Marine Le Pen a appelé mardi sur France Inter les électeurs de l'UMP à imposer une "recomposition politique" en votant pour les candidats du Rassemblement bleu marine (FN et alliés) aux législatives. "Il n'y a plus rien à attendre des dirigeants de l'UMP, quels qu'ils soient. Copé ou Fillon, c'est la machine à perdre d'un côté comme de l'autre", a déclaré Marine Le Pen. "C'est le moment ou jamais de faire cette grande recomposition que j'appelle de mes voeux et d'appeler les électeurs de l'UMP à forcer à cette recomposition", a ajouté la présidente du parti d'extrême droite.
"Le plus problématique à l'UMP, ça n'est pas la bataille d'égos entre les différents chefs virtuels. C'est qu'ils refusent de se pencher sur un problème fondamental, c'est que l'immense majorité de leurs électeurs ne pensent pas comme eux", a estimé Marine Le Pen. "J'appelle cette immense majorité des électeurs à arrêter de courir après une chimère, et de participer volontairement à la recomposition de la vie politique", a-t-elle insisté.
"Héritière"
Lundi soir, sur BFM TV, Marine Le Pen a eu un débat musclé avec le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Christian Jacob a traité la patronne du FN d'"héritière", celle-ci répliquant qu'il s'agissait là d'un qualificatif également utilisé à son encontre par Jean-Luc Mélenchon. Jugeant "condescendant" qu'à un moment la présidente du FN "lève les yeux au ciel" en débattant avec lui, Christian Jacob lui a lancé : "C'est la grande bourgeoisie qui s'exprime quand je vous vois. Vous êtes une héritière, qui vivez dans votre château de Saint-Cloud", en référence à la propriété familiale des Le Pen dans les Hauts-de-Seine. "C'est drôle, c'est les mêmes arguments que (Jean-Luc) Mélenchon", patron du Front de gauche et adversaire de la présidente du FN aux législatives dans le Pas-de-Calais, lui a répliqué cette dernière. "Comme quoi on ne change pas les tâches d'un léopard", a-t-elle ajouté.







