Montage photo : Chantal Jouanno (gauche) - Pierre Charon (droite) © TF1/LCI
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Pierre Charon : "Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour"
Revenant dans les colonnes du Parisien sur ses propos controversés visant Chantal Jouanno, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy se défend dans un entretien que publie Le Parisien. Quant à sa liste dissidente pour les sénatoriales à Paris, il affirme : "Sarkozy ne m'a pas dissuadé".
Publié le 08/09/2011
2012: Dati soutiendra Sarkozy... Ou pas
Rachida Dati, députée européenne et maire UMP du VIIe arrondissement de Paris, a affirmé lundi sur Canal+ qu'elle soutiendrait Nicolas Sarkozy, probable candidat à la présidentielle de 2012, "en fonction du programme et du projet qu'il nous présentera".
Publié le 05/09/2011
L'image d'unité de l'UMP mise à mal par le coup de colère de Raffarin
Placé sous le signe du rassemblement pour 2012, le campus de l'UMP s'est ouvert vendredi à Marseille dans une atmosphère électrique en raison du coup de colère de Jean-Pierre Raffarin contre le chef de l'Etat
Publié le 02/09/2011
Raffarin très fâché contre Sarkozy
Le chef de l'Etat a critiqué jeudi l'ancien Premier ministre lors d'un petit-déjeuner de la majorité. Jean-Pierre Raffarin lui demande vendredi "une clarification". L'épisode a électrisé le campus de l'UMP vendredi à Marseille.
Publié le 02/09/2011
La campagne des sénatoriales à Paris s'ouvre par un psychodrame pour l'UMP, qui vient de décider de suspendre Pierre Charon. Cet ex-conseiller de Nicolas Sarkozy a déposé mardi sa liste aux sénatoriales à Paris, concurrençant celle investie par l'UMP, conduite par Chantal Jouanno. Longtemps ami très proche de chef de l'Etat, ce conseiller UMP de Paris a décrit dans un communiqué sa liste comme "complémentaire" de celle de Chantal Jouanno. Il a annoncé dans le même temps qu'il "démissionnait de (ses) fonctions auprès du ministre de la Ville, en charge du Grand Paris, ainsi que de la présidence de l'établissement public industriel et commercial du Domaine national de Chambord", afin de se "consacrer exclusivement à la campagne".
Pierre Charon a rappelé que sa liste avait obtenu, en juin, lors du vote des grands électeurs UMP de la capitale, "le vote de 13 conseillers de Paris, soit 174 grands électeurs, ce qui équivaut déjà à un siège de sénateur". En fin de journée sur i-Télé, il a minimisé l'impact de sa dissidence sur le résultat de la liste officielle, en affirmant que Chantal Jouanno serait élue dans tous les cas de figure. "Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste. Elle sera donc élue ! Moi, c'est un peu différent (...) Il y a des élus et des nommés", a-t-il lancé à l'adresse de l'ancienne championne de karaté. Jean-François Copé a dénoncé mercredi matin des propos "déplacés".
"Une remarque graveleuse et misogyne"
Des propos qualifiés de "particulièrement choquants" par le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen. "Cette remarque graveleuse et misogyne rappelle les rumeurs dont Mme Jouanno avait déjà été victime", a-t-il dit, faisant allusion à une rumeur sur sa vie privée qui l'avait visée en mars 2010 et qu'elle avait jugée "ignoble". "On voit bien dans quel état d'esprit travaillent des personnes comme Pierre Charon, encore très récemment un des bras droits du président de la République. Décidément, la politique de la rumeur est une arme volontiers employée par les proches du président de la République", a-t-il dit dans un communiqué. "Je ne suis pas sûre que ce soit extrêmement digne ou respectueux (...) Moi je ne l'attaque pas sur sa personne", a déploré pour sa part Chantal Jouanno sur RFI alors qu'on lui lisait la dépêche reprenant les propos de son rival.
Mais il y a plus grave, pour l'UMP, que ces querelles de personnes étalées sur la place publique. Mardi, lors du petit-déjeuner de la majorité à l'Elysée, le chef de l'Etat a appelé à "l'unité" pour les sénatoriales, dont le résultat pourrait se jouer à quelques voix près entre la gauche et la droite, en ajoutant, selon des participants : "On ne peut pas tolérer de listes dissidentes, y compris de gens qui osent se réclamer de moi. On ne peut pas tirer contre son camp". Certains convives y ont vu une pique contre Pierre Charon. Des participants assurent même que Nicolas Sarkozy a cité nommément son ancien grand ami.
Mais quelles que soient les tensions entre les deux hommes, Pierre Charon a affirmé qu'il demeurait sarkozyste "à mort". En revanche, il est beaucoup moins amène avec François Fillon. "Visiblement, il a été demandé récemment à ce qu'on me tranche la tête (...) Ça a été demandé par ceux qui ont des amis à soutenir sur cette liste", a-t-il ajouté. Vise-t-il le Premier ministre ? "Je le connaissais comme ami et complice donc je ne peux pas l'envisager", a ironisé Pierre Charon.
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Pierre Charon : "Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour"
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