Eva Joly/Image d'archives © ABACAEva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, a affirmé jeudi à Tokyo qu'il n'y aura pas d'accord de gouvernement avec le PS s'il n'y a pas d'engagement sur la sortie du nucléaire, qui représente "le point dur" des discussions en vue de 2012. "Je suis la seule candidate (à la présidentielle) qui veut la sortie du nucléaire en France", a déclaré Mme Joly lors d'une conférence de presse, en rappelant qu'elle souhaitait qu'il n'y ait plus de centrale nucléaire sur le territoire français d'ici 20 ans. Pierre Moscovici, proche du candidat du Parti Socialiste François Hollande, a déclaré jeudi sur la radio française RMC que le PS n'accepterait "aucun diktat des Verts" et que leur position sur la sortie du nucléaire "n'était pas réaliste".
Joly défend une France qui n'a rien à voir avec Sarkozy
Eva Joly s'est efforcée de remobiliser son camp lors de son premier grand meeting de campagne samedi à Roubaix où elle a défendu une France qui "n'a rien à voir avec la France de Nicolas Sarkozy".
Publié le 11/02/2012
Sarkozy face à la crise : ce qu'il a dit
Quelques heures après l'annonce du plan de sauvetage de la zone euro, dont il s'est longuement félicité, le président s'est exprimé jeudi soir durant 1h15 à la TV pour préparer les Français aux efforts à venir, car en effet, a-t-il annoncé, la prévision de croissance 2012 est ramenée à 1%.
Publié le 27/10/2011
Crise : Sarkozy s'explique face aux Français
Le chef de l'Etat s'exprime jeudi à 20h15 sur TF1 et France 2 au lendemain d'un sommet européen capital pour la survie de l'euro.
Publié le 26/10/2011
Interrogée à ce sujet, Mme Joly a déclaré: "Ma réponse est très simple : il n'y aura pas d'accord de gouvernement si nous ne sommes pas d'accord sur le fait qu'il faut sortir du nucléaire. Et comme il n'y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes, cela pose problème". "Les socialistes sont hésitants, a-t-elle ajouté, mais je ne désespère pas de rallier les socialistes à mon point de vue. Je fais de la sortie du nucléaire le point dur de notre accord." La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts a expliqué qu'après l'accident nucléaire de Fukushima, il s'agissait pour elle d'une "responsabilité historique".
Mme Joly doit d'ailleurs se rendre vendredi dans la ville de Fukushima, située à une soixantaine de kilomètres de la centrale nucléaire gravement endommagée par un séisme et un tsunami le 11 mars. "Mon travail pendant cette campagne est de montrer que cette sortie du nucléaire n'est pas simplement souhaitable, mais qu'elle est possible économiquement", a-t-elle martelé. Evoquant la venue samedi et dimanche du Premier ministre François Fillon au Japon, la candidate écologiste a déclaré qu'elle avait "peur que les efforts diplomatiques français ne servent qu'à maintenir le parc nucléaire au Japon. "J'ai peur que la venue de M. Fillon ou d'autres n'ait pour objet que de vendre la technologie française et d'essayer de rassurer l'opinion japonaise. Moi je vous dis +ne les croyez pas+".
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