- L'avocat "porteur de valises" qui accuse Villepin - 02 min 17 s
Accusations de Bourgi : le parquet de Paris ouvre une enquête
Le parquet de Paris a annoncé, mardi, avoir ouvert une enquête après les allégations de l'avocat Robert Bourgi. Ce dernier affirme que Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jean-Marie Le Pen et d'autres ex-présidents français ont reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains.
Publié le 13/09/2011
Affaire Bourgi : la gauche réclame des suites
<b> Réactions -</b> Alors que l'avocat distille ses accusations sur les bénéficiaires de l'argent noir de la "Françafrique", les réactions politiques pleuvent. Au PS, Montebourg demande la désignation de "procureurs indépendants". A droite, on tombe des nues.
Publié le 13/09/2011
Après Chirac, Pompidou, Giscard et Mitterrand, Bourgi mouille Le Pen
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand et Le Pen. L'Ordre des avocats de Paris a annoncé une enquête déontologique.
Publié le 12/09/2011
De Pompidou à Chirac, Bourgi balance sur l'argent occulte
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand.
Publié le 12/09/2011
Financements occultes africains : Chirac et Villepin contre-attaquent
Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont annoncé dimanche leur intention de déposer plainte en diffamation contre l'avocat Robert Bourgi, qui les accuse d'avoir reçu des fonds occultes africains.
Publié le 11/09/2011
Porteur de valises : des accusations "indignes" et "mensongères", dit Villepin
<b>Réactions</b> - Dominique de Villepin, mais aussi l'UMP, Gérard Larcher, François Hollande, Ségolène Royal ou Marine Le Pen ont réagi dimanche aux accusations de financement occulte des campagnes de Jacques Chirac lancées dans le JDD.
Publié le 11/09/2011
L'avocat "porteur de valises" de billets qui accuse Villepin et Chirac
L'avocat Robert Bourgi affirme dans Le JDD avoir "participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac", et avoir remis des fonds occultes à Dominique de Villepin. Cet argent provenait de chef d'Etats africains selon lui. L'ex n°2 de Gbagbo est allé dans le sens de ces accusations dimanche après-midi.
Publié le 11/09/2011
Villepin, "inquiet", écrit à Sarkozy
Dans une lettre ouverte au chef de l'Etat, l'ancien premier ministre et possible candidat à la présidentielle fait part de son inquiétude face à "l'état de stupeur et de sidération" du pays.
Publié le 03/06/2011
Clearstream : Villepin nie toujours le complot contre Sarkozy
Devant la cour d'appel de Paris, Dominique de Villepin a contesté une fois de plus mercredi avoir fomenté un complot contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream.
Publié le 04/05/2011
Clearstream : Villepin-Sarkozy, nouveau contexte politique
Le premier procès avait donné lieu à un affrontement verbal à distance très virulent entre les deux hommes. Mais depuis, ils se parlent de temps en temps.
Publié le 29/04/2011
Malgré Villepin ou Borloo, Sarkozy au second tour, Le Pen hors jeu
Dans ce sondage CSA publié jeudi, Marine Le Pen ne figure pas au second tour de la présidentielle, dans l'hypothèse des candidatures de DSK, Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo.
Publié le 28/04/2011
La charge de Villepin contre Sarkozy provoque un tollé à l'UMP
Avec sa nouvelle charge violente, dimanche, contre Nicolas Sarkozy en qui il voit "l'un des problèmes de la France", l'ancien Premier ministre a provoqué l'indignation à l'UMP et suscité l'embarras jusqu'au sein de ses propres troupes.
Publié le 07/11/2010
Villepin n'a "aucun ressentiment" vis-à-vis de Sarkozy
Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré mardi n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir.
Publié le 22/02/2011
Présomption d'innocence : l'affaire Villepin/Sarkozy devant le tribunal
Les juges ont examiné mercredi l'assignation de Nicolas Sarkozy par l'ex-Premier ministre pour avoir parlé de "coupables" et non de "prévenus" dans l'affaire Clearstream lors d'une intervention télévisée.
Publié le 10/02/2010
Sarkozy s'acharne-t-il sur Villepin ? Oui pour 43% des Français
Selon un sondage BVA, près d'un Français sur deux (49%) souhaite en outre que Dominique de Villepin se présente à la présidentielle de 2012.
