Intervention TV de Sarkozy : il fut "le cruel commentateur de son bilan"

Par D.H., le 29 janvier 2012 à 22h18 , mis à jour le 29 janvier 2012 à 23h02

Dossier : Élection présidentielle 2012

Le camp Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... L'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, lors de laquelle il a annoncé des mesures anti-crise, n'a pas tardé à faire réagir en cette période de campagne électorale.

Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée depuis l'Elysée le 29 janvierNicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée depuis l'Elysée le 29 janvier © TF1-LCI

La question

Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée depuis l'Elysée le 29 janvier

Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : avez-vous trouvé le président

Convaincant
Pas convaincant

 
- Dans le camp Hollande : Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de campagne François Hollande, a estimé que "le candidat Nicolas Sarkozy" était "apparu comme le cruel commentateur du bilan du président Nicolas Sarkozy", lors de son intervention télévisée dimanche. "Le candidat Sarkozy est apparu tel qu'en lui-même, relativement brouillon mais juste dans la sévérité" sur son bilan, a déclaré Bernard Cazeneuve lors d'une conférence de presse au QG de campagne du candidat PS à l'Elysée. Qu'il s'agisse de "la désindustrialisation", "de l'explosion du chômage", "du déficit de compétitivité" de la France par rapport à l'Allemagne "il a été extrêmement dur avec lui-même", portant "un regard extrêmement juste et très dur sur le bilan dont il est responsable", a-t-il poursuivi. Selon le député-maire de Cherbourg, "ce candidat encore président n'a rien  compris", "rien appris" car "il regarde le présent avec beaucoup de dureté mais avec les lunettes du passé".
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  • Merkel va faire campagne pour Sarkozy

    Angela Merkel participera à des rendez-vous communs avec Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale. Ils auront lieu "au printemps", a indiqué le secrétaire général de la CDU, invité samedi du Conseil national de l'UMP.

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  • Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : la vidéo intégrale

    Nicolas Sarkozy a répondu, dimanche soir en direct de l'Elysée, aux questions de 4 journalistes. Une intervention d'1h10 pour annoncer des mesures économiques et évoquer sa non candidature... sur laquelle il a quasiement levé les derniers doutes.

    Publié le 29/01/2012 Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : la vidéo intégrale
  • La TVA sociale, " ce mot n'a aucun sens "

    Lors de son intervention télévisée, dimanche soir, Nicolas Sarkozy a estimé que l'expression de " TVA sociale " n'avait " aucun sens " et qu'il n'en était pas l'auteur.

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  • Nicolas Sarkozy se dit " très déterminé "

    Lors de son intervention télévisée dimanche soir, le chef de l'Etat s'est décrit comme étant " très déterminé ", en réaction à la question qui lui avait été posée concernant son état d'esprit actuel.

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  • Sarkozy : "oui, j'ai des regrets"

    EXTRAIT - Lors de son intervention télévisée dimanche soir, le chef de l'Etat est revenu sur son action à l'Elysée, promettant de "s'expliquer le moment venu".

    Publié le 29/01/2012 Sarkozy : "oui, j'ai des regrets"
Plus d'infos

 
- Marine Le Pen : la présidente du Front national et candidate à l'Elysée a estimé devant des journalistes, à Perpignan, où elle a tenu un meeting dimanche que Nicolas Sarkozy proposait des "remèdes ultralibéraux à double dose", en l'accusant de "chercher à jouer un coup de poker" à trois mois de la présidentielle. "Il nous a vanté l'Italie, or l'Italie ce sont des privatisations massives, l'effondrement du système de retraites, la baisse du salaire des fonctionnaires", a déclaré Marine Le Pen. "Il nous a vendu une crise financière qui s'apaise, je pense que d'ici une semaine il sera démenti. Il nous dit que l'Europe n'est plus au bord du gouffre, alors qu'elle est éminemment au bord de gouffre", a-t-elle poursuivi. "Il est dans une recherche de compétitivité complètement illusoire, puisqu'en réalité la compétitivité, elle est plombée par l'euro fort", a ajouté la présidente du parti d'extrême droite, dénonçant l'absence de mesures pour le pouvoir d'achat. Il "cherche à jouer un coup de poker dans les mois de l'élection présidentielle, sans avoir le courage d'être vraiment candidat".
 
