Par R.P,  le 14 février 2012 à 08h36
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, mis à jour le 14 février 2012 à 10h45

La déclaration de Sarkozy peut-elle le booster ?

Son premier meeting de campagne est annoncé jeudi soir à Annecy. Mais dans toutes les têtes, le président de la République est déjà candidat. Alors pourquoi autant peaufiner son entrée officielle en campagne ? Peut-elle le faire remonter dans les sondages ? Comment la gauche va-t-elle réagir ?

Nicolas Sarkozy le 19 janvier 2012 à Lyon. UMP présidentielle Nicolas Sarkozy le 19 janvier 2012 à Lyon. © AFP

"Un non-événement". Dans le camp Hollande, on banalise déjà l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy et au QG du candidat PS, on affirme que rien de particulier n'est prévu pour contrer l'offensive médiatique de l'Elysée. Ce devrait être mercredi soir... A l'UMP en tout cas, on annonce un premier meeting de campagne jeudi à Annecy. Une grande réunion publique est en effet programmée salle Arcadium, dans cette ville, à 17h30, et Nicolas Sarkozy sera présent... s'il s'est déclaré candidat d'ici là, précise-t-on prudemment de mêmes sources au parti présidentiel.

Mercredi ou jeudi, qu'importe : "Pendant une semaine, on va regarder ce qui passe dans le camp d'en face, c'est là d'où vont venir normalement les surprises", sourit l'entourage du député de Corrèze. Serein donc, mais attentif. Car si Nicolas Sarkozy est déjà candidat dans toutes les têtes, la manière dont il va parler aux Français, sur le fond et sur la forme, va être scrutée de près. Par ses adversaires comme par ses partisans.

A droite où l'on a déjà vu l'effet de l'interview choc du président de la République dans le Figaro-Magazine, on ne manque pas de faire remarquer la curiosité médiatique autour du futur candidat. Lui qui n'a eu de cesse de répéter à ses visiteurs que sans même être encore dans la bataille il avait rassemblé 16 millions de téléspectateurs à la télévision affirme qu'il y a une attente autour de lui. Le dernier sondage Opinion-Way-Fiducial pour La Croix a ainsi conforté les stratèges élyséens dans leur choix : plus de 6 Français sur 10 (61%) voudraient que Nicolas Sarkozy "se déclare le plus tôt possible" candidat contre 36% qui répondent "le plus tard possible" et 3% ne sachant pas. Les enquêtes d'opinion en janvier révélaient une proportion inverse, signe, selon les sarkozystes, qu'une attente est en train de se créer dans le pays. A gauche, on explique en revanche ce chiffre comme un souhait des Français que le président-candidat "tombe enfin le masque" et ne joue plus sur les deux tableaux.

Sans doute un effet premier tour...

Si Nicolas Sarkozy comptait initialement se déclarer le plus tard possible, ses proches l'ont convaincu que son gros retard dans les sondages l'obligeaient à une campagne plus longue avec un nouveau terrain de combat, celui des "valeurs". Et dans cette bataille qui s'annonce très difficile pour le chef de l'Etat, la déclaration de candidature peut être un étage utile de la fusée. D'expérience, on sait que si ce moment est réussi sur le fond et la forme, il permet au candidat de gagner un ou deux points dans les sondages de premier tour. Un effet candidature qui s'explique d'une part par une remobilisation idéologique du camp du dit candidat et d'autre part par une extrême focalisation médiatique qui l'avantage mécaniquement. 

Pour Nicolas Sarkozy qui est déjà parvenu à remonter à 25% dans le dernier sondage IFOP-Europe 1 publié mardi contre 31% pour François Hollande, un gain même léger au premier tour peut changer le paysage d'entrée en campagne et redonner le moral à des troupes passablement inquiètes face à la persistance de l'antisarkozysme dans l'opinion. "Avec la phase actuelle de droitisation, Sarkozy tente le pari risqué d'ébranler Marine Le Pen pour enfiler le costume du challenger qui rattrape Hollande point après point", explique un dirigeant de l'UMP. Dans un deuxième temps, il sera bien temps de faire monter Borloo, Raffarin ou Juppé pour rassurer notre électorat modéré tenté par Bayrou".  

Une déclaration de candidature pour gagner quelques points au premier tour mais ensuite ? "Au delà de l'effet immédiat, l'important sera de regarder la courbe d'intentions de vote de Nicolas Sarkozy dans trois semaines et surtout les écarts de second tour avec François Hollande", explique Stéphane Rozes, politologue et président de Cap. En effet, si le match à quatre Hollande-Sarkozy-Bayrou-Le Pen semble s'éloigner à 70 jours du premier tour avec deux camps qui se ressoudent, tout l'enjeu pour le chef de l'Etat est de recréer un mouvement d'opinion qui aille au delà de la droite traditionnelle. Et cela demande beaucoup plus qu'une séquence déclaration brillante...

sep_haut

  • atomiqLe 15/02/2012 à 19h32

    OUI !! Sa déclaration va le booster vers là sortie

  • midi52Le 15/02/2012 à 14h48

    La seule chose peut-être qui pourrait redorer son blason serait qu'il annonce son retrait de la vie politique face à un bilan si catastrophique, à tous points de vue. Indéfendable. Lui redonner les clés du château pour 5 ans encore? PAS QUESTION!

  • faust075Le 15/02/2012 à 13h34

    Sarko candidat ???? Wouaaaahhh ! Tu parles d'un scoop !!! Ça fait 5 ans qu'il est candidat ! Personne n'est dupe... Ce sont les Médias qui font du sensationnel sur cette fameuse " annonce" ... Dans la réalité, ça ne change rien sur le profond sentiment de rejet dont le Président fait l'objet dans l'opinion et surtout ça n'efface pas ses promesses non tenues et son bilan cataclysmique !

  • evatoumcasserLe 15/02/2012 à 11h05

    Je choisirai un autre !

  • avecsarko30Le 15/02/2012 à 10h59

    Vous pouvez m'indiquer la marque de votre boule de cristal ? Merci.

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