Publié le 31/01/2010
Les révélations de Robert Bourgi ébranlent la classe politique
A gauche comme à droite, la classe politique se demande pourquoi l'avocat Robert Bourgi décide de parler à quelques mois de l'élection présidentielle. L'avocat accuse d'ancien présidents et ministres de la Ve République d'avoir touché des fonds occultes de chefs d'Etat africains.
Publié le 12/09/2011
Devedjian : "il se met en cause"
Publié le 12/09/2011
C'est l'homme de l'ombre de la Françafrique, surgi dimanche en pleine lumière. Dans le JDD, cet homme de 66 ans, né au Sénégal dans une famille de commerçants libanais, a rompu avec la discrétion consubstancielles à ses activités en lançant de graves accusations contre la chiraquie. Il met en cause l'ancien président et son ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans une affaire de financements occultes en provenance d'Afrique. Robert Bourgi, avocat, dit avoir été chargé de transferts de fonds entre plusieurs chefs d'Etat africains et l'Elysée sous la présidence de Jacques Chirac et être ainsi le "porteur de valises de billets". Il évoque des sommes de plusieurs dizaines de millions, ayant notamment servi à financer la campagne de Jacques Chirac pour la présidentielle de 2002.
Son "maître" Jacques Foccart, père de la Françafrique, lui conseillait de "rester à l'ombre pour ne pas attraper de coup de soleil". Pourquoi a-t-il manqué, cette fois, à ce précepte ? Il explique en avoir "assez des donneurs de leçons", visant Dominique de Villepin. "Il m'a chassé. Oui, il m'a déçu", dit-il de celui dont il assure avoir été proche pendant des années. Surtout, "je veux tourner la page du passé, un passé dont je ne suis pas très fier", a assuré ce proche de plusieurs chefs d'Etat africains sur RTL.
Des mallettes débordantes de billets, il admet en avoir remis des palanquées au président Jacques Chirac ou à son secrétaire général. "Mais vous n'empêchez pas ma conscience d'être agitée, j'étais troublé, j'en ai eu honte. De quoi persuader ceux qui voient en lui un des "grands serviteurs" de la France et un "grand connaisseur de l'âme africaine", comme l'avait qualifié le président Nicolas Sarkozy en lui remettant, le 27 septembre 2007, les insignes de la Légion d'honneur.
"Un mercenaire uniquement préoccupé par son bien-être"
Mais l'explication du remords pourrait être jugée courte par les conseillers élyséens qui, selon des documents diplomatiques diffusés via Wikileaks en décembre dernier, voyaient en lui "un mercenaire uniquement préoccupé par son bien-être". "Le premier objectif de Bourgi est de faire sa propre promotion en vue de son enrichissement personnel et il ne représente pas le gouvernement français", aurait confié un de ces conseillers. Un autre admettait cependant que cet homme au copieux carnet d'adresses, parlant aussi bien français, arabe que wolof, "fournit de précieux conseils au gouvernement français sur le Sénégal, le Gabon, et le Congo-Brazzaville".
Autant de notations qui tracent de cet avocat inscrit au barreau de Paris depuis 1993, après des années d'enseignement du droit en Afrique, l'image d'un intermédiaire indispensable et embarrassant. "M. Bourgi connaît bien l'Afrique et ses dirigeants. A ce titre, il est utile dans la compréhension que nous avons de ce continent", expliquait en 2009 Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Mais "cela ne fait de lui ni notre agent, ni notre porte-parole". C'était le temps où M. Bourgi était sorti de la coulisse en commentant l'éviction en mars 2008 de Jean-Marie Bockel du ministère de la Coopération sur demande, selon lui, du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo.
"J'agis en mon propre nom"
Mais en lâchant sa bombe dans le JDD, l'avocat, qui déclare dans le Who's Who s'intéresser à "de Gaulle, André Malraux et Napoléon", est allé très au-delà de ces incursions hors de l'ombre. Il se d'ailleurs dit prêt à répondre à la justice. A-t-il peur aujourd'hui de cette plongée dans le grand bain? "Mais pourquoi voulez-vous que j'ai peur? J'agis en mon nom propre", dit celui qui tient de Foccart qu'un "vrai secret ne s'échange qu'à deux. Jamais à trois".
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