 
- Jean-Luc Mélenchon : le candidat du Front de gauche à l'Elysée a dénoncé "une politique à l'allemande", "un triste et banal plan d'austérité" et une "très mauvaise nouvelle pour les ménages ouvriers". "Tout ceci est une politique à l'allemande: on a eu le sentiment à un moment donné que Nicolas Sarkozy était candidat à être chancelier socialiste de la République fédérale allemande", a déclaré Jean-Luc Mélenchon depuis son siège de campagne aux Lilas près de Paris, aussitôt l'intervention de Nicolas Sarkozy terminée. "Cette politique ne vaut rien de bon pour la France. Les mots utilisés ne sont qu'un habile enfumage d'un triste et banal plan d'austérité et de soumission aux exigences du capital financier", a ajouté le co-président du Parti de gauche.

- Eva Joly : La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Elysée, a estimé que Nicolas Sarkozy "termine son mandat comme il l'a commencé": il "protège les couches aisées et se préoccupe fort peu des souffrances des Français les plus modestes". "Sous le prétexte fallacieux de lutter contre les délocalisations, Nicolas Sarkozy organise en pratique un transfert de plusieurs milliards des consommateurs aux entreprises, sans aucune contrepartie, affaiblissant au passage les collectivités locales", a-t-elle accusé dans un communiqué. "Les accords ‘compétitivité-emploi' se transformeront en accords ‘chantage-emploi'", a-t-elle prévenu. "Par idéologie, (il) rejette l'encadrement des loyers qui a pourtant fait ses preuves dans un Etat qu'il a beaucoup cité : l'Allemagne", a-t-elle poursuivi, et il "a fait le choix du repli national plutôt que de l'ambition européenne et d'un projet libéral plutôt que de solutions nouvelles".

- Nicolas Dupont-Aignan : le candidat souverainiste à l'élection présidentielle a jugé que l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy avait "tourné au fiasco". "Nicolas Sarkozy avait voulu apparaître sur toutes les chaînes à la même heure pour convaincre les Français qu'il allait faire en 3 mois ce qu'il avait promis de ne pas faire pendant 5 ans", a affirmé Nicolas Dupont-Aignan dans un communiqué. Selon le député de l'Essonne, président de Debout la République (DLR), "l'instauration d'un troisième plan de rigueur -déguisé derrière une augmentation de la TVA pour tous les Français- est indéfendable".

- Dans la majorité : le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé depuis le siège de l'UMP à Paris que Nicolas Sarkozy avait "tracé un chemin, avec certes des efforts, des décisions courageuses mais aussi une espérance" lors de son intervention. Il a parlé "avec gravité" mais également "avec confiance et avec optimisme", a-t-il ajouté. En annonçant une série de mesures structurelles pour l'emploi, le chef de l'Etat a jeté "les premières bases d'un plan stratégique pour les années qui viennent", a-t-il poursuivi. Selon lui, le "premier message" de Nicolas Sarkozy est "un message que nous pouvons tous partager : le principal, pour ne pas dire le seul adversaire de la France, ça n'est pas le monde de la finance (...), c'est le chômage et c'est d'abord lui qu'il faut combattre".

- Au gouvernement : François Fillon a estimé que Nicolas Sarkozy avait montré "sa détermination à agir au service des Français" en annonçant "des mesures fortes" lors de son intervention, assurant que le gouvernement serait "totalement mobilisé" pour assurer leur mise en oeuvre "au plus vite". Selon le chef du gouvernement, c'est "l'honneur" de Nicolas Sarkozy "de mener une politique audacieuse et juste, en transcendant le calendrier électoral". "Alors que la France est en proie à une crise économique grave, qui touche l'ensemble des pays européens, perdre du temps, comme le suggèrent certains, serait agir contre l'intérêt national", a jugé le Premier ministre.
Eric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Energie, a de son côté réagi sur Twitter : "Bilan de cette émission : on aura un très beau match. Et il est loin d'être plié. Exciting".

