Thierry Mariani en 2007 © abacapressQuel est l'avenir politique de la Droite populaire ? La quarantaine de députés UMP qui forment cette sensibilité à la droite de la majorité se retrouveront, selon nos informations, le 4 septembre lors d'un déjeuner autour de Thierry Mariani pour débattre de la question. "Il n'est pas question de se transformer en parti politique associé à l'UMP mais l'on veut permettre à des Français d'adhérer à notre charte de valeurs donc on va mieux se structurer", explique-t-on.
Marine Le Pen reconnaît une "erreur" du FN vis à vis des enseignants
"Je le sais, longtemps, il y a eu un malentendu entre nous. Longtemps, nous avons donné le sentiment de vous regarder en ennemis", a lancé la présidente du FN en clôture d'un colloque sur l'école.
Publié le 29/09/2011
En attendant, la Droite populaire veut occuper le terrain des idées. Taxation des riches, suppression du CDD mais CDI plus flexible, fin du collège unique, lutte contre la fraude: le collectif a diffusé mardi ses propositions pour la présidentielle de 2012. A côté des thèmes de prédilection (insécurité et immigration), le collectif co-fondé par le ministre Thierry Mariani et le député Lionnel Luca, a voulu s'élargir à d'autres domaines comme la fiscalité ou l'emploi. Les 42 députés proposent notamment le maintien d'une taxe sur les revenus supérieurs à 250.000 euros par an, une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu (IR) à 45% et la soumission des revenus du capital (dividendes, plus-values immobilières...) au barème de l'IR. Mais pour "rendre le travail plus attractif", ils veulent plafonner le "cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic". Côté emploi, sont prévus un "grand ministère des TPE et des PME" et la suppression du CDD, mais avec un "CDI plus flexible".
"Agence de publicité mensongère"
Sur l'éducation, la Droite populaire veut valoriser les enseignements "fondamentaux" (lire, écrire, compter), supprimer le collège unique et mettre fin au "dogme" de 80% de bacheliers par tranche d'âge, des mesures également proposées par le Front national dans son programme de 2007. Les députés proposent aussi la mise en place du "vêtement scolaire" unique, sous la libre appréciation du chef d'établissement", pour "garantir l'égalité sociale et lutter contre le racket". Sur la sécurité, la Droite populaire prône la suppression des réductions de peine automatiques et un seuil incompressible des 2/3 de la peine prononcée. Ils demandent "plus de 100.000 places" de prison en 2020, contre un objectif actuel de 80.000 en 2017. Sur l'immigration, les députés veulent supprimer toute subention aux associations venant en aide aux sans-papiers, pour qui "l'assistance" serait limitée au "strict minimum vital". Ils proposent aussi de restreindre le regroupement familial et de rendre possible le non renouvellement du titre de séjour pour un étranger condamné à au moins un an de prison.
Lundi, dans une vidéo mise en ligne sur le site du FN, Marine Le Pen avait décliné ses propres mesures de lutte contre la fraude sociale, en ironisant sur les "montagnes de promesses" de la Droite populaire, "cette agence de publicité mensongère". Mardi, son vice-président Louis Aliot a appelé ces députés à prendre "leurs responsabilités" et à rejoindre Marine Le Pen.
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