




