Karachi: la République "irréprochable" devient "irrespirable"

le 24 septembre 2011 à 08h18 , mis à jour le 25 septembre 2011 à 07h14

Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?

Revue de presse - Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux qui se retrouve dans la tourmente. Pour nombre d'éditorialistes, le président est "directement touché".

Brice Hortefeux IntérieurImage d'archives © ABACA

La "République irréprochable" promise par Nicolas Sarkozy en 2007 "se porte mal" et le président est "directement touché" par les nouvelles révélations sur l'affaire de Karachi mettant en cause un fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux, estime la presse régionale samedi. "De rebonds en rebondissements, de révélations en allégations, de dénégations en semi-aveux, l'affaire de Karachi poursuit sa course folle", constate Patrice Chabanet dans son éditorial du Journal de la Haute-Marne. "Au train où vont les choses, dire que l'affaire Karachi est en train de semer la panique à l'Elysée va finir par relever de l'euphémisme", assure Jacques Guyon dans les colonnes de La Charente libre.

  • Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?

    Sans contact avec le chef de l'Etat depuis la publication du "verbatim" de ses appels téléphoniques à Thierry Gaubert en marge de l'affaire Karachi, Brice Hortefeux assure dans le JDD que ses "liens avec le président de la République sont inoxydables".

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  • Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"

    Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.

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  • Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné

    L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".

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  • Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice

    L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.

    Publié le 23/09/2011 Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice
  • Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert

    L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.

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  • Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique

    Réagissant à la mise en cause de deux proches du chef de l'Etat, l'Elysée a assuré que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier". Les magistrats s'insurgent : comment le savoir... sans violation du secret de l'instruction ? A gauche aussi, les critiques fusent.

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    <b>Revue de presse - </b>Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.

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    Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.

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  • Nicolas Bazire, de la politique aux affaires

    Directeur général de Groupe Arnault depuis 1999, Nicolas Bazire, en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, a été le très jeune directeur du cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995.

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"Chaque jour, chaque heure amène son petit lot de révélations, sa rumeur qui est déjà une certitude, la liste ne cessant de s'allonger des copains et des coquins qui se goinfrent sur le ventre de Marianne. L'atmosphère devient irrespirable", s'exaspère L'Union/L'Ardennais sous la plume d'Hervé Chabaud.

"Ce n'est pas le scandale qui inquiète, c'est sa révélation"

Après la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, c'est Brice Hortefeux, homme de confiance du chef de l'Etat, qui se retrouve dans la tourmente après la révélation d'une conversation téléphonique avec un protagoniste de l'affaire dans laquelle l'ex-ministre de l'Intérieur s'inquiète de l'enquête du juge. Pour Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest, il ne fait aucun doute que "lorsque c'est Brice Hortefeux qui se fait rattraper par l'affaire Karachi, c'est le président de la République qui par ricochet est directement touché".

"C'est un jeu de massacre autour de Nicolas Sarkozy. Un à un, ceux qui l'ont accompagné tout au long de sa carrière, sont en passe de tomber au champ de déshonneur", commente Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées. Quant à Patrick Fluckiger, il ironise sur "la République irréprochable que promettait Nicolas Sarkozy", dans L'Alsace. Alors que le parquet de Paris a décidé "d'enquêter sur les fuites qui ont permis à la presse de remonter, par Hortefeux interposé, jusqu'au sommet de l'Etat, où la fébrilité est patente", l'éditorialiste alsacien note amèrement que "cela devient une habitude : ce n'est pas le scandale qui inquiète, c'est sa révélation".

"Désormais, le chantre de la République irréprochable se retrouve disqualifié dans son opération main propre", renchérit Yann Marec dans Le Midi libre. "A vouloir éviter les éclaboussures, la présidence s'est exposée. Il lui faut trouver une nouvelle arme. Pourquoi pas la transparence ?", demande faussement candide Matthieu Verrier dans La Voix du Nord.

le 24 septembre 2011 à 08:18
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21 Commentaires

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  • robert.13, le 25/09/2011 à 18h11

    Du temps de Mittérand, il y avait même des écoutes téléphoniques sur les artistes et la Justice ne disait rien.

  • makiawell, le 25/09/2011 à 17h46

    Un politique digne de ce nom ne devrait avoir comme intention que de donner de sa personne pour le bien de son pays, sa région, sa ville, ou quelque chose qui ressemblerait à cela. Les notres ne donnent pas mais pataugent dans la fange et s'acoquinent à qui à du fric pour assouvir leur soif de pouvoir.Ils pillent et détruisent ce que nos parents ont mis tant de temps à bâtir. Et à chacune de leurs diatribes, on sent qu'ils se servent de toutes les misères, des colères et des injustices que l'on vit pour faire avancer leur carrière et leur parti, pardon,leur faction, poussant devant leur poulain afin de le faire élire et en recueillir les fruits.Il faut tous les virer, ils sont plus nuisibles qu'utiles, ils ne sont mêmes plus présentables.

  • iznobad14, le 25/09/2011 à 08h23

    Une affaire de plus et comme d'habitude quelques fusibles sauteront et tout sera vite oublié. Cette classe politique est bonne à jeter dans son ensemble. Mépris du peuple et mépris des résultats de vote (cf traité européen). A plat ventre devant les marchés, gauche et droite confondues, ne méritent même plus que l'on s'intéresse à eux. Je refuse d'aller voter pour entretenir un système corrompu qui ressemble de moins en moins à une véritable démocratie. Malheureusement, encore cette année, il faudra subir les discours et les promesses de ces extraterrestres. Beaucoup y croiront qui formeront les cohortes des déçus des mois suivants. Comme d'habitude.

  • levioloniste06, le 25/09/2011 à 01h19

    Je crois pas, car les français seront une fois de plus assez stupide pour encore voté Sarkozy en 2012...

  • i.james57, le 24/09/2011 à 14h52

    C'est la fin d'un système...

  • gillou955, le 24/09/2011 à 14h25

    @ lolmi, Mais quels faits... Ce n'est que de la délétion entretenue par des rumeurs mais ou sont les preuves concrètes ?

  • roubene, le 24/09/2011 à 14h05

    Arrêtez de vous poser toujours en victime. Merci.

  • 1raleur, le 24/09/2011 à 14h05

    Loava : par ordre chronologique , avant les socialistes , il ne faut pas oublier le RPR de l'époque , non mais .....

  • kosotto1, le 24/09/2011 à 13h50

    Loava : finalement votre seul "argument " pour défendre vos champions, ce sont les socialistes ! mdr

  • thimo2, le 24/09/2011 à 13h09

    De 1974 à 2007 le pouvoir s'est partagé entre une gauche et une droite qui était contôlée par la haute fonction publique au détriment de la société civile grâce au statut particulier des fonctionnaires obtenu en 1945. Ce qui leur a permis de prendre progressivement le contrôle de tous les échelons du pouvoir. cela a commencé avec les instituteurs dans les mairies puis progressivement prise de pouvoir dans les conseils départementaux (en voix de disparition) puis une prise de pouvoir quasi totale da

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