A l'image des propos de Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande, l'analyse du PS est tranchée. "C'est le président de la République qui a dégradé tous nos comptes publics", affirme le député, justifiant l'annonce du risque de dégradation de la note triple A de la France par Standard&Poor's. "A droite, on est d'autant plus enclin à demander une règle d'or qu'on a une politique économique en carton pâte", explique Bernard Cazeneuve, après l'appel du pied de Nicolas Sarkozy à l'adoption rapide de la fameuse "règle d'or" budgétaire.
Bayrou et Hollande, les deux François se cherchent
Alors que le candidat du MoDem a prononcé son discours de candidature mercredi, le camp Hollande veut éviter une fuite de certains électeurs vers le centre.
Publié le 07/12/2011
Rigueur : Fillon évoque de possibles "ajustements" budgétaires en 2012
François Fillon a écarté mardi un troisième plan de rigueur tout en n'excluant de possibles ajustements en fonction de la croissance de 2012. Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'il souhaitait que la hausse du prix du gaz, qui doit intervenir en janvier, soit inférieure à 5%.
Publié le 06/12/2011
Traité UE : pour Hollande, le projet Sarkozy-Merkel est "une illusion"
Plutôt que ce nouveau traité, il faudrait "faire intervenir davantage la Banque centrale européenne" et favoriser les euro-obligations.
Publié le 06/12/2011
Règle d'or budgétaire : vote du Congrès avant la présidentielle ?
Le ministre de l'Economie estime mardi que la règle d'or sur le retour à l'équilibre budgétaire pourrait être soumise au vote du Congrès avant la présidentielle si une "fenêtre de tir" se présentait. Il appelle à "l'union nationale".
Publié le 06/12/2011
Hollande plaide pour "un couple franco-allemand équilibre"
Invité au congrès du SPD, le candidat PS a affirmé lundi depuis Berlin vouloir "un fédéralisme de projets" et non de marchés.
Publié le 05/12/2011
Sarkozy fait revenir la règle d'or dans le débat avec Hollande
En voulant dès mars la conclusion d'un traité comportant l'adoption d'une "règle d'or budgétaire", le chef de l'Etat veut remettre dans le débat politique une question-piège pour le candidat socialiste François Hollande.
Publié le 05/12/2011
Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité européen en mars
Lors d'une conférence de presse à l'Elysée lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé s'être mis d'accord sur un nouveau traité européen, si possible à 27, mais si besoin à 17.
Publié le 05/12/2011
L'euro sur la table du déjeuner Sarkozy-Merkel
Dossier difficile ce lundi à l'Elysée pour le déjeuner de travail auquel se retrouvent le chef de l'Etat français et la chancelière allemande : une fois encore, il s'agit de tenter de s'accorder sur les moyens de sortir la zone euro de la tempête.
Publié le 05/12/2011
Menace sur le AAA : "L'accord franco-allemand est la réponse"
La meilleure réponse à l'avertissement de Standard and Poor's, l'agence de notation américaine qui a mis sous surveillance la note de la France et de 14 autres pays de la zone euro, est la rédaction d'un nouveau traité européen, a déclaré mardi François Fillon.
Publié le 06/12/2011
La zone euro sous surveillance négative de S&P : et si c'était une bonne chose ?
DECRYPTAGE - Si l'agence de notation Standard & Poor's met tous les pays européens dans le même panier, c'est pour donner comme message : "vous ne vous en sortirez qu'ensemble", analyse Emmanuel Kessler de LCI.
Publié le 06/12/2011
Pour la première fois, le triple A allemand est menacé
L'Allemagne, pourtant considérée comme le meilleur élève de la zone euro, dispose d'une très forte dette. Et dépend des politiques économiques menées au sein de la zone.
Publié le 06/12/2011
Le candidat socialiste a exclu mardi l'adoption avant la présidentielle de cette règle inscrivant la nécessité du retour à l'équilibre budgétaire dans la Constitution, pilier de l'accord franco-allemand conclu lundi et qui sera soumis aux dirigeants européens lors de leur sommet qui s'ouvre jeudi. Le candidat socialiste a renvoyé cette question à l'après-scrutin en rappelant qu'il proposait dans son projet une loi de programmation des finances publiques fixant une trajectoire de retour à l'équilibre des comptes en 2017. "Je ne vais pas me prononcer sur une mécanique qui, pour l'instant, n'a pas été précisée", a déclaré sur France Inter François Hollande, estimant qu'il y avait "quelque paradoxe" pour le président à évoquer la nécessité d'une règle d'or en fin de mandat. Bernard Cazeneuve a expliqué par la suite à Reuters que François Hollande avait voulu suggérer que la présidentielle serait "l'occasion de se prononcer sur ces enjeux". Le candidat a également dénoncé le projet de modification du traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (lire notre article > Traité UE : Hollande voit dans le projet Sarkozy-Merkel une "illusion")
D'autres ténors du PS ont emboîté le pas au candidat. Arnaud Montebourg, qui avait accusé la chancelière allemande Angela Merkel de mener une politique "à la Bismarck" a dit sur BFM TV que Nicolas Sarkozy avait mis la France "au fond de la corbeille". La gauche estime que l'accord franco-allemand conclu avant que l'agence de notation américaine Standard & Poor's n'annonce la mise sous surveillance de 15 pays de la zone euro, est hors de propos face à l'urgence.
