François Fillon/Image d'archives © ABACADès l'instant où il a été évoqué, le débat sur la place de l'islam en France voulu par Nicolas Sarkozy a focalisé les critiques à gauche et les craintes à droite. A la demande du président de la République, l'UMP a décidé de tenir le 5 avril prochain une convention sur la laïcité et l'islam qui fait grincer des dents dans les rangs du parti majoritaire. Lundi sur RTL, François Fillon s'est efforcé d'apaiser les vagues. Le Premier ministre a affirmé que si le débat sur la place de l'islam en France "devait conduire à stigmatiser les musulmans", il s'y "opposerait". Cette "ligne rouge" clairement définie, il a poursuivi : "En revanche, si le débat (...) est un débat qui vise à rénover le concept de la laïcité, à adapter la laïcité française à une situation nouvelle (...) alors oui, je pense c'est un débat qui est utile, mais seulement dans ce cadre-là. Et donc je veillerai, à la place qui est la mienne, à faire en sorte que ce débat ne dérive pas", a assuré le chef du gouvernement.
Laïcité au menu du déjeuner de Sarkozy avec l'état-major de l'UMP
Nicolas Sarkozy recevait pour la première fois à déjeuner, jeudi à l'Elysée, la nouvelle direction nationale de l'UMP conduite par Jean-François Copé, selon plusieurs participants.
Publié le 10/03/2011
La droite a-t-elle raison de débattre laïcité et "islam de France" ?
Le débat sur "l'islam de France" voulu par Nicolas Sarkozy n'a pas encore vraiment commencé qu'il suscite déjà des divisions dans son camp. Elysée et UMP tentent de calmer le jeu.
Publié le 01/03/2011
Juppé/MAM: passation de pouvoir au Quai d'Orsay
L'ex-ministre de la Défense devient le nouvel homme fort du gouvernement. Il remplacera mardi matin Michèle Alliot-Marie, limogée dimanche après seulement trois mois aux Affaires étrangères.
Publié le 01/03/2011
Printemps arabe : le difficile discours du gouvernement sur l'immigration
A la suite de Nicolas Sarkozy, François Fillon a redit lundi l'intention du gouvernement de faire "preuve d'une très grande fermeté à l'égard de l'immigration illégale, redoutée après les révoltes arabes." Mais le Premier ministre, plus que le chef de l'Etat, a insisté sur le nécessaire soutien aux peuples de la Méditerranée.
Publié le 28/02/2011
La CGT confrontée à un candidat FN dans ses rangs
Un adhérent de la CGT, candidat FN en Moselle aux cantonales de mars, a indiqué mardi qu'il allait déposer plainte pour "discrimination politique" contre la centrale de Montreuil.
Publié le 22/02/2011
Anne Sinclair s'en prend au débat sur l'islam
L'épouse de Dominique Strauss-Kahn, Anne Sinclair, accuse Nicolas Sarkozy de "jouer avec le feu" en ouvrant un débat sur l'islam en France.
Publié le 21/02/2011
Aux yeux du Premier ministre, "ce n'est certainement pas un débat sur l'islam, c'est un débat sur le concept de laïcité". La question du financement des lieux de prière "est une question qui mérite d'être posée et qui ne doit pas être taboue", a notamment expliqué François Fillon. Celle de "la formation des imams" est également "sur la table". Elle n'a à ce jour "pas été correctement traitée", a-t-il jugé.
Un débat "dangereux"
Une explication de texte rendue nécessaire après diverses déclarations plus ou moins tonitruantes à droite. Dernière en date : Rama Yade, l'ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, a refusé que les musulmans de l'UMP "montent au créneau" dans le cadre d'un tel débat, selon Le Journal du dimanche. Alors qu'un député suggérait cette éventualité mercredi lors d'une réunion du bureau politique de l'UMP présidé par Jean-François Copé, Rama Yade s'y est opposée "et la discussion fut houleuse", a écrit ce week-end l'hebdomadaire.
L'ancien ministre UMP Patrick Devedjian s'est montré aussi très critique, qualifiant ce débat de "dangereux" et estimant qu'il ouvre la porte "à tous les malentendus et à toutes les passions" et "blesse nos compatriotes musulmans qui s'intègrent loyalement à notre pays pour ne montrer du doigt que les extrémistes musulmans".
Pour Alain Juppé aussi, la prudence s'impose dans un tel débat. "C'est une question que se posent les Français mais si ce débat n'est pas maîtrisé et encadré, il peut déraper parce qu'il y a ici ou là, dans certains secteurs de la société française, un sentiment d'islamophobie et de rejet de l'étranger qui est manifestement exploité par le Front national", a dit jeudi le ministre de la Défense sur France Inter. Même mise en garde de la part de Gérard Larcher, le président du Sénat, membre de l'UMP comme Alain Juppé. "Focaliser sur le seul islam, ce serait faire une erreur par rapport au principe de laïcité, ce serait aussi faire une erreur parce que ce serait oublier un certain nombre de pans qui concernent d'autres religions que l'islam", a-t-il déclaré jeudi sur i>Télé.
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