Tout est parti, mercredi, d'un "Manifeste" signé par 18 élus UMP de Paris, dont Pierre Charon, Rachida Dati ou Claude Goasguen. Un texte aux accents nettement anti-Fillon (la candidature de l'actuel chef du gouvernement pour Paris en 2014 est souvent évoquée par la fédération) dont le message était d'"en finir avec la spirale de l'échec à Paris". Ils en appelaient aussi à des "primaires ouvertes à tous les citoyens de Paris" pour les municipales de 2014.
Le manifeste, paru mercredi, a été vu par certains comme une offensive contre François Fillon menée par Jean-François Copé, pour mettre des bâtons dans les roues du Premier ministre avant une possible implantation dans la capitale aux législatives 2012, puis aux municipales de 2014.
"Avant 2014 (...) il y a 2012"
La réponse est venue sous la forme d'une lettre ouverte, médiatisée dimanche, et qui annonce : "Nous avons parfaitement entendu et compris votre manifeste appelant à des primaires ouvertes pour les prochaines municipales à Paris. Nous partageons cette vision du débat démocratique". Parmi les signataires figurent notamment le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, les maires des Ier et Ve arrondissements, Jean-François Legaret et Jean Tiberi, ou encore le patron du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-François Lamour.
"Une minorité s'emploie ces derniers temps à créer des divisions stériles, et d'autres à en tirer parti. Mais nous savons que la majorité d'entre vous regrette profondément cette situation et désire construire un projet solide dans l'unique intérêt des Parisiens", ajoute le document, qui aurait été transmis à Matignon et qui devrait être envoyée ensuite aux "rebelles" du manifeste. "Aujourd'hui, nous devons continuer à travailler ensemble", ajoute la lettre ouverte, qui rappelle qu'"avant 2014, avant 2017, avant 2072 ou 2099, il y a 2012 ! Et notre objectif premier est de contribuer de toutes nos forces à la réélection de Nicolas Sarkozy".
| Primaire PS: "une très bonne méthode", selon Raffarin qui émet une réserve |
L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a jugé dimanche sur Canal+ que le processus de la primaire était une "très bonne méthode" qui présente cependant un inconvénient, celui de "désigner un vainqueur six mois avant" la présidentielle, qui "devra tenir" la distance. "Pour l'opposition, c'est une très bonne méthode, ça donne de la légitimité, c'est son avantage", a jugé le sénateur (UMP) de la Vienne, invité de "Dimanche+". "Ca a un inconvénient, c'est que ça désigne un vainqueur six mois avant une élection et pour le vainqueur, ça sera dur, il faudra tenir cette distance", a toutefois estimé M. Raffarin, pour qui "c'est un atout et aussi un handicap". |
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