- Du côté des syndicats :
> Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a qualifié l'augmentation de la TVA de "danger social" et prévenu que la négociation, voulue par Nicolas Sarkozy, sur les accords compétitivité-emploi, "sera particulièrement dure". Le leader de FO a réaffirmé son opposition à la hausse de la TVA pour compenser une baisse des charges patronales, en jugeant qu'elle "constitue une erreur économique (risque de baisse de la consommation, vision erronée de la compétitivité) et un danger social (baisse du pouvoir d'achat et remise en cause du financement des allocations familiales)". En revanche, Force ouvrière "appuie la mise en place annoncée dès février d'une Banque de l'Industrie qu'elle réclame depuis plusieurs années sans pour autant vouloir d'être gestionnaire de cette banque".
> Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sont "inefficaces, précipitées et injustes", a de son côté déclaré le n°2 de la CFDT Marcel Grignard, se disant "déçu et très circonspect". "La proposition d'augmenter la TVA va peser sur tous les ménages et surtout sur les ménages les plus modestes. Dans le même temps, on n'a aucune certitude sur ce que les employeurs vont faire des allègements de charges qui en résultent", a expliqué le responsable cédétiste.

Par D.H. le 29 janvier 2012 à 22:18
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42 Commentaires

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  • paupamora, le 30/01/2012 à 14h43

    Il y a eu une crise entre temps

  • matger, le 30/01/2012 à 13h29

    Heureuse de voir que vous reconnaissez qu'il n'a pas été aidé par ces deux crises qui lui sont tombées dessus.J'imagine mal la gauche y faire face comme il l'a fait et je ne donne pas cher de la France si jamais elle accède au pouvoir.

  • matger, le 30/01/2012 à 13h26

    L.wallonie,je pense que vous ne vous rendez pas compte de l'ampleur de la crise à laquelle a du faire face le gouvernement.Vous devez être de ceux qui n'ont qu'un mot à la bouche : donnez, donnez, donnez !

  • sambrest, le 30/01/2012 à 12h57

    Une seule question : si ces annonces sont si importantes, pourquoi ne pas les avoir prises AVANT?

  • bidasse4, le 30/01/2012 à 12h50

    Quand la crise est là,,,et sarko a bien appuyé la-dessus,,,,,il faut prendre des mesuers draconnienes si non ;;nous allons droit dans le mur,,,,mais ce que je lui reproche,,il pense seulement a etre reelu il a calmé le jeu,,il declare,je cite;;;;nous allons dans la bonne direction;;;;;alors que tous les feux sont au rouge,,,,,,,,,il n'a pas su prendre les mesures qui s'impose;;;;c'est a dire ne plus embaucher de fonctionaires,, d'augmenter la tva ,,,s'attaquer a ceux qui gagnes des sommes desraisonnables plus de cumuls pour les politiques,,,faire payer ,TOUS,,mais a proportions des revenus puis il y a qu'elque chose qui me revolte,,,,nous faison venir des pandas par avion de la chine alors que personne ne sait que ces pandas,,,SONT LOUES,,,parla chine a 800 000 euros piece par AN et si ces pandas font des petits cela rapportera 4 00 000 euros annuels,,,a la chine en attendant,ilest diffcile d'imaginer dans leur paradis sur mesure ,sans penser a tous les gamins qui, par le monde es y compris chez nous essaient de gandir dans des taudis

  • sambrest, le 30/01/2012 à 12h50

    Sauf que c'est avec des idées ultra libérales défendues par ce gouvernement que cette crise est survenue! donc jouer avec des allumettes, mettre le feu et prétendre jouer les héros en voulant éteindre l'incendie, c'est très paradoxal!

  • avecsarko30, le 30/01/2012 à 12h01

    Gwen53b : Eh bien, faites-vous berner une première fois par MLP ou FH (par exemple).

  • avecsarko30, le 30/01/2012 à 12h00

    Benefique33 : vous caricaturez pas un peu là ?

  • avecsarko30, le 30/01/2012 à 11h57

    Quelle mélanche ! pardon : mélange.

  • avecsarko30, le 30/01/2012 à 11h56

    J.bon : Vous êtes affligeant de mauvaise foi. Aigri peut-être ? Vous avez des problèmes personnels ? Dans ce cas, on peut comprendre.

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