Un président "qui a laissé filer les déficits"
Paris et Berlin plaident pour un nouveau traité européen instaurant notamment une stricte discipline budgétaire avec l'adoption d'une "règle d'or renforcée et harmonisée au niveau européen", sous le contrôle de la Cour européenne de justice (lire notre article > Paris et Berlin d'accord pour un nouveau traité en mars) A l'annonce de ce compromis, Nicolas Sarkozy avait épinglé le Parti socialiste en soulignant que les sociaux-démocrates du SPD avaient voté la règle d'or en Allemagne, un dispositif dont les modalités diffèrent du projet français et qui, de toute manière, n'entrera en vigueur qu'en 2016. "Ce traité est un processus long qui vient essayer de calmer des marchés qui sont dans l'immédiat (...). Je vois là comme une illusion", a commenté François Hollande. Il considère qu'il faudrait "faire intervenir davantage la Banque centrale européenne", "lancer des emprunts qui pourraient se substituer aux emprunts des Etats pour régler les questions de dettes souveraines" et "utiliser davantage le fonds de stabilité financière".
"La véritable règle d'or, c'est la crédibilité dans les engagements de maîtrise des finances publiques, non une norme érigée en dogme, proposée par un président qui a laissé filer les déficits, et dont l'action depuis cinq ans menace la signature de la France", affirme dans un communiqué Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat socialiste. Nicolas Sarkozy "agite aujourd'hui une formule mais les Français ne se laisseront pas avoir par une formule, ils regarderont la politique qui a été menée, ils regarderont les perspectives qui sont offertes", a commenté pour sa part le député Bruno Le Roux, autre porte-parole de François Hollande.
"La première règle d'or, c'est le traité de Maastricht!", a lancé Jean-Marc Ayrault, chef de fil des députés PS au cours du point presse des députés PS mardi. "On nous annonce une nouvelle règle d'or, différente de celle qui a été votée par l'Assemblée et le Sénat. Mais quand elle existe, il faut déjà la respecter!" cette règle d'or, a-t-il ajouté. Egalement dans les couloirs de l'Assemblée, Manuel Valls, chargé de communication de François Hollande, a estimé que "Nicolas Sarkozy (était) enfermé dans une impasse manifeste depuis hier avec la rencontre qu'il a eue avec Mme Merkel. De manière tout à fait paniquée, il lance des sujets type règle d'or ou union nationale". "Nous n'allons pas tomber dans le piège grossier d'un pouvoir et d'une droite qui, sans imagination, sans capacité de peser dans le débat, aujourd'hui cherche à faire diversion", a-t-il ajouté.
Répondant à Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a lancé à l'Assemblée que "si le traité de Maastricht avait été un peu mieux fagoté, nous n'en serions pas là". Il s'est fait offensif, taxant le discours du patrons des députés PS de "discours de préau d'école" plutôt que de discours "adapté à la crise".
Baroin appelle à "l'union nationale"
Avant que le Sénat français ne bascule à gauche en septembre, Nicolas Sarkozy proposait de rendre constitutionnelle la loi triennale de programmation des finances publiques imposant une trajectoire de retour à l'équilibre. Pour avoir force de loi, ce texte doit être adopté par le Parlement réuni en Congrès avec les 3/5e des suffrages exprimés. Hypothèse impossible en l'état actuel des forces politiques. Le ministre de l'Economie et des Finances, François Baroin, a appelé mardi à "l'union nationale" face à la gravité de la crise, précisant que si "une fenêtre de tir" se présentait pour la règle d'or, le gouvernement la saisirait. "Nous ne spéculons pas sur la perte du AAA, nous voulons redresser le pays", a assuré Bernard Cazeneuve. "Le PS se contente de montrer le chemin pour le garder".
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Bayrou et Hollande, les deux François se cherchent
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