Jean-Marc Ayrault a ensuite de nouveau réfuté les critiques de l'opposition sur un attentisme gouvernemental, en rapport avec la méthode de concertation retenue, à la manière de la conférence sociale de lundi et mardi. "L'essentiel, c'est qu'en effet nous devons faire face aux urgences, et l'urgence, c'est aussi des plans sociaux dont certains étaient peut-être volontairement retardés et qui sont parfois très lourds", a-t-il souligné.
Le Premier ministre a alors de nouveau ciblé la droite, et plus particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy. "Mesdames et messieurs les députés, ce dont nous héritons ne nous rend pas la tâche facile", a-t-il argué, évoquant un budget 2012 "sous-estimé, sous-financé", ainsi qu'"une dette qui a augmenté de 600 milliards d'euros en cinq ans", ou encore le déficit grandissant du commerce extérieur. "Voilà la réalité, alors qu'on ne nous fasse pas, de grâce, la leçon!", a poursuivi le chef du gouvernement. Celui-ci a enfin tenu à "rectifier une erreur incroyable que vous avez essayé de faire propager". "Vous dites que nous aurions engagé 20 milliards d'euros de dépenses dès cette loi de finances, comment pouvez-vous mentir ainsi?", s'est-il insurgé, soulignant que "la seule dépense supplémentaire", pour l'éducation, atteignait "non pas 20 milliards mais 800 millions d'euros entièrement financés".
Voir la vidéo de Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée Nationale le 11 juillet 2012, très offensif face à l'UMP :








