Nicolas Sarkozy, un justiciable bientôt ordinaire
Nicolas Sarkozy perdra à la mi-juin l'immunité présidentielle qui le protégeait d'éventuelles poursuites judiciaires et l'empêchait même d'être entendu comme témoin dans plusieurs affaires. Le point.
Publié le 15/05/2012
Affaire Karachi : Hollande s'engage "formellement" à lever le secret défense
Le candidat socialiste a assuré aux familles des victimes de l'attentat, lundi, qu'il lèverait le secret défense "des documents pouvant intéresser Karachi" s'il est élu. Seule condition : "que cela ne mette pas en danger la sûreté de l'Etat".
Publié le 12/03/2012
Karachi : Renaud Donnedieu de Vabres mis en examen
L'ancien ministre de la Culture a été mis en examen jeudi matin pour "complicité d'abus de biens sociaux" dans le volet financier de l'affaire Karachi.
Publié le 15/12/2011
Karachi : Donnedieu de Vabres remis en liberté sans être présenté à un juge
L'ex-conseiller spécial de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, a été remis en liberté mercredi à l'issue de sa garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi. Il n'a pas été présenté aux juges d'instruction.
Publié le 14/12/2011
Karachi : Donnedieu de Vabres en garde à vue
L'ex-conseiller spécial de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, a été placé en garde à vue mardi matin dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi.
Publié le 13/12/2011
Affaire Karachi : victoire des familles contre le secret défense
Saisi d'une QPC déposée par les familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui estimaient que les règles encadrant le secret défense entravent le déroulement de l'enquête, le Conseil constitutionnel a jugé qu'un lieu ne pouvait être mis à l'abri des investigations judiciaires.
Publié le 11/11/2011
Nicolas Bazire entendu par les juges dans l'affaire Karachi
Ce proche de Nicolas Sarkozy a été entendu mercredi dans le cadre de l'enquête sur une supposée corruption en marge de contrats d'armement au Pakistan et de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur.
Publié le 02/11/2011
Affaire Karachi : Takieddine admet son rôle d'intermédiaire avec le Pakistan
Mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, l'intermédiaire en armement a reconnu devant les juges avoir perçu une commission en marge de contrats signés avec le Pakistan, révèle le Journal du Dimanche.
Publié le 30/10/2011
Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste
La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.
Publié le 09/10/2011
Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi
Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.
Publié le 06/10/2011
Karachi : retour chez le juge pour Takieddine
La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.
Publié le 05/10/2011
Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"
Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.
Publié le 30/09/2011
- La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France Inter: "Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail".
- Le ministre de l'Education Luc Chatel, sur i-Télé: "C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui. Il y a une enquête judiciaire qui est en cours. A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Dons nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler. Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse".
- Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL: "Je vais être extrêmement prudent parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme". Mais "il faudra bien qu'un jour, et Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne".
- Le directeur de la communication de la campagne de François Hollande, Manuel Valls, "exige" que Nicolas Sarkozy "s'explique" sur l'affaire Karachi, qu'il a qualifiée d'"affaire d'Etat" "Cela fait plusieurs semaines que nous demandons à l'Assemblée que le président s'explique devant les Français", a insisté Manuel Valls, mentionnant une question au gouvernement en décembre de la députée PS Delphine Batho "rappelant que Nicolas Sarkozy ministre du Budget savait forcément qu'il y a eu des commissions et peut-être, ce qui était interdit, des rétrocommissions".
- Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur France Inter: "Sur des dossiers comme ceux-là, évidemment, le ministre de l'époque ne pouvait pas ne pas être au courant". "Si surtout il s'agit d'une affaire de rétrocommissions, ce que la justice devra prouver, c'était évident qu'au plus haut sommet de l'Etat ce type de système était validé".
Bernard Cazeneuve, député PS et porte-parole de François Hollande : "Sur cette affaire, la vérité est un devoir d'Etat", écrit le député. "Nous demandons (...) que les rôles joués par le Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, son ministre de la Défense, François Léotard, et son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, soient enfin précisés", poursuit-il. Dans cette perspective, écrit M. Cazeneuve, "le secret de la défense nationale doit être levé sur l'ensemble des documents relatifs à ces contrats".
Sébastien Huyghe, député du Nord et secrétaire national de l'UMP : "La remise en cause de la dignité du chef de l'Etat par François Hollande via son porte-parole n'est pas à la hauteur de ce que les Français sont en droit d'attendre d'un candidat qui souhaite accéder aux plus hautes fonctions de notre pays", déclare ce dernier dans un commmuniqué. "Si François Hollande souhaite placer la campagne électorale à ce niveau de bassesse, qu'il ne compte pas sur l'UMP pour le suivre sur ce terrain", écrit Sébastien Huyghe.
Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP dénonce pour sa part des propos "injurieux, diffamants et mensongers". Ces propos "annoncent une pathétique opération de communication orchestrée pour discréditer le président de la République", écrit-il dans un communiqué.
Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle : "Il semble de moins en moins vraisemblable que M. Sarkozy, en tant que ministre du Budget (ndlr: 1993-95), n'ait pas été mis au courant du montage sophistiqué destiné à rémunérer les différents intermédiaires. Il est désormais nécessaire et inéluctable qu'il soit entendu par la justice", écrit la candidate dans un communiqué. "Depuis le début du quinquennat de M. Sarkozy, tout a été fait pour étouffer l'affaire, qu'il s'agisse du secret défense, des pressions du parquet ou du scandaleux projet de suppression du juge d'instruction", accuse l'ex-juge d'instruction. "L'immunité totale dont dispose le président de la République n'est plus acceptable". "Le mensonge d'Etat est une insulte faite aux familles des victimes" de l'attentat de Karachi en 2002, estime Mme Joly.
Hervé Morin, candidat Nouveau centre : "Je trouve incroyable que l'on puisse accepter que le Conseil constitutionnel n'ouvre pas les comptes d'Edouard Balladur", a expliqué sur I-TELE Hervé Morin. "Comment peut-on avoir confiance dans les institutions de la République quand la plus haute juridiction française, celle chargée de piloter tout le système juridictionnel français, a validé 10 millions de francs versés en espèces pour l'équilibre des comptes, sans qu'à aucun moment personne ne dise mot", s'est étonné l'ancien ministre de la Défense.
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